{"id":122040,"date":"2021-09-30T18:36:00","date_gmt":"2021-09-30T16:36:00","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=122040"},"modified":"2021-10-06T17:13:50","modified_gmt":"2021-10-06T15:13:50","slug":"12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/","title":{"rendered":"12 fictions d&rsquo;Europe \u00e0 lire en octobre"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Patrick Modiano, <em>Chevreuse<\/em>, Gallimard, 2021<\/h2>\n\n\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image wp-block-image-small\"\n    data-shadow=\"false\"\n    data-use-original-file=\"false\">\n    <a\n        data-pswp-src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/G01232.jpg\"\n        class=\"inline-block gallery-item no-underline \"\n        data-pswp-width=\"1654\"\n        data-pswp-height=\"2421\">\n                                        <picture>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/G01232-125x183.jpg\"\r\n                media=\"(max-width: 374px)\" \/>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/G01232-330x483.jpg\"\r\n                media=\"(min-width: 375px)\" \/>\r\n                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/G01232-125x183.jpg\" \/>\r\n        <\/picture>\r\n                            \n            <\/a>\n<\/figure>\n\n\n<p>\u00ab&#160;Pour la premi\u00e8re fois depuis quinze ans, le nom de cette femme lui occupait l&rsquo;esprit, et ce nom entra\u00eenerait \u00e0 sa suite, certainement, le souvenir d&rsquo;autres personnes qu&rsquo;il avait vues autour d&rsquo;elle, dans la maison de la rue du Docteur-Kurzenne. Jusque-l\u00e0, sa m\u00e9moire concernant ces personnes avait travers\u00e9 une longue p\u00e9riode d&rsquo;hibernation, mais voil\u00e0, c&rsquo;\u00e9tait fini, les fant\u00f4mes ne craignaient pas de r\u00e9appara\u00eetre au grand jour. Qui sait&#160;? Dans les ann\u00e9es suivantes, ils se rappeleraient encore \u00e0 son bon souvenir, \u00e0 la mani\u00e8re des ma\u00eetres chanteurs. Et, ne pouvant revivre le pass\u00e9 pour le corriger, le meilleur moyen de les rendre d\u00e9finitivement inoffensifs et de les tenir \u00e0 distance, ce serait de les m\u00e9tamorphoser en personnages de roman.&#160;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Parution le 7 octobre<\/p>\n\n\n\n<p>Compte-rendu \u00e0 para\u00eetre sur le <em>Grand Continent<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/www.gallimard.fr\/Catalogue\/GALLIMARD\/Blanche\/Chevreuse#\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><em>L\u2019Esp\u00e8ce humaine et autres \u00e9crits des camps<\/em>, \u00e9dition \u00e9tablie par Dominique Moncond\u2019huy, Mich\u00e8le Rosellini et Henri Scepi, Gallimard, Biblioth\u00e8que de la Pl\u00e9iade, 2021<\/h2>\n\n\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image wp-block-image-small\"\n    data-shadow=\"false\"\n    data-use-original-file=\"false\">\n    <a\n        data-pswp-src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/E-mcx9_WQAErsyp.jpg-large.jpeg\"\n        class=\"inline-block gallery-item no-underline \"\n        data-pswp-width=\"1282\"\n        data-pswp-height=\"2048\">\n                                        <picture>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/E-mcx9_WQAErsyp.jpg-large-125x200.jpeg\"\r\n                media=\"(max-width: 374px)\" \/>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/E-mcx9_WQAErsyp.jpg-large-330x527.jpeg\"\r\n                media=\"(min-width: 375px)\" \/>\r\n                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/E-mcx9_WQAErsyp.jpg-large-125x200.jpeg\" \/>\r\n        <\/picture>\r\n                            \n            <\/a>\n<\/figure>\n\n\n<p>\u00ab&#160;Il restera les livres, disait Jorge Semprun. Les r\u00e9cits litt\u00e9raires, du moins, qui d\u00e9passeront le simple t\u00e9moignage, qui donneront \u00e0 imaginer, m\u00eame s\u2019ils ne donnent pas \u00e0 voir\u2026 Il y aura peut-\u00eatre une litt\u00e9rature des camps\u2026 je dis bien&#160;: une litt\u00e9rature, pas seulement du reportage\u2026&#160;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Les textes r\u00e9unis dans ce volume ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crits entre 1946 et 1994 par des survivants des camps nazis. Ces survivants partagent un m\u00eame dessein&#160;: t\u00e9moigner de l\u2019exp\u00e9rience qui a \u00e9t\u00e9 la leur, la rendre m\u00e9morable dans une langue \u2013 le fran\u00e7ais \u2013 qu\u2019ils ont re\u00e7ue en h\u00e9ritage ou dont ils ont fait le choix. Moins en rapportant des \u00e9pisodes extr\u00eames, des moments limites, qu\u2019en rendant compte de l\u2019ordinaire du temps concentrationnaire, sur quoi la mort r\u00e8gne et dans lequel s\u2019effacent les formes et figures de l\u2019humain.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous constatent que les mots manquent pour exprimer une telle insulte \u00e0 l\u2019esp\u00e8ce humaine. \u00ab&#160;On ne se comprenait pas&#160;\u00bb (Antelme). \u00ab&#160;Il n\u2019y a rien \u00e0 expliquer&#160;\u00bb (Cayrol). L\u2019\u00e9criture touche l\u00e0 aux limites de son pouvoir. Dans une entreprise de cet ordre, impossible de satisfaire aux exigences de transparence et de v\u00e9ridicit\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9es au langage quand il se fait t\u00e9moignage. Pour que l\u2019ind\u00e9chiffrable monde des camps \u00e9chappe, si peu, si partiellement que ce soit, \u00e0 l\u2019incommunicable, pour que quelque chose existe qui rel\u00e8ve de la transmission, chacun de ces \u00e9crivains doit explorer l\u2019<em>envers<\/em> du langage et approfondir la \u00ab&#160;r\u00e9alit\u00e9 r\u00eav\u00e9e de l\u2019\u00e9criture&#160;\u00bb (Semprun). C\u2019est \u00e0 \u00ab&#160;la v\u00e9rit\u00e9 de la litt\u00e9rature&#160;\u00bb (Perec) qu\u2019il revient de pr\u00e9server la v\u00e9rit\u00e9 de la vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Litt\u00e9rature. Le mot peut para\u00eetre sans commune mesure avec l\u2019objet de tels r\u00e9cits. Il ne choquait pas leurs auteurs. C\u2019est que la part litt\u00e9raire ne rel\u00e8ve pas chez eux d\u2019un savoir-faire ou d\u2019une rh\u00e9torique, moins encore d\u2019un d\u00e9sir d\u2019esth\u00e9tisation. Mais d\u2019un souci \u00e9thique de la forme, d\u2019une morale du style. Antelme&#160;: \u00ab&#160;il faut beaucoup d\u2019artifice pour faire passer une parcelle de v\u00e9rit\u00e9.