{"id":121832,"date":"2021-09-29T12:02:35","date_gmt":"2021-09-29T10:02:35","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=121832"},"modified":"2021-10-06T17:18:09","modified_gmt":"2021-10-06T15:18:09","slug":"20-livres-a-lire-en-octobre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2021\/09\/29\/20-livres-a-lire-en-octobre\/","title":{"rendered":"20 livres \u00e0 lire en octobre"},"content":{"rendered":"\n

Quentin Deluermoz (dir.), <\/strong>D\u2019ici et d\u2019ailleurs. Histoires globales de la France contemporaine<\/em><\/strong>, La D\u00e9couverte.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  Ouvrir l\u2019histoire nationale au \u00ab grand large \u00bb pour appr\u00e9hender la complexit\u00e9 de la formation de l\u2019\u00c9tat-nation fran\u00e7ais depuis le XVIIIe<\/sup> si\u00e8cle, c\u2019est le pari des historiennes et historiens qui ont pens\u00e9 et r\u00e9alis\u00e9 cet ouvrage. Outre que celui-ci poursuit la perspective d\u2019une histoire moins centr\u00e9e sur l\u2019exceptionnalisme suppos\u00e9 de l\u2019Hexagone, il est surtout le premier \u00e0 resituer syst\u00e9matiquement la France dans le contexte global. Et \u00e0 produire ainsi un autre r\u00e9cit faisant voler en \u00e9clats le grand \u00ab r\u00e9cit national \u00bb ; un r\u00e9cit ouvert aux exp\u00e9riences du monde comme \u00e0 ses multiples zones de friction ; un r\u00e9cit qui, loin de dissoudre le cadre national, montre qu\u2019on ne peut comprendre la mise en place d\u2019un \u00c9tat-nation qu\u2019en le saisissant dans ses dynamiques \u00e0 la fois internes et externes.<\/p>\n\n\n\n


Empruntant aux histoires transnationales, imp\u00e9riales et globales, cet ouvrage montre la place pr\u00e9pond\u00e9rante de l\u2019imp\u00e9rialisme \u00ab informel \u00bb fran\u00e7ais dans la globalisation ; inscrit la R\u00e9volution dans les circulations politiques des Am\u00e9riques jusqu\u2019\u00e0 l\u2019Asie, en tenant compte des effets retour ; saisit l\u2019histoire industrielle \u00e0 partir de son insertion dans les \u00e9volutions multiformes du capitalisme mondial ; int\u00e8gre l\u2019\u00c9tat \u00ab moderne \u00bb dans le processus d\u2019expansion des administrations \u00e0 l\u2019\u00e9chelle transcontinentale ; ou encore montre que l\u2019art \u00ab fran\u00e7ais \u00bb doit beaucoup aux circulations internationales avec les autres p\u00f4les de r\u00e9f\u00e9rence culturels, comme l\u2019Allemagne puis les \u00c9tats-Unis\u2026De quoi bouleverser quelques-unes de nos certitudes les plus \u00e9tablies sur l\u2019histoire de France.  \u00bb <\/p>\n\n\n\n

Paru le 30 septembre.<\/p>\n\n\n\n

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C\u00e9line Spector, No d\u00e9mos ? Souverainet\u00e9 et d\u00e9mocratie \u00e0 l’\u00e9preuve de l’Europe<\/em>, Seuil.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  L\u2019Union europ\u00e9enne engendre-t-elle un d\u00e9ni de d\u00e9mocratie ? En pr\u00f4nant le retour \u00e0 l\u2019Europe des nations, les adversaires de la technocratie bruxelloise d\u00e9noncent la confiscation du pouvoir populaire. Leur argumentaire est r\u00f4d\u00e9 : dans le huis-clos des r\u00e9unions entre dirigeants, dans l\u2019opacit\u00e9 feutr\u00e9e de c\u00e9nacles qui semblent n\u2019avoir de comptes \u00e0 rendre \u00e0 personne sinon aux lobbies et aux thinks tanks<\/em>, la l\u00e9gitimit\u00e9 d\u00e9mocratique s\u2019ext\u00e9nue.<\/p>\n\n\n\n


Ce livre montre pourtant que le souverainisme, qui confine la politique \u00e0 l\u2019\u00c9tat-nation, est une illusion philosophique et une erreur pratique. Les principes de la d\u00e9mocratie moderne (peuple, citoyennet\u00e9, volont\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale) ne sont pas ni\u00e9s par le projet europ\u00e9en, ils peuvent y trouver l\u2019occasion d\u2019un approfondissement. Pour combattre l\u2019impasse souverainiste, l\u2019Union europ\u00e9enne doit faire de la solidarit\u00e9 sa nouvelle finalit\u00e9 et mettre en \u0153uvre un f\u00e9d\u00e9ralisme social, fiscal et environnemental. Ancr\u00e9 dans la th\u00e9orie de la r\u00e9publique f\u00e9d\u00e9rative issue de Montesquieu et des f\u00e9d\u00e9ralistes am\u00e9ricains, son r\u00e9gime pourra alors conjuguer f\u00e9d\u00e9ration d\u00e9mocratique et souverainet\u00e9 du peuple.  \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 7 octobre<\/p>\n\n\n\n

