{"id":135636,"date":"2022-04-01T13:50:00","date_gmt":"2022-04-01T11:50:00","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=135636"},"modified":"2022-04-04T17:08:28","modified_gmt":"2022-04-04T15:08:28","slug":"trois-generations-de-femmes-sous-le-meme-toit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/04\/01\/trois-generations-de-femmes-sous-le-meme-toit\/","title":{"rendered":"Trois g\u00e9n\u00e9rations de femmes sous le m\u00eame toit"},"content":{"rendered":"\n<p><em>La bajamar<\/em> est le deuxi\u00e8me roman de l&rsquo;\u00e9crivaine espagnole Aroa Moreno Dur\u00e1n (n\u00e9e en 1981), qui a d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 des recueils de po\u00e9sie et des biographies. Le roman s&rsquo;ouvre sur un \u00e9v\u00e9nement qui marquera la suite de l&rsquo;histoire, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il constitue une sorte de canal par lequel se glissent in\u00e9vitablement, l&rsquo;une apr\u00e8s l&rsquo;autre, trois g\u00e9n\u00e9rations de femmes. Tout commence par une m\u00e8re et son petit gar\u00e7on dans un village basque au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. Le courant d&rsquo;une rivi\u00e8re d\u00e9file \u00e0 proximit\u00e9, agit\u00e9, abrupt et mortel lorsqu&rsquo;un autre enfant pousse le petit gar\u00e7on qui ne sait pas nager. Puis vient la trag\u00e9die&#160;: \u00ab&#160;\u00c0 mar\u00e9e basse, sur un lit de vase, l\u2019enfant g\u00eet face contre terre et les mains ouvertes sur le sol noir&#160;\u00bb. Dans <em>Lumi\u00e8re d&rsquo;ao\u00fbt<\/em> (1932), William Faulkner affirme, par la voix d&rsquo;un de ses personnages, que les morts sont plus dangereux que les vivants, parce que l\u2019homme, \u00ab&#160;c\u2019est aux morts qu\u2019il ne peut \u00e9chapper, aux morts qui gisent tranquilles quelque part et n\u2019essaient pas de le retenir.&#160;\u00bb Il s&rsquo;av\u00e8re que la mort du jeune gar\u00e7on, inattendue et doublement racont\u00e9e au d\u00e9but et \u00e0 la fin du roman, marque non seulement le destin de sa m\u00e8re qui l&rsquo;a vu expirer dans ses bras, mais aussi les destins de la fille, de la petite-fille et de l\u2019arri\u00e8re-petite-fille auxquelles le deuil sera transmis. Parce que, comme nous le savons, on ne peut \u00e9chapper aux morts.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, il s&rsquo;agit avant tout de l&rsquo;histoire de trois g\u00e9n\u00e9rations de femmes \u2013 Ruth, Adriana sa fille, et Adirane, sa petite-fille \u2013 qui sont r\u00e9unies par le besoin d&rsquo;Adirane de conna\u00eetre le pass\u00e9 familial. Soudain, trois g\u00e9n\u00e9rations qui ont surv\u00e9cu au bombardement de Guernica et, quelques d\u00e9cennies plus tard \u00e0 l&rsquo;affrontement entre ETA et les forces de l&rsquo;ordre sont \u00e0 nouveau r\u00e9unies sous le m\u00eame toit. En d&rsquo;autres termes, un si\u00e8cle de violence irrationnelle et destructrice dont les principales victimes ont \u00e9t\u00e9 les survivants, les familles qui ont perdu parents, enfants et petits-enfants, un si\u00e8cle transform\u00e9 en histoire dans les r\u00e9cits des femmes. Et comment exprimer la perte lorsque l&rsquo;histoire a introduit son tranchant dans l&rsquo;intimit\u00e9 des familles&#160;? L&rsquo;un des plus grands d\u00e9fis \u00e0 relever pour raconter le drame familial \u00e9tait de ne pas tomber dans le pi\u00e8ge du documentaire ou de succomber \u00e0 la facilit\u00e9 de la \u00ab&#160;fiction sans fiction&#160;\u00bb si courante \u00e0 notre \u00e9poque. L&rsquo;auteure, quant \u00e0 elle, pr\u00e9sente une histoire dans laquelle les trois femmes donnent leur voix, des t\u00e9moignages au milieu de l&rsquo;incompr\u00e9hension, des v\u00e9rit\u00e9s irr\u00e9ductibles qui sont relativis\u00e9es \u00e0 chaque changement de narrateur, comme si le drame ne pouvait \u00eatre accessible que par l\u2019accumulation des r\u00e9cits et jamais par l&rsquo;entente entre les personnages. Heureusement, peu \u00e0 peu, la succession des voix finit par cristalliser dans la rencontre un peu de complicit\u00e9 et d&#8217;empathie entre des femmes qui auparavant se d\u00e9testaient, pr\u00e9cis\u00e9ment parce qu&rsquo;elles ne s&rsquo;\u00e9taient jamais \u00e9cout\u00e9es, le silence de la douleur supplantant toute expression d&rsquo;affection.