{"id":14291,"date":"2018-10-07T22:00:14","date_gmt":"2018-10-07T20:00:14","guid":{"rendered":"https:\/\/lldl.eu\/?p=8675"},"modified":"2019-04-06T17:48:31","modified_gmt":"2019-04-06T15:48:31","slug":"le-cout-deja-eleve-du-brexit-60-milliards-de-livres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2018\/10\/07\/le-cout-deja-eleve-du-brexit-60-milliards-de-livres\/","title":{"rendered":"Le co\u00fbt d\u00e9j\u00e0 \u00e9lev\u00e9 du Brexit : 60 milliards de livres"},"content":{"rendered":"\n
Londres. <\/em>Comment \u00e9valuer le co\u00fbt du Brexit ? La question int\u00e9resse bien \u00e9videmment les Britanniques, premiers concern\u00e9s, mais aussi ceux des Europ\u00e9ens qui fantasment sur leur propre sortie de l\u2019Union.<\/p>\n\n\n\n Un rapport du CEPR (1<\/strong>), initialement publi\u00e9 en novembre 2017 et mis \u00e0 jour le 1er octobre 2018 (2<\/strong>), tente d\u2019apporter une r\u00e9ponse. Les auteurs n\u2019essaient pas d\u2019estimer le co\u00fbt futur du Brexit, mais celui d\u00e9j\u00e0 encouru depuis le r\u00e9f\u00e9rendum. En pratique, ils tentent de comparer la situation \u00e9conomique du Royaume Uni aujourd\u2019hui avec celle qui aurait pr\u00e9valu sans le r\u00e9f\u00e9rendum de 2016.<\/p>\n\n\n\n La question cl\u00e9 pour l’\u00e9conomiste avant d\u2019\u00e9valuer l\u2019impact d\u2019un \u00e9v\u00e9nement est celle du contrefactuel : il a besoin d\u2019une id\u00e9e cr\u00e9dible de ce qu\u2019il se serait pass\u00e9 sans celui-ci. Le probl\u00e8me est que l\u2019on ne sait justement pas \u00e0 quoi aurait ressembl\u00e9 le Royaume Uni sans le Brexit. Choisir de fa\u00e7on ad-hoc<\/em> un pays similaire et comparer leur \u00e9volution depuis 2016 ou bien construire th\u00e9oriquement une simulation de l\u2019\u00e9conomie britannique sont deux solutions possibles mais insatisfaisantes.<\/p>\n\n\n\n La solution des chercheurs du CEPR a \u00e9t\u00e9 plut\u00f4t de laisser un algorithme construire une combinaison de pays d\u00e9velopp\u00e9s, une sorte de monstre de Frankenstein macro\u00e9conomique (3<\/strong>), dont l\u2019\u00e9volution du PIB correspondrait exactement \u00e0 celle du Royaume Uni avant le r\u00e9f\u00e9rendum.<\/p>\n\n\n\n Alors que l\u2019\u00e9volution du PIB au Royaume Uni et son contrefactuel sont presque exactement semblables jusqu\u2019au r\u00e9f\u00e9rendum, les deux divergent ensuite. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, la richesse cr\u00e9\u00e9e cumul\u00e9e entre le r\u00e9f\u00e9rendum et le troisi\u00e8me trimestre 2017 au Royaume Uni est inf\u00e9rieure de 1,3 points de PIB, soit 19,3 milliards de livres. Les auteurs estiment que les pertes cumul\u00e9es devraient atteindre 2.2 points de PIB fin 2018, soit 60 milliards de livres ou bien 7 fois le montant de la contribution annuelle nette de Londres \u00e0 l\u2019Union.<\/p>\n\n\n\n Comment expliquer ces co\u00fbts ? Les auteurs avancent deux hypoth\u00e8ses sans vraiment pouvoir les tester. D\u2019une part, l\u2019augmentation de l\u2019incertitude \u00e9conomique vient d\u00e9courager l\u2019investissement et la consommation. D\u2019autre part, l\u2019anticipation par les m\u00e9nages britanniques de la baisse du pouvoir d\u2019achat provoqu\u00e9e par le d\u00e9clin potentiel des \u00e9changes une fois le Brexit effectif a peut-\u00eatre d\u00e9prim\u00e9 la demande effective.<\/p>\n\n\n\n Le co\u00fbt du Brexit est donc d\u00e9j\u00e0 important alors m\u00eame qu\u2019il ne prend pas en compte le d\u00e9part effectif de l\u2019Union. L’addition pourrait de plus \u00eatre encore plus sal\u00e9e dans le futur du moins si l\u2019on se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 une \u00e9tude du CEPII (4<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n Selon un rapport du CEPR, le Brexit a d\u00e9j\u00e1 eu un co\u00fbt tr\u00e8s haut pour le Royaume Uni : en utilisant une m\u00e9thode contrefactuelle, les auteurs estiment une perte de 60 milliards de livres fin 2018, un co\u00fbt qui ne prend pas en compte les cons\u00e9quences plus directes de la sortie du Royaume Uni de l\u2019Union.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"templates\/post-briefings.php","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_trash_the_other_posts":false,"footnotes":""},"categories":[1727,1731],"tags":[],"staff":[1561],"editorial_format":[],"serie":[],"audience":[],"geo":[547],"class_list":["post-14291","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-politique","staff-cyprien-batut","geo-nordiques"],"acf":{"open_in_webview":false,"accent":false},"yoast_head":"\nPerspectives :\ufeff<\/strong><\/h4>\n\n\n\n
Sources :<\/strong><\/h4>\n\n\n\n