\u2192 L\u2019autrice a eu l\u2019occasion de d\u00e9velopper la th\u00e8se de ce livre dans les colonnes du Grand Continent<\/a>.<\/p>\n\n\n\n

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Marcel Gauchet, La droite et la gauche<\/em>, Gallimard.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  Le clivage droite-gauche est une de ces cr\u00e9ations fran\u00e7aises qui ont fait le tour du monde. Il est le produit d\u2019une histoire marqu\u00e9e depuis la R\u00e9volution fran\u00e7aise par une conflictualit\u00e9 aussi intense que complexe. Mais le parcours qui a conduit \u00e0 la mise en place de cette division canonique des opinions et des identit\u00e9s politiques est loin d\u2019\u00eatre lin\u00e9aire. En reconstituer les \u00e9tapes, comme le fait Marcel Gauchet, est l\u2019occasion de revisiter d\u2019un oeil neuf la singularit\u00e9 de notre histoire politique, en m\u00eame temps que d\u2019\u00e9clairer la signifi cation de ce couple devenu peu \u00e0 peu constitutif de la vie d\u00e9mocratique. La grande question d\u2019aujourd\u2019hui \u00e9tant de savoir s\u2019il conserve sa raison d\u2019\u00eatre au milieu des bouleversements que connaissent nos soci\u00e9t\u00e9s, ou s\u2019il appartient \u00e0 une \u00e9poque en train de se clore.  \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 7 octobre.<\/p>\n\n\n\n

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Peter Trawny, Krise der Wahrheit<\/em>, Piper.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  La bataille pour la v\u00e9rit\u00e9 fait rage : fake news<\/em>, faits alternatifs, th\u00e9ories du complot, presse mensong\u00e8re, Great Reset<\/em>, \u00e8re post-factuelle – la situation est confuse. Y a-t-il un assaut dangereux contre la r\u00e9alit\u00e9, une crise de la v\u00e9rit\u00e9 ?<\/p>\n\n\n\n

Peter Trawny pense que non. Ce que nous vivons aujourd’hui n’est rien d’autre que ce que la v\u00e9rit\u00e9 est depuis le d\u00e9but : une crise. Car qu’est-ce qu’une crise ? Une d\u00e9cision de vie ou de mort. Et c’est exactement ce qu’est la v\u00e9rit\u00e9 : un pouvoir qui d\u00e9termine nos vies dans de nombreux domaines. Par cons\u00e9quent, Trawny r\u00e9fl\u00e9chit au r\u00f4le de la v\u00e9rit\u00e9 dans les domaines des m\u00e9dias, de la politique, de la sph\u00e8re publique, de l’art, du genre. Car nous ne pouvons pas vivre sans la v\u00e9rit\u00e9 : nous sommes des \u00eatres de v\u00e9rit\u00e9 de part en part, notre vie se d\u00e9roule \u00e0 la lumi\u00e8re et \u00e0 l’ombre de la v\u00e9rit\u00e9. Elle d\u00e9cide de ce que je pense et de qui je suis.  \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Paru le 8 septembre<\/p>\n\n\n\n

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Giorgio Agamben, P<\/em>inocchio. Le avventure di un burattino doppiamente commentate e tre volte illustrate<\/em>, Einaudi.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  \u00ab Aucun livre ne se termine \u00bb, a \u00e9crit Giorgio Manganelli \u00e0 propos de Pinocchio. \u00ab Les livres ne sont pas longs, ils sont larges. La page n’est qu’une porte vers une autre porte, menant \u00e0 une autre. Terminer un livre, c’est ouvrir la derni\u00e8re porte, pour qu’aucune porte ne se referme \u00bb. C’est une porte de ce genre, communiquant secr\u00e8tement avec son pr\u00e9c\u00e9dent livre sur H\u00f6lderlin, qu’Agamben ouvre avec ce double commentaire, trois fois illustr\u00e9, sur le livre le plus lu et le plus traduit de toute la litt\u00e9rature italienne. C’est en vivant ses aventures de marionnette, la vente de l’Abbecedario, l’entr\u00e9e dans le Grand Th\u00e9\u00e2tre, la fuite au pays des jouets, la rencontre avec le Chat et le Renard, la transformation en \u00e2ne et le voyage dans le ventre de la Roussette que Pinocchio, comme Lucio dans le roman d’Apul\u00e9e, est initi\u00e9, mais ce \u00e0 quoi il est initi\u00e9, c’est \u00e0 sa propre vie. Et le livre qui en r\u00e9sulte n’est pas un conte de f\u00e9es, ce n’est pas un roman, il ne peut \u00eatre attribu\u00e9 \u00e0 aucun genre litt\u00e9raire, tout comme son protagoniste, qui n’est ni un animal ni un homme, il n’est m\u00eame pas un \u00ab qui \u00bb, mais seulement un \u00ab comment \u00bb : il est, au sens le plus strict du terme, une issue ou une fuite, tant de l’humain que de l’inhumain – c’est pourquoi il ne fait que courir, et quand il s’arr\u00eate enfin, il est perdu. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 5 octobre<\/p>\n\n\n\n