&#160;\u00bb Semprun&#160;: \u00ab&#160;Raconter bien, \u00e7a veut dire&#160;: de fa\u00e7on \u00e0 \u00eatre entendus. On n\u2019y parviendra pas sans un peu d\u2019artifice. Suffisamment d\u2019artifice pour que \u00e7a devienne de l\u2019art&#160;!&#160;\u00bb Permettre d\u2019imaginer l\u2019inimaginable, rendre le lecteur sensible \u00e0 une v\u00e9rit\u00e9 aussi inconcevable exige une profonde r\u00e9\u00e9laboration de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est en cela que les livres ici r\u00e9unis sont des chefs-d\u2019\u0153uvre de la litt\u00e9rature du second XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Et c\u2019est pour cela que les qualifier de chefs-d\u2019\u0153uvre de la litt\u00e9rature ne les disqualifie pas, ne les rend pas inf\u00e9rieurs \u00e0 la fonction que leur ont assign\u00e9e leurs auteurs&#160;: t\u00e9moigner d\u2019\u00ab&#160;une catastrophe qui a \u00e9branl\u00e9 les fondements m\u00eames de notre conscience&#160;\u00bb (Cayrol).<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est bien \u00e0 la litt\u00e9rature \u2013 ici non pas truchement de l\u2019illusion, mais instrument de la v\u00e9rit\u00e9 \u2013 que ces survivants, ces \u00e9crivains, ont confi\u00e9 le soin de d\u00e9rober au silence et \u00e0 l\u2019oubli une part de leur exp\u00e9rience et une pens\u00e9e de ce que furent les camps, non pas simple moment de l\u2019Histoire, mais entreprise sans pr\u00e9c\u00e9dent de n\u00e9gation de l\u2019homme.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En librairie le 7 octobre 2021<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/www.la-pleiade.fr\/Catalogue\/GALLIMARD\/Bibliotheque-de-la-Pleiade\/L-Espece-humaine-et-autres-ecrits-des-camps\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lire plus<\/a>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Paolo Cognetti, <em>La f\u00e9licit\u00e9 du loup<\/em>, <em>Traduit de l\u2019italien par Anita Rochedy<\/em>, Stock, 2021<\/h2>\n\n\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image wp-block-image-small\"\n    data-shadow=\"false\"\n    data-use-original-file=\"false\">\n    <a\n        data-pswp-src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/paolocognetti.jpeg\"\n        class=\"inline-block gallery-item no-underline \"\n        data-pswp-width=\"600\"\n        data-pswp-height=\"959\">\n                                        <picture>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/paolocognetti-125x200.jpeg\"\r\n                media=\"(max-width: 374px)\" \/>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/paolocognetti-330x527.jpeg\"\r\n                media=\"(min-width: 375px)\" \/>\r\n                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/paolocognetti-125x200.jpeg\" \/>\r\n        <\/picture>\r\n                            \n            <\/a>\n<\/figure>\n\n\n<p>Fausto a quarante ans, Silvia en a vingt-sept. Il est \u00e9crivain, elle est artiste-peintre. Tous deux sont \u00e0 la recherche d\u2019un ailleurs, o\u00f9 qu\u2019il soit. Alors que l\u2019hiver s\u2019installe sur la petite station de ski de Fontana Fredda, au c\u0153ur de la Vall\u00e9e d\u2019Aoste, ils se rencontrent dans le restaurant d\u2019altitude Le Festin de Babette. Fausto fait office de cuisinier, Silvia, de serveuse. Ils se rapprochent doucement, s\u2019abandonnant petit \u00e0 petit au corps de l\u2019autre, sans rien se promettre pour autant. Alors qu\u2019arrive le printemps et que la neige commence \u00e0 fondre, Silvia quitte Fontana Fredda pour aller toujours plus haut, vers le glacier du Felik, tandis que Fausto doit redescendre en ville rassembler les morceaux de sa vie ant\u00e9rieure. Mais le d\u00e9sir de montagne, l\u2019amiti\u00e9 des hommes et des femmes qui l\u2019habitent et le souvenir de Silvia sont trop forts pour qu\u2019il r\u00e9siste longtemps \u00e0 leur appel.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s le succ\u00e8s des <em>Huit Montagnes<\/em>, Paolo Cognetti revient sur ses sommets bien-aim\u00e9s avec une histoire d\u2019amour, v\u00e9ritable ode \u00e0 la montagne tour \u00e0 tour apaisante, dangereuse, impr\u00e9visible et puissante.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.editions-stock.fr\/livres\/la-cosmopolite\/la-felicite-du-loup-9782234092273\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Davide Orecchio, <em>Storia aperta<\/em> (<em>Histoire ouverte<\/em>), Bompiani, 2021<\/h2>\n\n\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image wp-block-image-small\"\n    data-shadow=\"false\"\n    data-use-original-file=\"false\">\n    <a\n        data-pswp-src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/davide.jpg\"\n        class=\"inline-block gallery-item no-underline \"\n        data-pswp-width=\"1000\"\n        data-pswp-height=\"1400\">\n                                        <picture>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/davide-125x175.jpg\"\r\n                media=\"(max-width: 374px)\" \/>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/davide-330x462.jpg\"\r\n                media=\"(min-width: 375px)\" \/>\r\n                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/davide-125x175.jpg\" \/>\r\n        <\/picture>\r\n                            \n            <\/a>\n<\/figure>\n\n\n<p><em>\u00ab&#160;Il n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 difficile de remplacer mon fascisme par mon communisme&#160;; j\u2019ai chang\u00e9 le conducteur de ma voiture, j\u2019ai r\u00e9volutionn\u00e9 id\u00e9es et sentiments, mais mon horizon, le Parti, est rest\u00e9 inchang\u00e9&#160;: un parti moral, total&#160;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Quatre ans apr\u00e8s <em>Mio padre la rivoluzione<\/em> (Minimum fax, 2017), Davide Orecchio (n\u00e9 \u00e0 Rome en 1969), historien de formation, creuse l\u2019histoire du XXe si\u00e8cle italien dans un gros volume atypique de 600 pages, fruit de presque vingt ans de recherches et lectures. Dans <em>Storia aperta<\/em>, Orecchio explore avec talent les destin\u00e9es \u00ab&#160;<em> <\/em>ouvertes&#160;\u00bb des hommes et des femmes qui ont \u00e9crit l\u2019histoire politique et sociale du si\u00e8cle pass\u00e9, une \u00ab&#160;g\u00e9n\u00e9ration<em> <\/em>diachronique&#160;\u00bb, comme l\u2019auteur aime \u00e0 la d\u00e9finir.