Résultat pour : trump


Le mercredi 23 janvier 2019, le jeune député Juan Guaidó, chef du Parlement vénézuélien, s’est auto-proclamé président par intérim du Venezuela. Celui qui, à 35 ans, est la principale figure de l’opposition répond ainsi à l’élection et au second mandat de Maduro, jugés illégitimes.

La promesse de construire un mur pour tenir à distance les immigrants illégaux du sol national, afin de le préserver — supposément — du crime et du chômage, est responsable de ce qui devient le plus long shutdown de l’histoire du Congrès. A l’heure où l’immigration suscite de nombreux réflexes obsidionaux du genre, cette impasse parlementaire exceptionnelle est l’occasion de se pencher plus en détail sur le coût économique des murs.

Du 8 au 15 janvier, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a effectué une mission au Moyen-Orient, dans les pays arabes sunnites alliés à Washington (Jordanie, Égypte, Émirats Arabes Unis, Qatar, Arabie saoudite, Oman et Koweït) dans laquelle se dessinent les intentions américaines dans cette région. Ainsi, dans un contexte de désaveu de la politique étrangère d’Obama et d’hostilité renouvelée à l’égard de l’Iran, Washington affiche sa volonté de définir une nouvelle stratégie cohérente avec les objectifs de Trump et de ses alliés du Proche-Orient.

L’actuel shutdown partiel du gouvernement fédéral, qui a débuté le 21 décembre dernier, est devenu le plus long de l’histoire des États-Unis. Entre le dysfonctionnement des services et la non-rémunération des employés, les autorités politiques ne semblent pas être en mesure de trouver un accord pour mettre fin au blocus, le « mur » à la frontière avec le Mexique faisant toujours l’objet de confrontations.

Le plus récent carnage de Al Shabaab au Kenya, dans l’hôtel DusitD2 à Nairobi le mardi 15 janvier, a fait au moins 21 morts. Il rappelle que sa capacité d’organiser des attaques complexes sur des cibles de haute valeur n’a pas diminuée. Bien que le combat que mène ce mouvement somalien soit d’abord nationaliste, il risque de s’étendre aux pays voisins et à des problématiques sociales distinctes.

Au vu de l’amitié de longue date qui lie les deux pays, l’accueil grandiose réservé par Belgrade au président russe Poutine lors de sa visite du 17 janvier n’a rien de surprenant. La Russie veut porter à l’ONU les négociations entre la Serbie et le Kosovo pour pouvoir exercer une influence directe dans ce dossier. Cependant, l’initiative russe doit prendre en compte la réalité toujours plus pressante de l’adhésion prochaine de Belgrade à l’Union européenne, ainsi que le mécontentement croissant auquel fait face le gouvernement en poste.

Derrière le regain de tensions entre les États-Unis et la Turquie sur la question kurde, ce sont bien des logiques de fond touchant aux nouvelles conflictualités et aux interprétations des textes régissant les alliances de la Guerre Froide que l’on trouve  ; qu’il s’agisse de la nouvelle guerre hybride, du terrorisme ou de la doctrine America First. Et cela concerne au premier chef l’Europe, qui pourrait bien avoir une carte à jouer dans ces redéfinitions géopolitiques.