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Georges Didi-Huberman, Imaginer recommencer. Ce qui nous soul\u00e8ve, 2<\/em>, Minuit<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  De quoi proc\u00e8dent nos gestes de soul\u00e8vement  ? D\u2019une certaine puissance \u00e0 en finir avec quelque chose. Mais, aussi, \u00e0 imaginer que quelque chose d\u2019autre est en train de recommencer. Ce livre propose les \u00e9l\u00e9ments d\u2019une anthropologie de l\u2019imagination politique dont on s\u2019apercevra, tr\u00e8s vite, qu\u2019elle ne va pas sans une philosophie du temps et de l\u2019histoire.<\/p>\n\n\n\n

\u00c0 la structure tous azimuts du premier volume de cette enqu\u00eate r\u00e9pond ici un propos concentr\u00e9 sur le moment politique, intellectuel et artistique li\u00e9 au soul\u00e8vement spartakiste de 1918-1919 en Allemagne. Que se passe-t-il lorsqu\u2019une r\u00e9volution, ayant chez beaucoup fait lever l\u2019espoir, se trouve \u00e9cras\u00e9e dans le sang  ? Que reste-t-il de cet espoir  ? On d\u00e9couvre qu\u2019\u00e0 partir du Malgr\u00e9 tout  ! <\/em>lanc\u00e9 par Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg \u00e0 la veille de leur assassinat, c\u2019est toute la pens\u00e9e moderne du temps et de l\u2019histoire qui se sera trouv\u00e9e remise en chantier, \u00ab  recommenc\u00e9e  \u00bb  : notamment par Ernst Bloch et Walter Benjamin, les deux personnages principaux de ce livre (qui s\u2019oppos\u00e8rent \u00e0 la pens\u00e9e du temps mise en place, \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, par Martin Heidegger).<\/p>\n\n\n\n


C\u2019est toute une constellation qui gravite ici autour de Bloch et de Benjamin. Elle compte des penseurs tels que Hannah Arendt ou Theodor Adorno, Martin Buber ou Gershom Scholem  ; mais aussi des \u00e9crivains tels que Franz Kafka ou Kurt Tucholsky  ; des dramaturges tels que Bertolt Brecht ou Erwin Piscator  ; des artistes visuels tels que George Grosz ou John Heartfield, K\u00e4the Kollwitz ou Willy R\u00f6mer.<\/p>\n\n\n\n


La le\u00e7on que nous proposent ces survivants d\u2019une \u00ab  r\u00e9volution trahie  \u00bb est consid\u00e9rable. Elle innerve toute la pens\u00e9e contemporaine \u00e0 travers le prisme de l\u2019imagination politique. Elle nous incite \u00e0 repenser l\u2019utopie \u00e0 l\u2019aune d\u2019un certain rapport entre d\u00e9sir et m\u00e9moire  : ce que Bloch nommait des images-d\u00e9sirs<\/em> et Benjamin des images dialectiques<\/em>. Elle nous aide, ce faisant, \u00e0 ouvrir la porte et \u00e0 faire le pas.  \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 7 octobre<\/p>\n\n\n\n

Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n

Nepthys Zwer et Philippe Rekacewicz, Cartographie radicale. Explorations<\/em>, La D\u00e9couverte.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  Il est des cartes qui disent non. Des cartes radicales, qui d\u00e9voilent et d\u00e9noncent, qui protestent. Pour comprendre ces cartes rebelles, leur fonctionnement, leurs forces, leurs possibilit\u00e9s, ce livre entreprend un voyage d\u2019exploration au c\u0153ur de la cr\u00e9ation cartographique. Que se passe-t-il exactement quand nous \u00e9laborons une carte, qu\u2019elle soit radicale, exp\u00e9rimentale (on parle aussi de cartographie critique ou de contre-cartographie) ou conventionnelle ? Quelles intentions pr\u00e9sident \u00e0 sa fabrication et \u00e0 sa mise en \u0153uvre ?<\/p>\n\n\n\n

La premi\u00e8re fonction des cartes est de nous aider \u00e0 nous rep\u00e9rer dans l\u2019espace et \u00e0 nous d\u00e9placer d\u2019un point \u00e0 un autre. Elles permettent aux bateaux de naviguer et aux avions de voler. Avec des cartes, on fait la guerre, puis \u00e9ventuellement la paix. Elles sont aussi de formidables machines \u00e0 r\u00eaves, qui fa\u00e7onnent notre image du monde, en fixent la m\u00e9moire et finissent par fabriquer notre r\u00e9alit\u00e9. Qu\u2019est-ce qui motive cet acte tr\u00e8s particulier de mise en forme symbolique du monde, de Strabon \u00e0 l\u2019anarchiste \u00c9lis\u00e9e Reclus, de la b\u00e9n\u00e9dictine Hildegard von Bingen \u00e0 l\u2019explorateur Alexander von Humboldt, des portulans \u00e0 la carte d\u2019\u00e9tat-major ? Quelle part de fantaisie cr\u00e9atrice, quelle part de fantasme faustien d\u2019une possible ma\u00eetrise de notre environnement, quelle part de sinc\u00e9rit\u00e9 scientifique sont-elles \u00e0 l\u2019\u0153uvre ?<\/p>\n\n\n\n