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir de textes publi\u00e9s, romans, essais, sources in\u00e9dites, documents d\u2019archives, Orecchio joue avec les biographies infid\u00e8les de ses personnages, r\u00e9els et fictifs&#160;: on y retrouve Felice Chilanti (1914-1982), journaliste et \u00e9crivain&#160;; Mario Alicata (1918-1966), homme politique et critique litt\u00e9raire&#160;; Davide Lajolo (1912-1984), journaliste, \u00e9crivain, dirigeant du Parti communiste italien ou encore Ruggero Zangrandi, militant de la \u00ab&#160;gauche fasciste&#160;\u00bb, puis fondateur du <em>Parti socialiste r\u00e9volutionnaire <\/em>&#160;; Antonello Trombadori, communiste, critique d\u2019art et de cin\u00e9ma apr\u00e8s la guerre.<\/p>\n\n\n\n<p>Au centre de cette surprenante mati\u00e8re narrative, composite et plurielle, la reconstruction de la vie de Pietro Migliorisi, personnage de fiction inspir\u00e9 par la figure de son p\u00e8re, Alfredo Orecchio, n\u00e9 en Sicile en 1915 et mort \u00e0 Rome en 2001&#160;: l\u2019\u00e9ducation fasciste, la rencontre avec Michela, l\u2019\u00c9thiopie, le front gr\u00e9co-albanais, la prise de conscience politique, l\u2019adh\u00e9sion au parti communiste, la R\u00e9sistance, le militantisme, la vocation litt\u00e9raire, le terrorisme, puis, enfin, la destin\u00e9e tragique du Parti, la d\u00e9couverte de la \u00ab&#160;v\u00e9rit\u00e9&#160;\u00bb, la perte de l\u2019identit\u00e9, la vieillesse.<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9sultat est une \u0153uvre magistrale qui fait parler d\u2019une seule voix, celle de l\u2019auteur, toutes les innombrables vies qui ont travers\u00e9 un si\u00e8cle d\u2019ombres et de lumi\u00e8res&#160;: <em>\u00ab&#160;Et maintenant que nous sommes revenus dans nos villes, apr\u00e8s avoir recueilli toutes les \u0153uvres, les lettres, sur les enfants diachroniques, nous nous limiterons \u00e0 une seule voix, la mienne&#160;: j\u2019apprendrai l\u2019histoire et je la raconterai seul&#160;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.bompiani.it\/catalogo\/storia-aperta-9788830105348\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Thierry Hesse, <em>Une vie cach\u00e9e<\/em>, \u00c9ditions de l\u2019Olivier, 2021<\/h2>\n\n\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image wp-block-image-small\"\n    data-shadow=\"false\"\n    data-use-original-file=\"false\">\n    <a\n        data-pswp-src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/thierry.jpg\"\n        class=\"inline-block gallery-item no-underline \"\n        data-pswp-width=\"409\"\n        data-pswp-height=\"600\">\n                                        <picture>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/thierry-125x183.jpg\"\r\n                media=\"(max-width: 374px)\" \/>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/thierry-330x484.jpg\"\r\n                media=\"(min-width: 375px)\" \/>\r\n                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/thierry-125x183.jpg\" \/>\r\n        <\/picture>\r\n                            \n            <\/a>\n<\/figure>\n\n\n<p>D\u2019abord, il y a cette photo du grand-p\u00e8re qui date du d\u00e9but des ann\u00e9es mille neuf cent dix, \u00ab&#160;<em>Franz<\/em><em>\u2009<\/em><em>&#160;\u00bb<\/em> en uniforme d\u2019appel\u00e9 de l\u2019arm\u00e9e du Kaiser Wilhelm II. Un adolescent s\u00e9v\u00e8re au visage d\u2019oiseau fig\u00e9 dans un uniforme lisse, qui semble sorti des<em> D\u00e9sarrois de l\u2019\u00e9l\u00e8ve T\u00f6rless<\/em> port\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cran par Schl\u00f6ndorff. Une photo n\u00e9glig\u00e9e puis oubli\u00e9e, perdue, rem\u00e9mor\u00e9e et retrouv\u00e9e, qui va lancer l\u2019enqu\u00eate justifiant ce livre. Qui \u00e9tait donc ce <em>Franz<\/em> ou <em>Fran\u00e7ois<\/em> qui a fini ses jours solitaire dans un triste appartement de la banlieue de Metz \u2014 <em>\u00ab&#160;<\/em><em>\u2009<\/em><em>le tunnel<\/em><em>\u2009<\/em><em>&#160;\u00bb \u2014,<\/em> et que personne n&rsquo;appelait jamais grand-p\u00e8re&#160;? Franz et sa vie cach\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorrain notoire, l\u2019auteur de <em>D\u00e9mon<\/em> (2009), Thierry Hesse n\u2019avait pas jusqu\u2019alors pris la mesure de ce qu\u2019avait suppos\u00e9 pour son parcours d\u2019homme et d\u2019\u00e9crivain le fait d\u2019\u00eatre le rejeton d\u2019une lign\u00e9e de manants des confins fran\u00e7ais<em>. \u00ab&#160;<\/em><em>\u2009<\/em><em>Les fronti\u00e8res sont des lames cruelles, de grandes haches au c\u0153ur des familles.<\/em><em>\u2009<\/em><em>&#160;\u00bb<\/em> Dans la France gaullienne des ann\u00e9es soixante, la germanit\u00e9 \u00e9tait gomm\u00e9e des pedigrees.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelle \u00e9tait l\u2019\u00e9nigme de cette existence bris\u00e9e par la Grande Guerre dont Franz revint vivant, mais sid\u00e9r\u00e9 par l\u2019absence de tant d\u2019absents \u2014 morts certes, mais pas pour la patrie \u2014, et parmi eux le plus absent de tous Charles ou Karl&#160;? Charles l\u2019ami, le fr\u00e8re d\u2019\u00e9lection tomb\u00e9 en 1915 en uniforme prussien \u00e0 Selburg \u2014 aujourd\u2019hui S\u0113lpils en Lettonie. Charles dont, de chagrin, il \u00e9pousera la s\u0153ur, Aur\u00e9lie. <em>\u00ab&#160;<\/em><em>\u2009<\/em><em>En 1914, la plupart des Mosellans n\u00e9s allemands et en \u00e2ge de combattre sont exp\u00e9di\u00e9s sur le front de l\u2019Est. Les autorit\u00e9s militaires veulent \u00e9viter une fraternisation avec les poilus fran\u00e7ais<\/em><em>\u2009<\/em><em>&#160;\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Si Hesse attrape dans les mailles de son filet quelques faits pr\u00e9cieux, ignor\u00e9s et touchants qui permettent de reconstituer les traits de ce grand-p\u00e8re mutique, son butin au bout du compte peut sembler mince, tant les vies comme celles de Franz sont chiches de mots.