{"id":136411,"date":"2022-04-13T19:31:05","date_gmt":"2022-04-13T17:31:05","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=136411"},"modified":"2022-04-15T16:53:59","modified_gmt":"2022-04-15T14:53:59","slug":"50-cartes-pour-lire-le-premier-tour-de-la-presidentielle-de-2022","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/04\/13\/50-cartes-pour-lire-le-premier-tour-de-la-presidentielle-de-2022\/","title":{"rendered":"50 cartes pour lire le premier tour de la Pr\u00e9sidentielle de 2022"},"content":{"rendered":"\n
L\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle montre une certaine polarisation par une forte concentration des votes sur trois candidats, qui ont tous trois progress\u00e9 par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9lection de 2017. Emmanuel Macron (27,84 %, +3,83), Marine Le Pen (23,15 %, +1,85) et Jean-Luc M\u00e9lenchon (21,95 %, +2,37) totalisent pr\u00e8s de 73 % des suffrages.<\/p>\n\n\n\n
Cette configuration repose sur l\u2019agr\u00e9gation de soutiens d\u00e9j\u00e0 acquis au cours de la campagne et d\u2019autres votes, tactiques, qui se sont d\u00e9tourn\u00e9s d\u2019autres candidats dans les derniers jours pour esp\u00e9rer qualifier un concurrent de second choix, dont ils ne partagent qu\u2019une partie du projet mais mieux plac\u00e9 dans les sondages. C\u2019est ainsi qu\u2019une partie des \u00e9lecteurs qui avaient choisi \u00c9ric Zemmour, Val\u00e9rie P\u00e9cresse, Yannick Jadot, Fabien Roussel et Anne Hidalgo ont gonfl\u00e9 les scores des trois premiers. Ainsi Macron<\/a> a-t-il b\u00e9n\u00e9fici\u00e9, \u00e0 partir du d\u00e9clenchement de la guerre en Ukraine<\/a>, du soutien d\u2019une partie de l\u2019\u00e9lectorat de Val\u00e9rie P\u00e9cresse tandis qu\u2019une partie de la gauche de gouvernement voyait en M\u00e9lenchon un moindre mal pour se sentir repr\u00e9sent\u00e9e au second tour.<\/p>\n\n\n\n Il en r\u00e9sulte que, \u00e0 certains \u00e9gards, ce premier tour ressemble \u00e0 un second par son caract\u00e8re s\u00e9lectif : on y a \u00ab \u00e9limin\u00e9 \u00bb au moins autant que \u00ab choisi \u00bb. Cette conjoncture particuli\u00e8re s\u2019explique par le fait, qui a surpris pour la premi\u00e8re fois en 2002, que s\u2019il y a plus de deux candidats qui peuvent esp\u00e9rer atteindre le second tour, cela cr\u00e9e une turbulence difficile \u00e0 ma\u00eetriser par les \u00e9lecteurs et la tentation d\u2019une simplification pour que ce ne soit pas les meilleurs mais les moins mauvais qui soient pl\u00e9biscit\u00e9s. En cons\u00e9quence, les sp\u00e9cificit\u00e9s de l\u2019\u00e9lectorat de ces trois candidats b\u00e9n\u00e9ficiaires des votes de concentration se trouvent en partie gomm\u00e9es par cette composition h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne. <\/p>\n\n\n\n Cette s\u00e9rie de cartes comment\u00e9es propose de poursuivre l\u2019analyse en s\u2019int\u00e9ressant \u00e0 la dimension g\u00e9ographique du vote. Comment les voix des candidats se sont distribu\u00e9es dans l\u2019espace fran\u00e7ais ou plut\u00f4t quels choix ont fait les habitants des diff\u00e9rents lieux qui constituent le territoire fran\u00e7ais ?<\/p>\n\n\n\n Nous avons fait le choix de confronter les candidats par la diff\u00e9renciation de leurs g\u00e9ographies, rendues comparables par la standardisation des classes et des figur\u00e9s. Les suffrages obtenus sont rapport\u00e9s aux superficies sur le terrain (carte euclidienne), aux habitants (cartogramme), tandis que la troisi\u00e8me image pr\u00e9sente un fond de carte dont la configuration correspond \u00e0 ses r\u00e9sultats : plus il est (relativement) fort dans une commune, plus cette commune occupe de la place sur la carte.<\/p>\n\n\n\n Comme on peut le voir sur ce jeu de trente-six cartes, chaque candidat \u00e0 son espace, sa France bien \u00e0 lui. Il est m\u00eame impressionnant de constater qu\u2019on a l\u00e0 douze espaces qui sont, en fait, superpos\u00e9s puisque tous les lieux sont les m\u00eames, cohabit\u00e9s par l\u2019ensemble des Fran\u00e7ais et qui \u00e0 eux tous r\u00e9sument la diversit\u00e9 de la vie politique, offre et demande int\u00e9gr\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n La comparaison entre la France de Le Pen et celle de Zemmour fait appara\u00eetre une opposition socio-\u00e9conomique entre les bassins industriels et dans le p\u00e9riurbain, o\u00f9 les revendications d\u2019un \u00c9tat providence plus protecteur ont jou\u00e9 en faveur de Le Pen, tandis que Zemmour r\u00e9alise de bons scores dans les quartiers ais\u00e9s des grandes villes, dans les agglom\u00e9rations \u00e0 forte activit\u00e9 touristique et dans la partie du littoral m\u00e9diterran\u00e9en qui a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par la pr\u00e9sence des Pieds-noirs.