Résultat pour : trump


Le 1er janvier, Jair Bolsonaro a pris ses fonctions de président du Brésil, promettant des réformes économiques libérales et une politique intérieure d’extrême-droite. En ce qui concerne sa politique extérieure, on peut s’attendre à ce qu’il réaligne la politique du Brésil sur Washington et s’éloigne de Pékin.

L’artisan principal de la politique commerciale américaine n’est pas Donald Trump, mais Robert Lighthizer, le représentant au commerce. Lobbyiste de carrière, notamment pour l’industrie sidérurgique américaine, il mène une croisade depuis des années contre la Chine et par extension l’OMC qu’il accuse d’avoir permis son ascension. Sa nomination dans l’administration américaine lui a permis de passer à la vitesse supérieure. En 2019, il pourrait remporter sa première victoire en changeant les règles du commerce international.

Mexico. Le nouveau président mexicain Andrés Manuel López Obrador (AMLO) sera confronté, en 2019, à de nombreux enjeux géopolitiques dans un pays en proie à la violence liée au trafic de drogue et au crime organisé. Le Mexique est aussi face à une vague migratoire importante depuis quelques mois en provenance d’Amérique centrale. La question de la construction du mur à la frontière avec les États-Unis et de la mise en place d’une politique de confinement sont au coeur des relations entre les deux pays. Afin de gérer au mieux cette crise migratoire, le Mexique négocierait un nouveau Plan Marshall pour l’Amérique centrale.

Caracas & Managua. La crise économique et l’instabilité politique qui règnent au Venezuela et au Nicaragua sont au coeur de l’actualité régionale et continentale. Si les situations complexes des deux pays diffèrent, l’inflation et les répressions à l’encontre de l’opposition politique par le gouvernement de Maduro au Venezuela et celui d’Ortega au Nicaragua ont conduit à une crise migratoire et humanitaire de grande ampleur.

La colère populaire est une réaction aux rendements décroissants du paradigme en place. Aujourd’hui s’affrontent la rationalité fragile des tenants du statu quo et l’élan des porteurs de visions hétérodoxes  : ils représentent une opportunité de renouvellement tout en posant un risque colossal.

Le bilan des rencontres entre les dirigeants politico-militaires occidentaux et russes est révélateur de l’attitude européenne face à la nouvelle crise de la mer d’Azov. Le soutien formel des européens à l’Ukraine et à son président Porošenko reste en réalité prudent car Porošenko ne semble pas avoir de beaux jours politiques devant lui. Tous attendent avec impatience les élections du printemps prochain à Kiev qui seront décisives pour l’évolution future de la crise.

Au cours d’une communication téléphonique tenue le lundi 10 décembre, la Chine s’est engagée à réduire les taxes à l’importation des voitures américaines, de 40 à 15 pour cent, et remet en cause la portée de son programme de transformation massive de l’industrie chinoise vers les nouvelles technologiques, qui inquiète les États-Unis. Cette annonce s’inscrit dans le contexte de trêve de la guerre commerciale sino-américaine, qui demeure cependant très fragile.