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut dire aussi que Thierry Hesse d\u00e9laisse souvent la traque, se laisse distraire, avance \u00ab&#160;\u00e0 sauts et \u00e0 gambades&#160;\u00bb, car les manques pour lui valent autant que les preuves. Et aussi que, sur les traces de ce grand-p\u00e8re soldat allemand, devenu tailleur fran\u00e7ais apr\u00e8s-guerre, il se laissera surprendre par la r\u00e9v\u00e9lation de sa propre germanit\u00e9. L\u2019\u00e9crivain qu\u2019il est devenu comprend sa dette vis-\u00e0-vis d\u2019une culture et d\u2019une litt\u00e9rature allemande qui forment peut-\u00eatre les plus solides soubassements de sa prose que l\u2019on aurait pu croire si <em>fran\u00e7aise<\/em>. Lorsque le vernis d\u2019une langue s\u2019\u00e9caille, une autre appara\u00eet. Kafka, Celan, Bernhard\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Thierry Hesse sent bien que l\u2019\u00e9tranger est certes son voisin, mais qu\u2019il agit aussi en lui. Son Allemagne ne se r\u00e9sume ni \u00e0 la guerre ni aux livres, elle passe par le corps \u2014 et il se laisse gagner par des flots de souvenirs adolescents. L\u2019\u00e9t\u00e9 1976. Renate, la correspondante qui ressemblait \u00e0 Patti Smith <em>\u00ab&#160;<\/em><em>\u2009<\/em><em>son d\u00e9bardeur remont\u00e9 au-dessus de ses seins, et le go\u00fbt de sa langue dans la bouche<\/em><em>\u2009<\/em><em>&#160;\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019enqu\u00eate de Thierry Hesse n\u2019est ni celle d\u2019un limier ni celle d\u2019un historien, c\u2019est le r\u00e9cit d\u2019un \u00e9crivain philosophe qui pense comme il marche, en racontant. Croisant t\u00e9moignage et autobiographie, histoire locale et europ\u00e9enne, r\u00e9cits et r\u00e9flexions, il d\u00e9voile par petites touches \u00ab&#160;une vie cach\u00e9e&#160;\u00bb entre francit\u00e9 et germanit\u00e9, une hypoth\u00e8se d\u2019identit\u00e9 europ\u00e9enne, tissage d\u2019appartenances si difficilement formul\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/www.editionsdelolivier.fr\/catalogue\/9782823618419-une-vie-cachee\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lire plus<\/a>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Lena Gorelik, <em>Wer wir sind<\/em> (<em>Qui nous sommes<\/em>), Hambourg, Rowohlt, 2021<\/h2>\n\n\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image wp-block-image-small\"\n    data-shadow=\"false\"\n    data-use-original-file=\"false\">\n    <a\n        data-pswp-src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/81CBzDze96L.jpg\"\n        class=\"inline-block gallery-item no-underline \"\n        data-pswp-width=\"1400\"\n        data-pswp-height=\"2295\">\n                                        <picture>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/81CBzDze96L-125x205.jpg\"\r\n                media=\"(max-width: 374px)\" \/>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/81CBzDze96L-330x541.jpg\"\r\n                media=\"(min-width: 375px)\" \/>\r\n                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/81CBzDze96L-125x205.jpg\" \/>\r\n        <\/picture>\r\n                            \n            <\/a>\n<\/figure>\n\n\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, Lena Gorelik encore enfant quitte Saint-P\u00e9tersbourg avec sa famille pour venir s\u2019installer en Allemagne dans l\u2019espoir de vivre une vie meilleure. Son dernier roman, <em>Wer wir sind<\/em> (\u00ab&#160;Qui nous sommes&#160;\u00bb) retrace ce parcours jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte ainsi que toute une histoire familiale entre la Russie et l\u2019Allemagne. La narratrice r\u00e9v\u00e8le non sans humour et autod\u00e9rision les difficult\u00e9s d\u2019\u00e9chapper \u00e0 l\u2019enfant russe qu\u2019elle fut, comme celles de devenir l\u2019enfant, puis la jeune femme allemande qu\u2019elle aimerait \u00eatre. Son texte a cette sp\u00e9cificit\u00e9 de s\u2019appuyer sur des noms propres, des mots et expressions russes \u00e0 partir desquels va se tisser son histoire, du moins celle qu\u2019elle reconstruit \u00e0 partir de ses propres souvenirs et qui finit par constituer ce \u00ab&#160;Je&#160;\u00bb qui se dit en russe d\u00e8s le d\u00e9but du roman.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.rowohlt.de\/buch\/lena-gorelik-wer-wir-sind-9783737101073\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">M\u00e1ty\u00e1s Dunajcsik, <em>V\u00edziv\u00e1ros<\/em> (<em>Ville d\u2019eau<\/em>), Budapest, Jelenkor Kiad\u00f3, 2021<\/h2>\n\n\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image wp-block-image-small\"\n    data-shadow=\"false\"\n    data-use-original-file=\"false\">\n    <a\n        data-pswp-src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/dunajcsik.jpg\"\n        class=\"inline-block gallery-item no-underline \"\n        data-pswp-width=\"354\"\n        data-pswp-height=\"547\">\n                                        <picture>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/dunajcsik-125x193.jpg\"\r\n                media=\"(max-width: 374px)\" \/>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/dunajcsik-330x510.jpg\"\r\n                media=\"(min-width: 375px)\" \/>\r\n                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/dunajcsik-125x193.jpg\" \/>\r\n        <\/picture>\r\n                            \n            <\/a>\n<\/figure>\n\n\n<p>\u00ab&#160;Budapest est la ville des amours vrais et profonds. Croyez-moi, monsieur, quiconque conna\u00eet cette ville ne peut en parler qu\u2019en larmes&#160;\u00bb, dit l\u2019\u00e9crivain Antal Szerb et ce livre parle d\u2019un de ces amours, mais encore plus des histoires que nous racontons sur ces amours \u00e0 nous-m\u00eames ou les uns aux autres. On est dans le Budapest vibrant et bond\u00e9 des ann\u00e9es 2010. Un skateur, \u00e9tudiant en lettres \u00e0 l\u2019intellect indomptable et une jeune fran\u00e7aise myst\u00e9rieuse qui se trouve par hasard dans la ville tombent inopin\u00e9ment amoureux \u2013 mais ce n\u2019est pas eux qui d\u00e9cident si leur histoire commune finira par devenir un conte de f\u00e9es ou un roman policier, mais les dieux capricieux de la ville et du Danube.