<\/p>\n\n\n\n On note un certain effet de proximit\u00e9 (le ph\u00e9nom\u00e8ne appel\u00e9 en anglais friends and neighbours<\/em>) en faveur du candidat local \u00e0 Paris pour Hidalgo<\/a> ou P\u00e9cresse et dans le sud-ouest pour Jean Lassalle.<\/p>\n\n\n\n Pour compl\u00e9ter ce tableau, les derni\u00e8res cartes pr\u00e9sentent les France de Yannick Jadot<\/a>, Fabien Roussel, Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Poutou, Nathalie Arthaud.<\/p>\n\n\n\n Nous avons voulu placer en regard des logiques \u00e9lectorales trois images de la soci\u00e9t\u00e9 civile fran\u00e7aise : dipl\u00f4mes, revenus, urbanit\u00e9. Dans les deux premiers cas, il n\u2019y a pas de correspondance directe tout simplement parce que les deux groupes, m\u00e9nages ou dipl\u00f4m\u00e9s et \u00e9lecteurs, sont loin de se recouvrir compl\u00e8tement mais cela donne des indications utiles sur l\u2019ambiance sociale des diff\u00e9rents lieux qu\u2019habitent les \u00e9lecteurs.<\/p>\n\n\n\n [Comme depuis le tout d\u00e9but de l\u2019invasion de la Russie de l\u2019Ukraine, avec nos cartes, nos analyses et nos perspectives nous avons aid\u00e9 presque 2,5 millions de personnes \u00e0 comprendre les transformations g\u00e9opolitiques qui structurent l’\u00e9lection pr\u00e9sidentielle. Si vous trouvez notre travail utile et vous pensez qu\u2019il m\u00e9rite d\u2019\u00eatre soutenu, vous pouvez vous <\/em>abonner ici<\/em><\/a>.]<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n Sur les cartes des dipl\u00f4mes, on voit une France dans laquelle les grandes villes, les plus grandes aires urbaines, concentrent des pourcentages plus \u00e9lev\u00e9s de personnes dipl\u00f4m\u00e9es. Les zones rouges, qui repr\u00e9sentent un certain \u00e9quilibre entre des formations sup\u00e9rieures courtes (bac+2 \u00e0 bac+4) et les plus longues (bac+5 et plus), sont bien repr\u00e9sent\u00e9es dans les banlieues des grandes aires urbaines, tandis que les formations longues dominent dans les centres des m\u00e9tropoles. Les parties jaunes de la carte correspondant \u00e0 un faible niveau de formations longues : on les retrouve dans les espaces les moins urbanis\u00e9s et dans les anciens bassins industriels. Cette division en trois ensembles se retrouve tr\u00e8s largement dans les votes et peut servir \u00e0 leur interpr\u00e9tation.<\/p>\n\n\n\n\n\n Les cartes des revenus montrent que le p\u00e9riurbain proche des grandes villes constitue un anneau des revenus m\u00e9dians les plus \u00e9lev\u00e9s, ce qui montre que, dans l\u2019ensemble, le p\u00e9riurbain ne doit pas \u00eatre vu comme le pays des pauvres. C\u2019est m\u00eame tout le contraire, car c\u2019est dans le p\u00e9riurbain que les taux de pauvret\u00e9 sont les plus faibles. Il reste qu\u2019il existe une r\u00e9elle ressemblance entre bas revenus et orientation tribunitienne qu\u2019on peut aussi nommer protestataire ou populiste.<\/p>\n\n\n\n\n\n C\u2019est Georges Lavau qui avait propos\u00e9 ce terme pour d\u00e9finir la relation du Parti communiste fran\u00e7ais au pouvoir dans sa p\u00e9riode de force \u00e9lectorale (1945-1981). Un parti tribunitien cherche \u00e0 conqu\u00e9rir des appuis dans la soci\u00e9t\u00e9 avec l\u2019objectif de contester les choix faits par les partis au pouvoir mais sans chercher \u00e0 acc\u00e9der au gouvernement. En restant toujours dans l\u2019opposition, il \u00e9chappe aux contraintes de cr\u00e9dibilit\u00e9 et de responsabilit\u00e9 et peut se permettre de faire des propositions inapplicables ou dangereuses. Si ce genre de parti parvient n\u00e9anmoins au pouvoir, il se trouve pris en porte \u00e0 faux et se trouve tent\u00e9 par une fuite en avant, comme on l\u2019a vu en Italie avec le gouvernement qui associait la Lega et le M5S<\/a> en 