{"id":13362,"date":"2019-03-17T22:00:24","date_gmt":"2019-03-17T21:00:24","guid":{"rendered":"https:\/\/lldl.eu\/?p=13362"},"modified":"2019-04-06T23:04:00","modified_gmt":"2019-04-06T21:04:00","slug":"les-tories-se-preparent-a-des-elections-europeennes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2019\/03\/17\/les-tories-se-preparent-a-des-elections-europeennes\/","title":{"rendered":"Les Tories se pr\u00e9parent \u00e0 des \u00e9lections europ\u00e9ennes"},"content":{"rendered":"\n
Londres<\/em>. \u00c0 une dizaine de jours de l\u2019\u00e9ch\u00e9ance du 29 mars, date \u00e0 laquelle le d\u00e9lai de deux ans stipul\u00e9 par l\u2019Article 50 du trait\u00e9 europ\u00e9en arrive \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance, nul ne sait encore ce qu\u2019il adviendra du Royaume-Uni. Theresa May compte soumettre pour une troisi\u00e8me fois au vote du Parlement le texte de l\u2019accord de retrait tel qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 n\u00e9goci\u00e9 avec l\u2019Union europ\u00e9enne (UE). Les votes de la semaine pass\u00e9e n\u2019ont pas permis d\u2019\u00e9claircir la situation, mais deux signaux ont n\u00e9anmoins \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9s. Une majorit\u00e9 de 43 d\u00e9put\u00e9s s\u2019est exprim\u00e9e contre l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une sortie sans accord, et une majorit\u00e9 en faveur d\u2019un report de la date du 29 mars.<\/p>\n\n\n\n Plusieurs sc\u00e9narios sont encore possibles. Le report pourrait \u00eatre de courte dur\u00e9e, moins de trois mois, et fixer au 30 juin la nouvelle date butoir. Le choix de cette date d\u00e9pend des termes juridiques de la fin de la l\u00e9gislature du parlement europ\u00e9en, fix\u00e9e au 2 juillet. Au-del\u00e0 de cette date, en vertu du trait\u00e9 de Lisbonne qui conf\u00e8re aux citoyens des pays membres de l\u2019UE le droit fondamental d\u2019\u00eatre \u00e9lecteurs et \u00e9ligibles, les Britanniques devraient \u00eatre d\u00e9mocratiquement repr\u00e9sent\u00e9s et ainsi participer aux \u00e9lections europ\u00e9ennes <\/span>1<\/sup><\/a><\/span><\/span>.<\/p>\n\n\n\n L\u2019an pass\u00e9, la perspective du d\u00e9part annonc\u00e9 du Royaume-Uni avait amen\u00e9 le Parlement europ\u00e9en \u00e0 redistribuer une partie des si\u00e8ges actuellement occup\u00e9s par les eurod\u00e9put\u00e9s britanniques. Sur les 73 si\u00e8ges, 27 ont \u00e9t\u00e9 redistribu\u00e9s entre quatorze \u00c9tats membres, les 46 restants \u00e9tant supprim\u00e9s de mani\u00e8re \u00e0 constituer une r\u00e9serve potentielle de si\u00e8ges en cas de nouvel \u00e9largissement. Mais cette nouvelle r\u00e9partition n\u2019est cens\u00e9e entrer en vigueur que le jour o\u00f9 le Royaume-Uni aura quitt\u00e9 l\u2019UE, pas avant.<\/p>\n\n\n\n Si un report de plus de trois mois devait \u00eatre d\u00e9cid\u00e9, ce qui exige l\u2019unanimit\u00e9 des Vingt-sept au Conseil europ\u00e9en, le droit fondamental de l\u2019UE imposerait donc d\u2019organiser des \u00e9lections europ\u00e9ennes au Royaume-Uni, entre le 23 et le 26 mai. Jean-Claude Juncker, pr\u00e9sident de la Commission europ\u00e9enne, a r\u00e9dig\u00e9 un courrier \u00e0 Donald Tusk, pr\u00e9sident du Conseil, affirmant que Londres serait juridiquement tenu \u00e0 le faire <\/span>2<\/sup><\/a><\/span><\/span>.<\/p>\n\n\n\n