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier roman de M\u00e1ty\u00e1s Dunajcsik qui s\u2019est fait conna\u00eetre comme po\u00e8te, traducteur et critique est \u00e0 la fois un love story urbanistique, une histoire de famille inhabituelle et un voyage vertigineux \u00e0 Budapest, qui a exist\u00e9 et n\u2019a pourtant jamais exist\u00e9, qui a autant de visages que le Danube, qui roule \u00e0 travers lui, faisant d\u00e9filer des s\u00e9diments de l\u2019histoire et des mythes.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&#160;Le t\u00e9l\u00e9phone dans ma poche tremblait et j\u2019ai saut\u00e9 de mon poste comme si j\u2019entendais des coups de feu. Aussit\u00f4t, je n\u2019ai pas touch\u00e9 le t\u00e9l\u00e9phone en premier, mais j\u2019ai regard\u00e9 autour de moi, scannant les fen\u00eatres \u00e0 rideaux blancs du palais Emmer, l\u2019entr\u00e9e de la maison, les rues environnantes, pour voir si je pouvais apercevoir Christine en train de rire de mon d\u00e9sespoir, puis courir vers moi et sauter \u00e0 mon cou.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce fut un long moment au ralenti quand j\u2019ai sorti l\u2019appareil et finalement os\u00e9 regarder les petits caract\u00e8res qui traversaient le haut de l\u2019\u00e9cran. C\u2019\u00e9tait Kristof.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Sunday lunch @ Studio&#160;? 15h&#160;? I cook. A&#160;: ginger-garlic penne w\/ shrimps and celery, B&#160;: rice wok thing w\/ chicken, broccoli, spinach. Which one&#160;? Shopping @ Grande Halle tomorrow, tell me by then. Hugz, Dad#2<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Depuis que mon p\u00e8re et Kristof vivaient ensemble, ils avaient toujours ressenti une joie perverse \u00e0 introduire les plus grands clich\u00e9s petits bourgeois dans la vie quotidienne de notre famille insolite, comme le d\u00e9jeuner du dimanche en famille que nous avons gard\u00e9 m\u00eame apr\u00e8s que j\u2019eus emm\u00e9nag\u00e9 dans mon appartement et eux dans leur loft donnant sur le Danube. Sans compter que Kristof a introduit une v\u00e9ritable r\u00e9volution gastronomique dans notre vie, et qu\u2019\u00e0 quatorze ans pass\u00e9s, j\u2019ai enfin pu dire au revoir aux \u0153ufs brouill\u00e9s, omelettes et salades de mon p\u00e8re et aux diff\u00e9rentes cantines et lieux de restauration rapide o\u00f9 nous commandions nos repas depuis la mort de ma m\u00e8re.&#160;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/jelenkor.libricsoport.hu\/fooldal\/konyvek\/vizivaros\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Emeli Bergman, <em>P\u00e5 undersiden af dagen (Au fond de la journ\u00e9e)<\/em>, Gutkind, 2021<\/h2>\n\n\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image wp-block-image-small\"\n    data-shadow=\"false\"\n    data-use-original-file=\"false\">\n    <a\n        data-pswp-src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/pa-undersiden-af-dagen-2683234.jpg\"\n        class=\"inline-block gallery-item no-underline \"\n        data-pswp-width=\"650\"\n        data-pswp-height=\"1000\">\n                                        <picture>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/pa-undersiden-af-dagen-2683234-125x192.jpg\"\r\n                media=\"(max-width: 374px)\" \/>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/pa-undersiden-af-dagen-2683234-330x508.jpg\"\r\n                media=\"(min-width: 375px)\" \/>\r\n                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/pa-undersiden-af-dagen-2683234-125x192.jpg\" \/>\r\n        <\/picture>\r\n                            \n            <\/a>\n<\/figure>\n\n\n<p>Le premier roman d\u2019Emeli Bergman<em>, Au fond de la journ\u00e9e<\/em>, raconte l\u2019histoire d\u2019Anna, 20 ans, qui vient en France en tant que jeune fille au pair. Prendre soin des maisons et des enfants appartenant \u00e0 d&rsquo;autres&nbsp;&#160;: <em>Au fond de la journ\u00e9e<\/em> est un roman sur les fronti\u00e8res et les r\u00f4les qui mutent et s&rsquo;effondrent. Sur le corps, la viande, le poisson, et la pr\u00e9paration de repas que vous n&rsquo;allez pas go\u00fbter vous-m\u00eame. Sur les structures familiales et les relations compliqu\u00e9es. Un roman ouvrier exquis, m\u00e9lancolique et critique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/gutkind.dk\/bog\/pa-undersiden-af-dagen\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Catherine Formet-Jourde, <em>Rojan&#160;: l\u2019art d\u2019imaginer la po\u00e9sie du r\u00e9el<\/em>, Association des amis du P\u00e8re Castor, 2021<\/h2>\n\n\n\n<p>Porteurs dans les ann\u00e9es trente d\u2019une vraie r\u00e9volution de la litt\u00e9rature enfantine, avec des titres comme <em>Scaf, le phoque, Panache l\u2019\u00e9cureuil, Quipic le h\u00e9risson <\/em>ou encore <em>Bourru l\u2019ours brun<\/em>,<em> <\/em>les albums du P\u00e8re Castor se sont impos\u00e9s dans le sillage du Front populaire. Ils ont marqu\u00e9 des g\u00e9n\u00e9rations d\u2019\u00e9l\u00e8ves et repr\u00e9sentent aujourd\u2019hui d\u2019authentiques \u00ab&#160;lieux de m\u00e9moire&#160;\u00bb de l\u2019\u00e9cole fran\u00e7aise r\u00e9publicaine. Couvertures souples, dessins virtuoses associ\u00e9s \u00e0 des mises en page audacieuses, textes \u00e9crits \u00e0 hauteur d\u2019enfant p\u00e9n\u00e9tr\u00e9s des valeurs humanistes \u2014 curiosit\u00e9, libert\u00e9 et tol\u00e9rance. Mais leur omnipr\u00e9sence ne les aurait-elle pas banalis\u00e9s au point de les rendre invisibles&#160;?