Entre l\u2019\u00e9mergence de la cartographie th\u00e9matique audacieuse de l\u2019ing\u00e9nieur Charles-Joseph Minard, ou celle des designers d\u2019information Otto et Marie Neurath, et l\u2019approche s\u00e9miologique conceptuelle de Jacques Bertin, se situe un point de rupture avec les conventions de la repr\u00e9sentation cartographique. Un point lib\u00e9rateur qui a ouvert le champ de l\u2019exp\u00e9rimentation et rendu possible la d\u00e9mocratisation des cartes. Autour des ann\u00e9es 1900, le sociologue W.E.B.du Bois et son \u00e9quipe inventaient de nouvelles fa\u00e7ons graphiques de repr\u00e9senter des donn\u00e9es statistiques sur la situation des personnes noires aux \u00c9tats-Unis. Quelque soixante ans plus tard, c\u2019\u00e9tait pour d\u00e9noncer le m\u00eame racisme culturel et \u00e9conomique qu\u2019un petit institut de g\u00e9ographie de D\u00e9troit, anim\u00e9 par William Bunge et Gwendolyn Warren, donnait ses contours \u00e0 ce qui deviendra la g\u00e9ographie radicale : une g\u00e9ographie engag\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n

Alors, le rapport \u00e0 l\u2019objet carte change. S\u2019op\u00e8re une prise de conscience quant \u00e0 son usage et \u00e0 ses possibilit\u00e9s. La cartographie radicale va spatialiser les donn\u00e9es \u00e9conomiques et sociales, produire des cartes d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment politiques qui montrent et d\u00e9noncent les situations d\u2019in\u00e9galit\u00e9s de vie et de droits, les compromissions politico-\u00e9conomiques, les accaparements de terres, la destruction des milieux par l\u2019agro-industrie, la pollution de la plan\u00e8te et tout ce qui hypoth\u00e8que, d\u2019une fa\u00e7on ou d\u2019une autre, le bonheur et l\u2019avenir de l\u2019humanit\u00e9. Les cartes, qui jouent traditionnellement le jeu du pouvoir, se font outils de la contestation et instruments d\u2019\u00e9mancipation politique et sociale quand la soci\u00e9t\u00e9 civile se les approprie. Politique, art et science entrent alors en dialogue permanent pour proposer une image non convenue et libre du monde.  \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 7 octobre. <\/p>\n\n\n\n

L<\/a>ire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n

Elissa Mail\u00e4nder<\/strong>, Amour, mariage, sexualit\u00e9. Une histoire intime du nazisme<\/em><\/strong> <\/em>(1930-1950)<\/em>, Seuil.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  Comment rendre compte de l\u2019adh\u00e9sion au nazisme des dizaines de millions de femmes et d\u2019hommes \u00ab ordinaires \u00bb, allemand\u00b7es et autrichien\u00b7nes, qui lui ont apport\u00e9 leur soutien des ann\u00e9es durant ?<\/p>\n\n\n\n

La qu\u00eate d\u2019\u00e9panouissement personnel encourag\u00e9e par le r\u00e9gime, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019aventures \u00e9rotiques, des liens affectifs de l\u2019entre-soi forg\u00e9s dans les organisations nazies ou de la vie conjugale, a contribu\u00e9 \u00e0 la coh\u00e9sion interne de la soci\u00e9t\u00e9 nazie. C\u2019est l\u2019une des hypoth\u00e8ses fortes de ce livre d\u2019une grande originalit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n

Car la sexualit\u00e9, l\u2019intime et la politisation des d\u00e9sirs ont \u00e9t\u00e9 au c\u0153ur de l\u2019entreprise nazie. C\u2019est ce que montre Elissa Mail\u00e4nder, en s\u2019appuyant notamment sur l\u2019analyse d\u2019une masse d\u2019archives (dont certaines priv\u00e9es) relatives \u00e0 la sexualit\u00e9, aux amiti\u00e9s, \u00e0 la vie amoureuse et conjugale des individus de la soci\u00e9t\u00e9 majoritaire nazie \u2013 \u00ab aryens \u00bb et h\u00e9t\u00e9rosexuels.
Ainsi se d\u00e9voile au ras du sol, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle locale et priv\u00e9e, la construction d\u2019une communaut\u00e9 raciste, hautement politis\u00e9e, s\u00e9gr\u00e9gationniste et violente.  \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 7 octobre<\/p>\n\n\n\n

Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n

Michael S. Neiberg, When France Fell. The Vichy Crisis and the Fate of the Anglo-American Alliance<\/em>, Harvard UP.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  Selon le secr\u00e9taire am\u00e9ricain \u00e0 la Guerre, Henry Stimson, \u00ab l’\u00e9v\u00e9nement le plus choquant \u00bb de la Seconde Guerre mondiale n’a pas \u00e9t\u00e9 l’attaque japonaise sur Pearl Harbor, mais plut\u00f4t la chute de la France au printemps 1940. Michael Neiberg propose une histoire de la r\u00e9ponse am\u00e9ricaine \u00e0 ce d\u00e9sastre – une politique marqu\u00e9e par la panique et l’incomp\u00e9tence morale, qui a plac\u00e9 les \u00c9tats-Unis aux c\u00f4t\u00e9s du fascisme et a failli ruiner l’alliance avec la Grande-Bretagne.<\/p>\n\n\n\n