2018-2019. Le risque de s\u2019en prendre aux institutions pour \u00e9viter d\u2019\u00eatre mis face \u00e0 ses contradictions est alors s\u00e9rieux, comme on le voit en Hongrie<\/a> et en Pologne<\/a> depuis une d\u00e9cennie. On touche l\u00e0 \u00e0 l\u2019une des tensions majeures de la vie politique contemporaine dans tout l\u2019Occident<\/a> : le fait qu\u2019une partie importante des d\u00e9munis \u00e9conomiques et surtout culturels se consid\u00e8re comme exclue du \u00ab syst\u00e8me \u00bb politique et, quand elle ne se r\u00e9fugie pas dans l\u2019abstention, opte pour des orientations protestataires peu propices \u00e0 traiter au fond leurs probl\u00e8mes et leur mal-\u00eatre.<\/p>\n\n\n\n\n\n La notion de gradient d\u2019urbanit\u00e9 est explicit\u00e9e par les deux cartes qui montrent leur construction : ces gradients int\u00e9gr\u00e9s se fondent sur une \u00e9quivalence entre la position par rapport aux villes et la taille de ces villes. \u00c0 partir du gradient 1 (Paris intra-muros), on atteint le gradient 2 soit en s\u2019\u00e9loignant du centre (la banlieue parisienne), soit en allant dans les centres des aires urbaines de plus de 700 000 habitants, ainsi de suite jusqu\u2019au gradient 8 qui correspond aux 6 % de la population fran\u00e7aise hors aires urbaines (\u00ab aire d\u2019attraction des villes \u00bb dans la nouvelle nomenclature de l\u2019Insee). Les six graphiques classent les scores de trois candidats par commune en 2017 et 2022 en fonction de ces gradients et d\u00e9livrent une sorte de \u00ab g\u00e9nome \u00bb de chaque candidat. <\/p>\n\n\n\n\n\n On constate par exemple que, fort dans les gradients \u00e9lev\u00e9s, Macron n\u2019est pas particuli\u00e8rement faible dans les autres, alors que Le Pen montre un profil tr\u00e8s contrast\u00e9 avec une pr\u00e9dominance nette des gradients faibles. L\u2019\u00e9volution des r\u00e9sultats de M\u00e9lenchon est caract\u00e9ris\u00e9e par un renforcement significatif dans les gradients 1 et surtout 2 (banlieue francilienne et centre des grandes villes hors Paris) mais un affaiblissement ailleurs.<\/p>\n\n\n\n Les r\u00e9sultats du premier tour de la Pr\u00e9sidentielle donnent l\u2019impression d\u2019une tripartition de l\u2019\u00e9lectorat entre les trois principaux candidats. Cette lecture suscite toutefois deux r\u00e9serves. D\u2019une part, ces \u00ab camps \u00bb sont en grande partie conjoncturels, notamment pour ce qui est de celui de M\u00e9lenchon, qui a recueilli des voix de la partie de la gauche, pourtant tr\u00e8s critique vis-\u00e0-vis de ses orientations. <\/p>\n\n\n\n C\u2019est un peu moins net dans les deux autres cas : une bonne partie de l\u2019\u00e9lectorat de Zemmour se reconna\u00eet de fortes convergences avec le projet du Rassemblement national tandis que les soutiens de P\u00e9cresse ou de Jadot, qui ont vot\u00e9 Macron<\/a> pour \u00e9viter un duo Le Pen-M\u00e9lenchon au second tour, participaient d\u2019un nouvel \u00e9pisode de d\u00e9composition\/recomposition de la sc\u00e8ne politique qui a commenc\u00e9 en 2017 et qui se poursuit depuis. <\/p>\n\n\n\n Pour \u00e9clairer ce questionnement, nous avons rang\u00e9 les candidats par famille et l\u2019on note que, selon le principe de regroupement, les cartes obtenues ne sont pas les m\u00eames. Les cartes qui spatialisent d\u2019une part le rapport gauche\/droite et de la distinction entre candidats \u00ab de gouvernement \u00bb (Macron, P\u00e9cresse, Jadot, Hidalgo) et tribunitiens (tous les autres), donne une traduction concr\u00e8te \u00e0 la question. Le rapport gauche\/droite est tr\u00e8s sensible aux gradients d\u2019urbanit\u00e9 : la gauche est nettement plus urbaine que la droite, tandis que les grandes villes sont le champ d\u2019affrontement principal des tribunitiens et des gouvernementaux.