<\/p>\n\n\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image wp-block-image-small\"\n    data-shadow=\"false\"\n    data-use-original-file=\"false\">\n    <a\n        data-pswp-src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/009281367.jpg\"\n        class=\"inline-block gallery-item no-underline \"\n        data-pswp-width=\"658\"\n        data-pswp-height=\"600\">\n                                        <picture>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/009281367-125x114.jpg\"\r\n                media=\"(max-width: 374px)\" \/>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/009281367-330x301.jpg\"\r\n                media=\"(min-width: 375px)\" \/>\r\n                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/009281367-125x114.jpg\" \/>\r\n        <\/picture>\r\n                            \n            <\/a>\n<\/figure>\n\n\n<p>M\u00e9connue hors des cercles sp\u00e9cialis\u00e9s des p\u00e9dagogues et des professionnels du livre pour la jeunesse, l\u2019histoire \u00e9ditoriale du P\u00e8re Castor a pourtant sa place parmi les plus formidables aventures intellectuelles et artistiques du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Fille de la Grande Guerre, cette collection extraordinaire est n\u00e9e de la rencontre improbable des mouvements europ\u00e9ens d\u2019innovation p\u00e9dagogique de l\u2019\u00ab&#160;\u00c9ducation nouvelle&#160;\u00bb et des avant-gardes artistiques russes et est-europ\u00e9ennes fuyant le chaos sanglant de la guerre civile russe et de la dictature bolch\u00e9vique \u2014 Nathalie Parain, H\u00e9l\u00e8ne Guertik, Alexandra Exter, Nathan Altman\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Ce bref essai de Catherine Formet-Jourde est consacr\u00e9 \u00e0 Feodor Rojankovsky (1891-1970), dit Rojan, le personnage sans doute le plus embl\u00e9matique. S\u2019appuyant sur des sources de premi\u00e8re main, elle retrace le parcours de cet artiste russe haut en couleur n\u00e9 \u00e0 Mitau (aujourd\u2019hui Jelgava en Lettonie) et mort \u00e0 Bronxville aux \u00c9tats-Unis. Form\u00e9 en Russie, Rojankovsky trouve refuge en Pologne en 1919 avant de s\u2019installer en France en 1925, o\u00f9 il gagne sa vie comme illustrateur, dessinateur, graphiste pour l\u2019\u00e9dition et la publicit\u00e9. Sa rencontre avec le p\u00e9dagogue Paul Faucher en 1933 marque le v\u00e9ritable acte de naissance de la collection dont il dessine le l\u00e9gendaire rongeur. P\u00e9n\u00e9tr\u00e9 d\u2019art traditionnel russe, le style de Rojan allie un naturalisme virtuose \u00e0 un usage de la couleur et de la composition marqu\u00e9 par le formalisme et le constructivisme. Richement illustr\u00e9, le livre de Catherine Formet-Jourde est un guide \u00e9rudit et gourmand \u00e0 travers cette \u0153uvre foisonnante \u2014 une invitation \u00e0 reconqu\u00e9rir la na\u00efvet\u00e9 \u00e9merveill\u00e9e de son regard d\u2019enfant.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.mollat.com\/livres\/2538915\/catherine-formet-jourde-rojan-l-art-d-imaginer-la-poesie-du-reel\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Juan Bonilla, <em>Nadie contra nadie <\/em>(<em>Personne contre personne<\/em>), Seix Barral, 2021<\/h2>\n\n\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image wp-block-image-small\"\n    data-shadow=\"false\"\n    data-use-original-file=\"false\">\n    <a\n        data-pswp-src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/juan.jpg\"\n        class=\"inline-block gallery-item no-underline \"\n        data-pswp-width=\"247\"\n        data-pswp-height=\"425\">\n                                        <picture>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/juan-125x215.jpg\"\r\n                media=\"(max-width: 374px)\" \/>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/juan.jpg\"\r\n                media=\"(min-width: 375px)\" \/>\r\n                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/juan-125x215.jpg\" \/>\r\n        <\/picture>\r\n                            \n            <\/a>\n<\/figure>\n\n\n<p>Sim\u00f3n C\u00e1rdenas, \u00e9ternel doctorant en philosophie, survit mal \u00e0 S\u00e9ville en concevant la page des mots crois\u00e9s d&rsquo;un journal local tout en essayant de faire d\u00e9coller sa th\u00e8se sur le \u00ab&#160;&nbsp;syndrome d&rsquo;Alonso Quijano&nbsp;&#160;\u00bb. Un jour, \u00e0 la veille de la grande f\u00eate de la ville &#8211; la semaine sainte &#8211; il re\u00e7oit un \u00e9trange appel lui demandant d&rsquo;inscrire, dans ses mots crois\u00e9s du dimanche suivant, un mot qui semble r\u00e9pondre \u00e0 un message cod\u00e9. Et tout indique que ce qui semble d&rsquo;abord \u00eatre une blague est li\u00e9 \u00e0 une s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements organis\u00e9s dans toute la ville dans le but de saboter les festivit\u00e9s et de semer l&rsquo;hyst\u00e9rie dans les rues aux premi\u00e8res heures du matin. Avec l&rsquo;aide de Mar\u00eda, il se lance dans une s\u00e9rie d&rsquo;enqu\u00eates pour d\u00e9couvrir qui est derri\u00e8re tout cela.<\/p>\n\n\n\n<p>Vingt-cinq ans apr\u00e8s la publication de <em>Nadie conoce a nadie<\/em> et sa c\u00e9l\u00e8bre adaptation au cin\u00e9ma par Mateo Gil, Juan Bonilla a \u00e9crit <em>Nadie contra nadie<\/em> \u00e0 partir de z\u00e9ro dans le but de donner aux lecteurs la version d\u00e9finitive de cette histoire qui a marqu\u00e9 toute une g\u00e9n\u00e9ration et l&rsquo;a catapult\u00e9 comme l&rsquo;une des grandes promesses de la fiction contemporaine. Le r\u00e9sultat est un roman totalement nouveau d&rsquo;un \u00e9crivain au meilleur moment de sa carri\u00e8re, apr\u00e8s avoir remport\u00e9 le Premio Nacional de Narrativa, plein d&rsquo;humour et qui sait parodier depuis les codes les plus populaires (romans policiers, thrillers \u00e0 succ\u00e8s&#8230;) jusqu&rsquo;\u00e0 la haute culture (m\u00e9tafiction).