{"id":11538,"date":"2019-01-13T22:00:39","date_gmt":"2019-01-13T21:00:39","guid":{"rendered":"https:\/\/lldl.eu\/?p=11538"},"modified":"2019-04-05T18:03:02","modified_gmt":"2019-04-05T16:03:02","slug":"la-pologne-prend-la-tete-de-la-mission-baltic-air-policing-pour-quatre-mois","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2019\/01\/13\/la-pologne-prend-la-tete-de-la-mission-baltic-air-policing-pour-quatre-mois\/","title":{"rendered":"La Pologne prend la t\u00eate de la mission Baltic Air Policing pour quatre mois"},"content":{"rendered":"\n

Varsovie.<\/em> Dans la cadre de la mission Baltic Air Policing, les chasseurs de l’OTAN stationnent depuis 2004 \u00e0 \u0160iauliai, en Lituanie. Cette mission a \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9e par l’int\u00e9gration de la base d’\u00c4mari en Estonie en 2014, quand une partie des forces renforc\u00e9es stationnaient aussi en Pologne (3<\/strong>). A partir d’ao\u00fbt 2018 et jusqu\u2019\u00e0 la fin du mois de d\u00e9cembre, la t\u00eate de la mission \u00e9tait partag\u00e9 par la Belgique, dont le F-16 belge \u00e9tait bas\u00e9 \u00e0 \u0160iauliai, et l\u2019Allemagne, qui avait un contingent avec des chasseurs Eurofighter \u00e0 \u00c4mari. Les deux pays, qui ont pris le relais \u00e0 la fin du mois d’ao\u00fbt, ont pass\u00e9 le contr\u00f4le \u00e0 la Pologne en ce mois de janvier.<\/p>\n\n\n\n

La t\u00e2che principale de la mission est de patrouiller l’espace a\u00e9rien de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie, pays qui n’ont pas d\u2019aviation de combat propre. Ils soutiennent \u00e9galement les \u00e9quipages d’avions civils ou militaires en cas d’urgence et effectuent leurs propres vols d\u2019entra\u00eenement. Mais surtout, les chasseurs effectuent des t\u00e2ches de reconnaissance, en identifiant les a\u00e9ronefs qui se d\u00e9placent dans l’espace a\u00e9rien (2<\/strong>). En situation d’urgence, c’est-\u00e0-dire lorsqu’un a\u00e9ronef entre dans l’espace a\u00e9rien d’un des \u00c9tats baltes, les pilotes ont quelques minutes pour aller chercher les machines \u00e0 l’a\u00e9roport. Ils doivent ensuite intercepter dans l\u2019air les avions qui violent les r\u00e8glements internationaux de la circulation a\u00e9rienne (mission d’Alpha Scramble). L’alarme dans de telles situations est g\u00e9r\u00e9e par le commandement r\u00e9gional multinational des forces a\u00e9riennes multinationales de l’OTAN \u00e0 Uedem, en Rh\u00e9nanie-du-Nord-Westphalie (Allemagne).<\/p>\n\n\n\n\n\n

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Selon le commandant de la base d’\u00c4mari, le lieutenant-colonel Uelar Lohmus, le nombre de vols sous la cat\u00e9gorie d’Alpha Scramble a battu tous les records en 2017, jusqu’\u00e0 130 vols, et en 2018, ils \u00e9taient plus de cent. Un nombre important est li\u00e9 aux avions russes, qui violent r\u00e9guli\u00e8rement l’espace a\u00e9rien des \u00c9tats baltes.<\/p>\n\n\n\n

La Pologne est l’un des participants les plus actifs de la mission Baltic Air Policing et y contribue depuis 2006. Jusqu’\u00e0 pr\u00e9sent, le contingent militaire polonais Orlik a eu sept \u00e9quipes participant. La Pologne a envoy\u00e9 quatre MiG-29 ; en 2017, pour la premi\u00e8re fois, des F-16 polonais ont particip\u00e9 \u00e0 la mission. Le commandant du contingent polonais est le lieutenant-colonel Adam Kalinowski.<\/p>\n\n\n\n

Lors d’une c\u00e9r\u00e9monie symbolique de remise de la cl\u00e9 du ciel sur la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, le ministre lituanien de la D\u00e9fense Raimundas Karoblis a soulign\u00e9 que \u201cla police a\u00e9rienne balte est un indicateur de l’unit\u00e9 des alli\u00e9s, puisqu\u2019elle montre que les alli\u00e9s sont toujours vigilants pour pr\u00e9server la stabilit\u00e9\u201d (1<\/strong>). Selon lui, la mission devrait devenir une partie de la d\u00e9fense a\u00e9rienne de l’Alliance.<\/p>\n\n\n\n

Perspectives :<\/strong><\/h4>\n\n\n\n