{"id":1352,"date":"2018-04-16T07:45:08","date_gmt":"2018-04-16T05:45:08","guid":{"rendered":"http:\/\/lldl.eu\/?p=1352"},"modified":"2019-05-31T19:21:17","modified_gmt":"2019-05-31T17:21:17","slug":"vers-une-reduction-de-notre-dependance-aux-terres-rares-chinoises","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2018\/04\/16\/vers-une-reduction-de-notre-dependance-aux-terres-rares-chinoises\/","title":{"rendered":"Vers une r\u00e9duction de notre d\u00e9pendance aux terres rares chinoises ?"},"content":{"rendered":"\n

Tokyo<\/em>. Selon une r\u00e9cente \u00e9tude scientifique japonaise, de vastes r\u00e9serves de terres rares seraient situ\u00e9es dans des d\u00e9p\u00f4ts sous-marins au large des \u00eeles Ogasawara, \u00e0 quelques 2 000 km au Sud-Est de Tokyo.<\/p>\n\n\n\n

Si elles \u00e9taient exploit\u00e9es, ces r\u00e9serves permettraient de rendre le Japon ind\u00e9pendant et pourrait m\u00eame, selon les auteurs, satisfaire la demande mondiale sur une base \u00ab quasi-infinie \u00bb.<\/p>\n\n\n\n

Les terres rares sont un ensemble de 17 m\u00e9taux relativement abondants, d\u00e9sormais indispensables pour les industries de haute-technologie civiles et militaires. La Chine, qui poss\u00e8de la moiti\u00e9 des r\u00e9serves connues, d\u00e9tient un quasi-monopole dans leur production depuis le milieu des ann\u00e9es 1990 pour des raisons de comp\u00e9titivit\u00e9, de normes environnementales moins strictes et de volont\u00e9 politique. Face \u00e0 cette situation, l\u2019inqui\u00e9tude du Japon et plus largement des \u00e9conomies d\u00e9velopp\u00e9es ne fut que renforc\u00e9e par les quotas d\u2019exportation progressivement adopt\u00e9s par la Chine \u00e0 partir de 2006 et condamn\u00e9s par l\u2019OMC en 2014, mais surtout par l\u2019embargo temporaire des exportations vers le Japon mis en place en 2010 dans le cadre des disputes territoriales entre P\u00e9kin et Tokyo. Cet \u00e9v\u00e9nement avait d\u00e9clench\u00e9, afin de limiter la d\u00e9pendance vis \u00e0 vis de la Chine, une strat\u00e9gie de recherche d\u2019alternatives qui semble d\u00e9sormais porter ses fruits : diversification des approvisionnements, recyclage accru et recherche de r\u00e9serves sous-marines.<\/p>\n\n\n\n

L\u2019annonce japonaise devrait ainsi rappeler aux Europ\u00e9ens l\u2019importance d\u2019assurer la s\u00e9curit\u00e9 de nos approvisionnements dans des secteurs strat\u00e9giques, ce qui \u00e9tait un sujet majeur \u00e0 Bruxelles il y a quelques ann\u00e9es, en t\u00e9moigne la cr\u00e9ation de l\u2019ERECON (European Rare Earths Competency Network), mais n\u2019est gu\u00e8re abord\u00e9 aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n\n\n

Perspectives : <\/strong><\/h4>\n\n\n\n