<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.planetadelibros.com\/libro-nadie-contra-nadie\/337043\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Simona Bohat\u00e1, <em>Klika\u0159 Beny <\/em>(<em>Beny le veinard<\/em>), Host, 2021<\/h2>\n\n\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image wp-block-image-small\"\n    data-shadow=\"false\"\n    data-use-original-file=\"false\">\n    <a\n        data-pswp-src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/simona.jpeg\"\n        class=\"inline-block gallery-item no-underline \"\n        data-pswp-width=\"250\"\n        data-pswp-height=\"380\">\n                                        <picture>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/simona-125x190.jpeg\"\r\n                media=\"(max-width: 374px)\" \/>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/simona.jpeg\"\r\n                media=\"(min-width: 375px)\" \/>\r\n                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/simona-125x190.jpeg\" \/>\r\n        <\/picture>\r\n                            \n            <\/a>\n<\/figure>\n\n\n<p>Le monde minable et d\u00e9labr\u00e9 des faubourgs ouvriers des ann\u00e9es 1980 avec ses caf\u00e9s, ses ferrailleurs et chiffonniers, et le monde haut en couleurs des personnes qui l&rsquo;habite. Le jeune Beny, qui vient de fuguer pour \u00e9chapper \u00e0 la violence de son p\u00e8re, trouve refuge dans la d\u00e9chetterie de Fabrikant, un personnage original. Avec Hany l&rsquo;invalide, Julie la lunatique et son fr\u00e8re V\u00edt, ils forment une sorte d&rsquo;\u00e9trange famille dans laquelle chacun a ses secrets et ses c\u00f4t\u00e9s sombres, mais aussi ces tr\u00e9sors cach\u00e9s qui \u00e9voquent les \u00ab&#160;&nbsp;perles au fond de l&rsquo;eau&nbsp;&#160;\u00bb de Bohumil Hrabal. Beny a besoin d&rsquo;\u00e9chapper au service militaire, de gagner un peu d&rsquo;argent, de trouver un emploi et un endroit o\u00f9 vivre et, surtout, de temps pour s&rsquo;adonner \u00e0 sa seule passion&#160;: la photographie. Ce qui semble d&rsquo;une simplicit\u00e9 triviale aujourd&rsquo;hui \u00e9tait au temps du r\u00e9alisme socialiste du d\u00e9but des ann\u00e9es 1980 une aventure pouvant mener \u00e0 la limite de la loi, voire au-del\u00e0. Surtout quand on avait \u00e0 peine vingt ans et qu&rsquo;on ne se faisait pas trop de soucis\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.hostbrno.cz\/klikar-beny\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Lavinia Brani\u0219te, <em>M\u0103 g\u0103se\u0219ti c\u00e2nd vrei<\/em> (<em>Tu me trouves quand tu veux<\/em>), Ia\u0219i, Polirom, 2021<\/h2>\n\n\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image wp-block-image-small\"\n    data-shadow=\"false\"\n    data-use-original-file=\"false\">\n    <a\n        data-pswp-src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/lavinia.jpg\"\n        class=\"inline-block gallery-item no-underline \"\n        data-pswp-width=\"655\"\n        data-pswp-height=\"1000\">\n                                        <picture>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/lavinia-125x191.jpg\"\r\n                media=\"(max-width: 374px)\" \/>\r\n                    <source\r\n                srcset=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/lavinia-330x504.jpg\"\r\n                media=\"(min-width: 375px)\" \/>\r\n                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/lavinia-125x191.jpg\" \/>\r\n        <\/picture>\r\n                            \n            <\/a>\n<\/figure>\n\n\n<p>Un homme et une femme se rencontrent dans un a\u00e9roport et d\u00e9couvrent, par hasard, qu\u2019ils ont la m\u00eame destination. Apr\u00e8s le voyage, l\u2019\u00e9tincelle laisse rapidement place \u00e0 une relation intense, qui ne tarde pas non plus \u00e0 faire \u00e9merger certains probl\u00e8mes. Elle s\u2019\u00e9vadera \u00e0 plusieurs reprises, mais il la ram\u00e8nera \u00e0 chaque fois, la rendant progressivement d\u00e9pendante de lui. Mais comment les choses pouvaient-elles marcher entre un homme si s\u00fbr de lui et plein de myst\u00e8re, qui semble venir de nulle part, et une femme qui tra\u00eene l\u2019\u00e9chec de toutes les relations dont elle a \u00e9t\u00e9 le t\u00e9moin, en commen\u00e7ant par celle de ses parents&#160;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&#160;La jeune roumaine \u00e9crit d\u2019une mani\u00e8re diff\u00e9rente et rafra\u00eechissante, mordante, courageuse, limpide.&#160;\u00bb (Annette K\u00f6nig, <em>Die BuchK\u00f6nig bloggt<\/em>)\u00ab&#160;L\u2019une des voix les plus puissantes de la jeune litt\u00e9rature roumaine.&#160;\u00bb (Medana Weident, <em>Deutsche Welle<\/em>)<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.polirom.ro\/web\/polirom\/carti\/-\/carte\/7640\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lire plus<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Traductions, r\u00e9flexions sur les fronti\u00e8res de la litt\u00e9rature, p\u00e9r\u00e9grinations dans l\u2019Europe du XXe si\u00e8cle et m\u00e9tafictions&#160;&#160;: la s\u00e9lection d\u2019octobre a le visage d\u2019une litt\u00e9rature europ\u00e9enne toujours plus vivante et polyphonique \u2013 et, bien s\u00fbr, polyglotte.<\/p>\n","protected":false},"author":1782,"featured_media":122100,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"templates\/post-angles.php","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_trash_the_other_posts":false,"footnotes":""},"categories":[1728],"tags":[],"staff":[],"editorial_format":[],"serie":[],"audience":[],"geo":[2163],"class_list":["post-122040","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-arts","geo-monde"],"acf":{"open_in_webview":false,"accent":false},"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v26.1.1 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>12 fictions d&#039;Europe \u00e0 lire en octobre | Le Grand Continent<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"12 fictions d&#039;Europe \u00e0 lire en octobre | Le Grand Continent\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Traductions, r\u00e9flexions sur les fronti\u00e8res de la litt\u00e9rature, p\u00e9r\u00e9grinations dans l\u2019Europe du XXe si\u00e8cle et m\u00e9tafictions&#160;: la s\u00e9lection d\u2019octobre a le visage d\u2019une litt\u00e9rature europ\u00e9enne toujours plus vivante et polyphonique \u2013 et, bien s\u00fbr, polyglotte.