L’invasion r\u00e9ussie de la France par les nazis a d\u00e9stabilis\u00e9 les hypoth\u00e8ses strat\u00e9giques des planificateurs am\u00e9ricains. Sur le plan int\u00e9rieur, il en a r\u00e9sult\u00e9 une augmentation consid\u00e9rable des d\u00e9penses de d\u00e9fense, l’av\u00e8nement de la conscription en temps de paix et l’espionnage int\u00e9rieur pour \u00e9liminer les cinqui\u00e8mes colonnes potentielles. \u00c0 l’\u00e9tranger, les \u00c9tats-Unis d\u00e9cident de travailler avec la France de Vichy malgr\u00e9 ses tendances pro-nazies. Le partenariat am\u00e9ricano-vichyssois, destin\u00e9 \u00e0 gagner du temps et \u00e0 temp\u00e9rer les flammes de la guerre en Europe, a fortement tendu les relations anglo-am\u00e9ricaines. Les dirigeants am\u00e9ricains pensaient na\u00efvement qu’ils pourraient courtiser des hommes comme Philippe P\u00e9tain, emp\u00eachant ainsi la France de devenir un alli\u00e9 officiel de l’Allemagne. Les Britanniques, en revanche, comprennent que Vichy est inf\u00e9od\u00e9 \u00e0 l’Allemagne nazie et soutiennent plut\u00f4t des figures de la r\u00e9sistance comme Charles de Gaulle. Apr\u00e8s la guerre, le choix de soutenir Vichy a entach\u00e9 les relations am\u00e9ricano-fran\u00e7aises pendant des d\u00e9cennies.  \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 29 octobre.<\/p>\n\n\n\n

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Charles-Fran\u00e7ois Mathis, La civilisation du charbon<\/em>, Vend\u00e9miaire.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  <\/strong>Plus pr\u00e9cieux que l\u2019or et le diamant, il est un min\u00e9ral auquel l\u2019Empire britannique a d\u00fb son h\u00e9g\u00e9monie : c\u2019est le charbon.<\/p>\n\n\n\n

Moteur de l\u2019industrie et combustible domestique assurant jusqu\u2019\u00e0 95 % des besoins \u00e9nerg\u00e9tiques du pays en 1900, il est, \u00e0 partir du r\u00e8gne de Victoria et jusqu\u2019\u00e0 la veille de la Seconde Guerre mondiale, indispensable au bien-\u00eatre du citoyen anglais. Gr\u00e2ce \u00e0 lui, on cuisine, on se chauffe, on s\u2019\u00e9claire, ce qui induit des gestes particuliers, des savoir-faire singuliers, souvent pris en charge par les femmes. Objet du quotidien et source de r\u00eaverie, on compose des po\u00e8mes \u00e0 sa gloire, les enfants apprennent \u00e0 l\u2019\u00e9cole qu\u2019il est issu de la for\u00eat ant\u00e9diluvienne enfouie dans les \u00ab  entrailles sombres de la terre  \u00bb \u2013 on lui attribue m\u00eame des vertus th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n\n\n\n

Mais le \u00ab  roi Charbon  \u00bb est un ma\u00eetre cruel : salissant, d\u00e9gageant une fum\u00e9e \u00e0 l\u2019odeur \u00e2cre, il noie les villes sous la poussi\u00e8re et le brouillard et tue \u00e0 foison par maladies respiratoires. Il fa\u00e7onne aussi les paysages \u00e0 son image \u2013 chevalements, terrils, mines\u2026 Et sa tyrannie s\u2019exprime au grand jour lors de terribles p\u00e9nuries, qui rappellent au consommateur angoiss\u00e9 que les r\u00e9serves de cette roche s\u00e9dimentaire ne sont pas in\u00e9puisables.
L\u2019histoire de la premi\u00e8re civilisation d\u00e9pendante d\u2019une \u00e9nergie fossile, consciente des cha\u00eenes dans lesquelles elle s\u2019emprisonnait, incapable pourtant de s\u2019en d\u00e9faire. Un avertissement et un enseignement \u00e0 tirer pour nos soci\u00e9t\u00e9s, au mode de vie li\u00e9 \u00e0 des ressources destructrices pour l\u2019environnement, dont le charbon fait toujours partie\u2026  \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 1er<\/sup> octobre.<\/p>\n\n\n\n

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Christophe Charle, Paris, \u00ab capitales \u00bb des XIXe si\u00e8cles<\/em>, Seuil.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  Cet ouvrage explore Paris dans toutes ses dimensions, politiques et sociales, quotidiennes et culturelles, symboliques ou imaginaires. Il s\u2019agit de comprendre comment coexistent, mais plus souvent se heurtent plusieurs mondes et plusieurs \u00e9poques sur un territoire toujours trop contraint malgr\u00e9 ses \u00e9largissements. Gr\u00e2ce aux images et aux t\u00e9moignages du temps largement cit\u00e9s ou reproduits, on y saisit comment Parisiens et Parisiennes, natifs et nouveaux venus, classes dominantes et classes domin\u00e9es, classes moyennes et citoyens mobilis\u00e9s r\u00eavent ou r\u00e9alisent plusieurs formes urbaines, toujours d\u00e9cal\u00e9es face aux besoins et aux urgences du temps. Tout prend une nouvelle ampleur dans cette capitale des r\u00e9volutions et des ruptures, des modes et des cultures d\u2019avant-garde, \u00e0 la fois archa\u00efque et moderne, toujours inqui\u00e8te et inqui\u00e9tante par sa masse humaine et ses tensions r\u00e9currentes. De l\u2019invasion de 1814 au conflit de 1914, Paris se reconfigure sans cesse, fascine et fait peur jusqu\u2019\u00e0 l\u2019autodestruction de 1871, suivie des renaissances flamboyantes de fragiles belles \u00e9poques.  \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 28 octobre. <\/p>\n\n\n\n