<\/p>\n\n\n\n\n\n Cette seconde carte ne doit pas \u00eatre sous-estim\u00e9e. En effet, il existe des porosit\u00e9s importantes, qui semblent devoir se manifester au second tour, entre les deux familles protestataires. Cela s\u2019exprime par un style commun (une agressivit\u00e9 souvent haineuse pour le pr\u00e9sident sortant et ses choix), par un populisme des argumentaires (une r\u00e9duction des enjeux \u00e0 des formules simplifi\u00e9es), mais aussi avec de r\u00e9elles convergences programmatiques. M\u00e9lenchon comme Le Pen proposent de renforcer la dimension purement protectrice de l\u2019\u00c9tat-providence plut\u00f4t que d\u2019associer libert\u00e9 et \u00e9galit\u00e9 \u00e0 la responsabilit\u00e9 et \u00e0 la co-construction de capacit\u00e9s. Ils valorisent la d\u00e9mocratie directe plut\u00f4t que la d\u00e9mocratie repr\u00e9sentative et sont peu regardants sur la d\u00e9fense de l’\u00c9tat de droit. Ils ont pendant des ann\u00e9es soutenu les revendications et le style de gouvernement de Vladimir Poutine<\/a>. Ils souhaitent une politique ext\u00e9rieure fond\u00e9e sur les \u00ab int\u00e9r\u00eats \u00bb plut\u00f4t que sur les valeurs. Ils sont allergiques \u00e0 toute d\u00e9marche f\u00e9d\u00e9rale et promeuvent l\u2019\u00e9chelle unique, celle de l\u2019\u00c9tat national contre l\u2019Europe et le monde. <\/p>\n\n\n\n\n\n Ces convergences incitent \u00e0 \u00e9voquer deux France plut\u00f4t que trois. Dans cet \u00e9v\u00e9nement sous haute tension, tant les enjeux sont lourds, c\u2019est donc Le Pen qui porte au second tour de la Pr\u00e9sidentielle ce projet, partag\u00e9 avec M\u00e9lenchon : affaiblir l\u2019Europe, se replier sur le pr\u00e9-carr\u00e9 national et faire changer la France de camp dans la guerre civile mondiale, incarn\u00e9e de mani\u00e8re hyperr\u00e9aliste par le conflit en Ukraine<\/a>, qui met aux prises les r\u00e9publiques d\u00e9mocratiques et les despotismes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" Quels choix ont fait les habitants des diff\u00e9rents lieux qui constituent le territoire fran\u00e7ais ? Pour comprendre la g\u00e9ographie du premier tour des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles, Jacques L\u00e9vy et son \u00e9quipe proposent cinquante cartes et cartogrammes qui pr\u00e9sentent, pour chaque candidat, chaque candidate, des visages diff\u00e9rents de la France.<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":136463,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"templates\/post-studies.php","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_trash_the_other_posts":false,"footnotes":""},"categories":[1731],"tags":[],"geo":[1917],"class_list":["post-136411","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-politique","staff-dorian-maillard","staff-jacques-levy","staff-justine-richelle","staff-sebastien-piantoni","staff-vinicius-santos-almeida","geo-europe"],"acf":{"open_in_webview":false,"accent":false},"yoast_head":"\n\u00c0 chaque candidat sa France<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
La France d’Emmanuel Macron (27,84 % des voix<\/strong>)<\/h4>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLa France de Jean-Luc M\u00e9lenchon (21,95 %<\/strong> des voix<\/strong>)<\/h4>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLa France de Marine Le Pen (23,15 %<\/strong> des voix<\/strong>)<\/h4>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLa France d’\u00c9ric Zemmour (7,07 %<\/strong> des voix<\/strong>)<\/h4>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLa France de Val\u00e9rie P\u00e9cresse (4,78 %<\/strong> des voix<\/strong>)<\/h4>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLa France d’Anne Hidalgo (1,75 %<\/strong> des voix<\/strong>)<\/h4>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLa France de Jean Lassalle (3,13 %<\/strong> des voix)<\/h4>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLa France de Yannick Jadot (4,63 %<\/strong> des voix)<\/h4>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLa France de Fabien Roussel (2,28 %<\/strong> des voix)<\/h4>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLa France Nicolas Dupont-Aignan (2,06 %<\/strong> des voix)<\/h4>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLa France de Philippe Poutou (0,77 %<\/strong> des voix)<\/h4>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLa France de Nathalie Arthaud (0,56 %<\/strong> des voix)<\/h4>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nArri\u00e8re-plans<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLa force confirm\u00e9e des gradients d\u2019urbanit\u00e9<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nTrois ou deux France<\/strong> ?<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n