\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Le Grand Continent\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2021-09-30T16:36:00+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2021-10-06T15:13:50+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/gc-12-fictionsreseaux.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"2560\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"1440\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"clementf\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:image\" content=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/gc-12-fictionsreseaux.jpg\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"clementf\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"15 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/\",\"url\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/\",\"name\":\"12 fictions d'Europe \u00e0 lire en octobre | Le Grand Continent\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/Capture-decran-2021-09-30-a-17.04.37.png\",\"datePublished\":\"2021-09-30T16:36:00+00:00\",\"dateModified\":\"2021-10-06T15:13:50+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#\/schema\/person\/b22879caf2a074c0786f019573977c84\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/Capture-decran-2021-09-30-a-17.04.37.png\",\"contentUrl\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/Capture-decran-2021-09-30-a-17.04.37.png\",\"width\":4096,\"height\":2304},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"12 fictions d&rsquo;Europe \u00e0 lire en octobre\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#website\",\"url\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/\",\"name\":\"Le Grand Continent\",\"description\":\"L&#039;\u00e9chelle pertinente\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#\/schema\/person\/b22879caf2a074c0786f019573977c84\",\"name\":\"clementf\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/41f278c3339276cfdaa0b30a33819066?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/41f278c3339276cfdaa0b30a33819066?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"clementf\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"12 fictions d'Europe \u00e0 lire en octobre | Le Grand Continent","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"12 fictions d'Europe \u00e0 lire en octobre | Le Grand Continent","og_description":"Traductions, r\u00e9flexions sur les fronti\u00e8res de la litt\u00e9rature, p\u00e9r\u00e9grinations dans l\u2019Europe du XXe si\u00e8cle et m\u00e9tafictions&#160;: la s\u00e9lection d\u2019octobre a le visage d\u2019une litt\u00e9rature europ\u00e9enne toujours plus vivante et polyphonique \u2013 et, bien s\u00fbr, polyglotte.","og_url":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/","og_site_name":"Le Grand Continent","article_published_time":"2021-09-30T16:36:00+00:00","article_modified_time":"2021-10-06T15:13:50+00:00","og_image":[{"width":2560,"height":1440,"url":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/gc-12-fictionsreseaux.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"clementf","twitter_card":"summary_large_image","twitter_image":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/gc-12-fictionsreseaux.jpg","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"clementf","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"15 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/","url":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/","name":"12 fictions d'Europe \u00e0 lire en octobre | Le Grand Continent","isPartOf":{"@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/Capture-decran-2021-09-30-a-17.04.37.png","datePublished":"2021-09-30T16:36:00+00:00","dateModified":"2021-10-06T15:13:50+00:00","author":{"@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#\/schema\/person\/b22879caf2a074c0786f019573977c84"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/#primaryimage","url":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/Capture-decran-2021-09-30-a-17.04.37.png","contentUrl":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/09\/Capture-decran-2021-09-30-a-17.04.37.png","width":4096,"height":2304},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/30\/12-fictions-deurope-a-lire-en-octobre\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"12 fictions d&rsquo;Europe \u00e0 lire en octobre"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#website","url":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/","name":"Le Grand Continent","description":"L&#039;\u00e9chelle pertinente","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#\/schema\/person\/b22879caf2a074c0786f019573977c84","name":"clementf","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/41f278c3339276cfdaa0b30a33819066?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/41f278c3339276cfdaa0b30a33819066?s=96&d=mm&r=g","caption":"clementf"}}]}},"term_position_data":null,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/122040","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1782"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=122040"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/122040\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/122100"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=122040"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=122040"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=122040"},{"taxonomy":"staff","embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/staff?post=122040"},{"taxonomy":"editorial_format","embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/editorial_format?post=122040"},{"taxonomy":"serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/serie?post=122040"},{"taxonomy":"audience","embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/audience?post=122040"},{"taxonomy":"geo","embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/geo?post=122040"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}