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Delphine Diaz, En exil. Les r\u00e9fugi\u00e9s en Europe de la fin du XVIIIe si\u00e8cle \u00e0 nos jours<\/em>, Gallimard. <\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  <\/strong>\u00c0 l\u2019heure o\u00f9 la \u00ab  crise migratoire  \u00bb, parfois qualifi\u00e9e de \u00ab  crise de l\u2019asile  \u00bb, n\u2019en finit pas de diviser les \u00c9tats et les soci\u00e9t\u00e9s en Europe, cet ouvrage entend redonner une profondeur historique \u00e0 une question d\u2019actualit\u00e9. Il interroge les multiples d\u00e9nominations et repr\u00e9sentations relatives aux \u00ab  migrants  \u00bb partis sous la contrainte, en allant de l\u2019\u00ab  exil\u00e9  \u00bb, du \u00ab  proscrit  \u00bb, au \u00ab  demandeur d\u2019asile  \u00bb et au \u00ab  r\u00e9fugi\u00e9  \u00bb. On y entend r\u00e9sonner les discours prononc\u00e9s par des proscrits qui ont marqu\u00e9 leur temps, les \u00e9chos des \u0153uvres litt\u00e9raires que les exil\u00e9s nous ont laiss\u00e9es en h\u00e9ritage, depuis Les Ch\u00e2timents<\/em> de Victor Hugo jusqu\u2019\u00e0 Pers\u00e9polis<\/em> de Marjane Satrapi, mais on distingue aussi le murmure anonyme des \u00ab  sans-\u00c9tat  \u00bb, souvent d\u00e9nigr\u00e9s et rejet\u00e9s. Le livre donne enfin la part belle aux oubli\u00e9s de la migration \u2013 femmes, enfants et vieillards \u2013, pourtant largement impliqu\u00e9s dans cette histoire en mouvement. Gr\u00e2ce \u00e0 un parcours chronologique qui commence avec les insurrections et r\u00e9volutions de la fin du XVIIIe<\/sup> si\u00e8cle et s\u2019ach\u00e8ve avec le temps pr\u00e9sent de la migration contrainte, ce r\u00e9cit transnational de l\u2019histoire des r\u00e9fugi\u00e9s donne vie et corps aux exil\u00e9s d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui  : il restitue leur exp\u00e9rience collective mais aussi la singularit\u00e9 de leurs parcours europ\u00e9ens.  \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 7 octobre.<\/p>\n\n\n\n

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Domenico Losurdo, La questione Comunista. Storia e futuro di un\u2019idea<\/em>, Carocci.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  Apr\u00e8s la dissolution de l’URSS, le marxisme, notamment en Occident, est entr\u00e9 dans une crise qui semble irr\u00e9versible. Pour sortir de cette crise – qui n’est pas un \u00ab destin \u00bb – Domenico Losurdo, sans aucune intention apolog\u00e9tique, articule dans ce livre un bilan historico-philosophique de l’exp\u00e9rience sovi\u00e9tique et du marxisme dans son ensemble. Mais Losurdo fait aussi un pas de plus : il analyse le marxisme pour identifier ce qu’il est encore capable de construire dans un avenir plus ou moins lointain.  \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Paru le 23 septembre.<\/p>\n\n\n\n

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Jean-Fr\u00e9d\u00e9ric Schaub et Silvia Sebastiani, Race et histoire dans les soci\u00e9t\u00e9s occidentales (XV-XVIIIe si\u00e8cle)<\/em>, Albin Michel. <\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  Ce livre pr\u00e9sente les processus de racialisation qui ont ponctu\u00e9 la transformation de l\u2019Europe et de ses colonies de la fin du Moyen \u00c2ge \u00e0 l\u2019\u00e2ge des r\u00e9volutions.  Cette histoire \u00e9claire l\u2019\u00e9volution des soci\u00e9t\u00e9s, des institutions, des cultures et des th\u00e9ories. Elle d\u00e9crit la volont\u00e9 de cat\u00e9goriser les individus et les groupes, de les enclore dans des identit\u00e9s pr\u00e9sent\u00e9es comme intangibles, de discriminer les collectifs domin\u00e9s, voire d\u2019organiser l\u2019oppression \u00e0 grande \u00e9chelle contre des populations d\u00e9finies par leur race. <\/p>\n\n\n\n

La racialisation proc\u00e8de par naturalisation des rapports sociaux et des caract\u00e8res physiques et moraux qui se transmettent de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, \u00e0 travers la procr\u00e9ation. Elle repose sur une contradiction  : le racisme affirme que les gens sont prisonniers de leur race et s\u2019emploie n\u00e9anmoins \u00e0 g\u00e9rer la transformation des races. <\/p>\n\n\n\n

