Olivier Vallée


La question de la dette sort de son confinement et, une fois de plus, la Chine est au premier rang  : Pékin détient 152 milliards de $ de créances, dont les trois-quarts ne sont pas concessionnelles. Sa position est double  : d’un côté, la Chine insiste sur la diversité des financements et leur éventuelle révision au cas par cas, et de l’autre côté, elle accepte d’être le souverain maître de la dette en Afrique et donc l’arbitre de la situation. Le cas de l’Angola est un bon exemple de la politique chinoise de la dette.

Mauricio Claver-Carone, le conseiller du président Trump pour les questions latino-américaines, est devenu le premier président américain de la Banque Interaméricaine de Développement. La presse et les milieux libéraux le considèrent un faucon qui réussit à jouer sur trois tableaux, entre le maintien de l’embargo pour Cuba, son caudillisme en Équateur et la déstabilisation du régime Maduro.

Si l’Amérique de Donald Trump peut sembler prendre à la légère sur son territoire la pandémie de la Covid-19, elle ne reste pas insensible à l’opportunité de reprendre l’initiative en Afrique tandis que ses alliés et adversaires semblent soit englués, soit incertains de leurs responsabilités.Tour de l’horizon du nouveau protagonisme de Washington dans le continent.

Le départ de Marc-Antoine Pérouse de Montclos, le rédacteur en chef d’Afrique Contemporaine, la revue de l’Agence Française de Développement, serait lié aux tensions politiques à l’intérieur de l’agence. Le blocage d’un rapport critique sur le Mali préparé par le directeur fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.