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La plus grande qualit\u00e9 du livre est son style nerveux et laconique, qui permet une approche elliptique de l&rsquo;histoire, jamais froide, racont\u00e9e par ses trois protagonistes. L&rsquo;auteure parvient \u00e0 donner forme \u00e0 une histoire, pleine d&rsquo;intensit\u00e9 en raison de la duret\u00e9 de l&rsquo;exp\u00e9rience, mais surtout en raison de ce qu&rsquo;elle provoque chez le lecteur. Soudain, le lecteur se trouve \u00e9mu par les \u00e9v\u00e9nements familiaux qui lui sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s, des \u00e9v\u00e9nements qui ont \u00e9t\u00e9 cach\u00e9s, tus pendant longtemps. C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment ce silence que l&rsquo;auteure sait fa\u00e7onner par les mots, dosant l&rsquo;information, se taisant quand il le faut, g\u00e9n\u00e9rant une atmosph\u00e8re de tension, irrespirable dans la minuscule maison. En g\u00e9n\u00e9ral, lorsqu&rsquo;une personne qui vient de la po\u00e9sie \u00e9crit un r\u00e9cit, elle met l&rsquo;accent sur les images, n\u00e9gligeant le r\u00e9cit pur, quand elle ne met pas trop l&rsquo;accent sur les \u00e9motions. Venant de la po\u00e9sie, le m\u00e9rite de Moreno Dur\u00e1n est double&#160;; par la force de persuasion, la vraisemblance de sa fiction et aussi par l&rsquo;attention qu&rsquo;elle porte \u00e0 son langage, qui ne grince \u00e0 aucun moment, ni ne c\u00e8de \u00e0 la facilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En raison du sujet et de leurs dates de parution rapproch\u00e9es, <em>La bajamar<\/em> fait penser \u00e0 <em>Patria <\/em>(2016) de Fernando Arambur\u00fa. Mais l\u00e0 o\u00f9 Arambur\u00fa se concentre sur une r\u00e9conciliation impossible, celle de deux amies, de deux familles, confront\u00e9es \u00e0 la politique qui a parasit\u00e9 toute possibilit\u00e9 d&rsquo;amiti\u00e9 et d&rsquo;amour, Moreno Dur\u00e1n s\u2019interroge sur la v\u00e9rit\u00e9 qui appara\u00eet, presque par inadvertance, qui clarifie le pr\u00e9sent, pour lui donner une nouvelle qualit\u00e9, pour le rendre moins vain. Si au d\u00e9but du roman, Adirane revient de Madrid au village pour s\u2019entretenir avec sa grand-m\u00e8re Esther et conna\u00eetre la vie de famille, on d\u00e9couvre peu \u00e0 peu qu&rsquo;il y a quelque chose de plus, qu&rsquo;\u00e0 Madrid elle a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 une vie de couple compliqu\u00e9e, \u00e0 une existence de plus en plus vide. Ainsi, la d\u00e9couverte de ses liens familiaux sous un jour nouveau l&rsquo;am\u00e8ne non seulement \u00e0 reprendre contact avec sa m\u00e8re, mais aussi \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 sa propre situation. D&rsquo;autre part, alors que dans <em>Patria <\/em>la figure du p\u00e8re \u00e9tait remise en question, dans <em>La Bajamar <\/em>les p\u00e8res sont presque enti\u00e8rement absents, comme si le fait de ne pas faire partie de la constellation familiale parce qu&rsquo;ils ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s ou pour une autre raison, poussait les femmes \u00e0 aller de l&rsquo;avant par leurs propres moyens. Plus encore, c\u2019est comme si ces absences permettaient, par contraste, de montrer le courage des femmes face au combat quotidien, en plus de l&rsquo;histoire nationale.&nbsp;<br><em>La bajamar<\/em> est un roman habit\u00e9 par des personnages qui sont \u00e0 la fois submerg\u00e9s par le pass\u00e9 et incapables de s&rsquo;engager dans le pr\u00e9sent. Si le pass\u00e9 les hante plus ou moins consciemment, c&rsquo;est parce que les personnages ont d\u00e9couvert que la vie n&rsquo;est rien d&rsquo;autre qu\u2019une lutte contre la vacuit\u00e9 de l\u2019habitude. Cela explique, par exemple, pourquoi Adirane d\u00e9cide d&rsquo;interroger la m\u00e9moire familiale, celle de sa m\u00e8re et de sa grand-m\u00e8re, une m\u00e9moire qui est aussi celle d&rsquo;un pays. \u00c0 une \u00e9poque comme la n\u00f4tre, o\u00f9 la litt\u00e9rature s&rsquo;interroge sur le pass\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s trop durement frapp\u00e9es par la guerre et les conflits internes, le roman d&rsquo;Aroa Moreno Dur\u00e1n non seulement suit le courant, mais l&rsquo;enrichit de mani\u00e8re tumultueuse et ondulante. La v\u00e9ritable histoire de la famille \u00e9merge \u00e0 la fin, avec la mar\u00e9e descendante, les r\u00e9conciliations, les rapprochements, les sinc\u00e9rit\u00e9s et les morts. Les femmes du roman finissent par se lib\u00e9rer en quelque sorte de tous ces morts, certes plus dangereux que les vivants, mais qui sont enfin de retour dans l&rsquo;histoire familiale.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>La bajamar<\/em> est un roman habit\u00e9 par des personnages qui sont \u00e0 la fois submerg\u00e9s par le pass\u00e9 et incapables de s&rsquo;engager dans le pr\u00e9sent. 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