Quatre coups de projecteur permettent de rendre compte de cette histoire  : la noblesse de naissance face \u00e0 l\u2019anoblissement, la nature juive ou musulmane qui persiste dans le sang des convertis, l\u2019origine ineffa\u00e7able des m\u00e9tis dans l\u2019Am\u00e9rique coloniale, la d\u00e9shumanisation des Africains par la traite esclavagiste. <\/p>\n\n\n\n

Ces ph\u00e9nom\u00e8nes sont les exp\u00e9riences s\u00e9culaires sur lesquelles les auteurs des Lumi\u00e8res se sont fond\u00e9s pour classer l\u2019humanit\u00e9 en races. Ils hi\u00e9rarchisent les groupes humains mais proclament aussi l\u2019universalit\u00e9 des droits de l\u2019homme. Le si\u00e8cle des philosophes peut alors se lire comme le fruit d\u2019une histoire pass\u00e9e, autant que comme le fondement d\u2019une histoire inachev\u00e9e, la n\u00f4tre.  \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 6 octobre.<\/p>\n\n\n\n

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Jon Stewart, Hegel’s Century. Alienation and Recognition in a Time of Revolution<\/em>, Cambridge UP.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  Les conf\u00e9rences que Hegel a donn\u00e9es \u00e0 Berlin dans les ann\u00e9es 1820 ont g\u00e9n\u00e9r\u00e9 une atmosph\u00e8re intellectuelle passionnante qui a dur\u00e9 des d\u00e9cennies. \u00c0 partir des ann\u00e9es 1830, de nombreux \u00e9tudiants ont afflu\u00e9 \u00e0 Berlin pour \u00e9tudier aupr\u00e8s d\u2019anciens \u00e9l\u00e8ves de Hegel, et tant ses premiers \u00e9tudiants, comme Feuerbach et Bauer, que ceux qui sont arriv\u00e9s plus tard, comme Kierkegaard, Engels, Bakounine et Marx, sont devenus des penseurs de premier plan au XIXe<\/sup> si\u00e8cle. L’\u00e9tude panoramique de Jon Stewart sur la profonde influence de Hegel sur le XIXe<\/sup> si\u00e8cle r\u00e9v\u00e8le \u00e0 son tour ce que ce si\u00e8cle a apport\u00e9 \u00e0 l’histoire de la philosophie au sens large. Elle montre comment les notions h\u00e9g\u00e9liennes d'\u00a0\u00bbali\u00e9nation \u00bb et de \u00ab reconnaissance \u00bb sont devenues les motifs centraux de la pens\u00e9e de l’\u00e9poque ; comment ces concepts ont d\u00e9bord\u00e9 sur d’autres domaines – tels que la religion, la politique, la litt\u00e9rature et le th\u00e9\u00e2tre ; et comment ils ont cr\u00e9\u00e9 un ph\u00e9nom\u00e8ne culturel si riche et omnipr\u00e9sent qu’il peut v\u00e9ritablement \u00eatre appel\u00e9 \u00ab le si\u00e8cle de Hegel \u00bb.  \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 28 octobre<\/p>\n\n\n\n

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Alexandre Stanziani, Capital Terre. Une histoire longue du monde d\u2019apr\u00e8s (XIIe<\/sup>-XXIe<\/sup> si\u00e8cle)<\/em>, Payot. <\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  Un ouvrage ambitieux \u00e0 la focale mondiale qui retrace une histoire du capitalisme sur le temps long afin de trouver des solutions viables pour sortir d\u2019un syst\u00e8me devenu obsol\u00e8te. Alessandro Stanziani tente de concilier croissance \u00e9conomique et d\u00e9mographique, justice sociale et protection de l\u2019environnement, avec une attention particuli\u00e8re \u00e0 la production agricole et \u00e0 l\u2019alimentation, pour que l\u2019ensemble de l\u2019humanit\u00e9 puisse enfin jouir de ce \u00ab capital Terre \u00bb qui est notre bien commun.  \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 6 octobre.<\/p>\n\n\n\n

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G\u00e9rard Araud, Henry Kissinger. Le diplomate du si\u00e8cle<\/em>, Tallandier.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  <\/strong>Admirateur de Kissinger qu\u2019il a rencontr\u00e9 de nombreuses fois, G\u00e9rard Araud raconte l\u2019homme dans toute sa complexit\u00e9 et le parcours exceptionnel de celui qui fut l\u2019un des plus grands acteurs de la politique \u00e9trang\u00e8re du XXe si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n

