Le Parlement turc vient de voter son accord à l’envoi de troupes turques en Syrie. L’implication de la Turquie en Libye n’est pas nouvelle, elle vise à consolider une stratégie militaire, géopolitique et commerciale lancée dans les années 2000 vers l’Afrique. En dévoilant la carte d’un engagement militaire accru, Recep Tayyip Erdogan joue son va-tout en Méditerranée et en Afrique, comptant bien profiter du désengagement américain et de l’absence européenne.
À l’ère d’ok boomer et alors qu’on tourne la page de la décennie 2010, le Grand Continent vous propose de revenir sur les signes de notre temps avec une pièce de doctrine inédite signée Élisabeth Roudinesco.
Jeudi 12 décembre, la chambre des représentants américaine a voté des sanctions contre Nord Stream II, deuxième gazoduc devant relier la Russie et l’Allemagne. Alors que la plupart des obstacles ont été levés, ces sanctions pourraient-elles sonner le glas du projet, avant même sa mise en service ? Quelles sont les implications plus larges pour la politique énergétique européenne ?
La Hongrie est devenue au fil des années un acteur de poids sur la scène énergétique régionale, reste à savoir si elle mettra son influence au service de l’intégration européenne ou d’une coopération toujours plus poussée avec la Russie.
La Hongrie est un pays enclavé d’Europe centrale dont les frontières sont les limites actuelles de l’Union européenne. Nous avons rencontré S.E.M Georges Károlyi, Ambassadeur de Hongrie en France, afin d’aborder l’approche et la perspective hongroise sur les questions européennes contemporaines.
Le choix des gouvernants de l’Union, pour un meilleur équilibre entre démocratie et diplocratie
Bulles
Une perspective remarquablement informée pour comprendre le rapport de force qui se joue dans les institutions européennes signée Yves Bertoncini et Thierry Chopin, suivie de préconisations précises pour relancer le débat sur leur perfectionnement.
Réunis du 12 au 14 novembre au Brésil pour le sommet annuel des BRICS, les grands pôles de puissances non occidentales (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont mis en avant les sujets commerciaux, passant sous silence les sujets politiques compliqués et la situation dégradée en Amérique latine. Organisation internationale étatique, les BRICS donnent à comprendre les convulsions contemporaines du système international : atomisation des acteurs, concurrence technologique, géoéconomie et recomposition stratégique des pôles de puissance.
Pour l’ambassadeur français à Damas la guerre de Syrie doit être comprise « dans l’ombre portée de la Guerre d’Espagne » : les nouveaux mouvements autoritaires se sont nourris des violences de la guerre civile et de l’inaction des démocraties voisines pour leur préparer un coup potentiellement létal.
Ce qui s’est passé récemment dans le Nord de la Syrie émerge pièce par pièce comme dans un puzzle et porte un nom : une proxy war (guerre par procuration), une guerre pour le pouvoir, pour le gaz et pour le pétrole entre les différentes puissances dans une région qui est un carrefour d’intérêts croisés. Dans cette situation, les Kurdes sont encore une fois victimes de trahison.
À l’occasion de la commémoration de l’insurrection de 1956 à Budapest, réflexions sur la véritable force d’Orbán : avoir converti la jeunesse au néolibéralisme tout en se dotant d’une image sociale.