C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un jeune Juif n\u00e9 en 1923 en Allemagne, dont la famille fuit in extremis le nazisme pour New York. D\u2019une intelligence lumineuse, travailleur et cabotin \u00e0 l\u2019exc\u00e8s, il sut naviguer en toutes circonstances du Bronx \u00e0 Harvard jusqu\u2019\u00e0 la Maison-Blanche. Conseiller national de S\u00e9curit\u00e9 puis secr\u00e9taire d\u2019\u00c9tat aupr\u00e8s du pr\u00e9sident Nixon, Henry Kissinger joua un r\u00f4le central dans l\u2019histoire du monde : fin de la guerre du Vietnam, ouverture vers la Chine en 1972, d\u00e9tente avec l\u2019URSS et guerre du Kippour\u2026 Ses prouesses furent nombreuses, au Moyen-Orient ou en Russie, ses revers aussi, au Chili ou au Cambodge. N\u00e9gociateur hors-pair, l\u2019homme suscite autant d\u2019admiration que de d\u00e9testation. Pourtant, il exerce toujours son influence alors qu\u2019il a quitt\u00e9 le pouvoir depuis plus de quarante ans. Tous les grands se bousculent encore pour le consulter : Poutine, Xi Jinping, Modi ou Macron. C\u2019est en diplomate que G\u00e9rard Araud retrace, avec de savoureuses anecdotes, la trajectoire de ce mal-aim\u00e9 des Am\u00e9ricains, homme d\u2019esprit et g\u00e9nie de la Realpolitik qui r\u00e9gla le jeu des puissances pour garantir la paix du monde.  \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 7 octobre.<\/p>\n\n\n\n

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Emmanuel Lincot, Chine et terres d\u2019Islam. Un mill\u00e9naire de g\u00e9opolitique<\/em>, Puf. <\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  L\u2019histoire des relations entre la Chine et le monde musulman est ancienne. Elle a donn\u00e9 naissance \u00e0 des empires et \u00e0 des ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019acculturation qui ont fa\u00e7onn\u00e9 l\u2019Eurasie et le Moyen-Orient. Si la Modernit\u00e9 europ\u00e9enne a profond\u00e9ment modifi\u00e9 les rapports de force mondiaux, elle ne s\u2019est pas accompagn\u00e9e d\u2019une occidentalisation de ces soci\u00e9t\u00e9s. Atavismes et traditions politiques semblent aujourd\u2019hui l\u00e9gitimer l\u2019adh\u00e9sion \u00e0 des valeurs et des choix de gouvernance autoritaires. Ces choix n\u2019excluent en rien des rivalit\u00e9s ou des alliances parfois antinomiques, qui t\u00e9moignent d\u2019un in\u00e9puisable pragmatisme et interdisent une vision g\u00e9opolitique bipolaire opposant un monde associ\u00e9 aux \u00c9tats-Unis \u00e0 un agr\u00e9gat d\u2019\u00c9tats musulmans non arabes jouant la carte chinoise.  \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 6 octobre.<\/p>\n\n\n\n

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R\u00e9jane S\u00e9nac, Radicales et fluides. Les mobilisations contemporaines<\/em>, Presses de Sciences-Po.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  S’approprier l\u2019espace public, y prendre la parole pour d\u00e9noncer les injustices v\u00e9cues : tel est le principal modus operandi des mobilisations contemporaines, des mouvements d\u2019occupation des places \u00e0 #MeToo en passant par les Gilets jaunes. R\u00e9jane S\u00e9nac a interrog\u00e9 130 responsables d\u2019association ou de collectif, entrepreneurs sociaux et activistes aux affiliations plurielles, afin de mieux comprendre leur rapport \u00e0 l\u2019\u00e9mancipation, notamment la place qu\u2019ils accordent au principe d\u2019\u00e9galit\u00e9. Deux traits communs \u00e9mergent de cette enqu\u00eate : les mobilisations \u2013 pour la justice sociale et \u00e9cologique, contre le racisme, le sexisme et le sp\u00e9cisme \u2013 sont radicales par les remises en cause et les utopies qu\u2019elles portent, et fluides par leur refus d\u2019un cadre fixe et d\u00e9finitif. La transformation de la soci\u00e9t\u00e9 passe par une diversit\u00e9 de tactiques et d\u2019exp\u00e9rimentations. Plus de grand soir \u00e0 l\u2019horizon, mais des jardins partag\u00e9s.   \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 24 octobre.<\/p>\n\n\n\n

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David Potter, Disruption. Why Things Change<\/em>, Oxford University Press.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
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\u00ab  Comment les choses changent-elles ? Cette question est essentielle \u00e0 l’\u00e9tude historique de toute \u00e9poque, mais elle rev\u00eat \u00e9galement une grande importance aujourd’hui, alors que les d\u00e9mocraties occidentales voient les principes fondamentaux de leur contrat social confront\u00e9s \u00e0 des d\u00e9fis extr\u00eames. Ce livre soutient que le changement radical commence toujours par des id\u00e9es qui ont pris forme en marge de la soci\u00e9t\u00e9. Au fil du temps, le \u00ab courant dominant \u00bb a \u00e9t\u00e9 intrins\u00e8quement conservateur, autorisant des changements progressifs mais se consacrant essentiellement \u00e0 la pr\u00e9servation de ses propres structures de pouvoir, l’id\u00e9ologie dominante justifiant les relations existantes. Dans ce tour d’horizon du changement radical \u00e0 travers l’histoire de l’Occident, David Potter montre comment les id\u00e9ologies qui se d\u00e9veloppent en opposition ou en r\u00e9action \u00e0 celles qui soutiennent le statu quo sont utilis\u00e9es pour op\u00e9rer des changements profonds dans les structures politiques qui, \u00e0 leur tour, modifient la mani\u00e8re dont les relations sociales sont construites.  \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 28 octobre.<\/p>\n\n\n\n

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