Amazon a engrangé en 2018 des profits records sur le territoire américain tout en ne payant aucun impôt dessus. C’est symptomatique de la facilité avec laquelle les multinationales sont aujourd’hui capables, tout à fait légalement, d’échapper à l’impôt. Depuis plusieurs années, les pays développés ont abandonné toute tentative de coopération dans la lutte contre les paradis fiscaux et se livrent au contraire une guerre fiscale à l’aide niches fiscales pour les entreprises.
Le refus du gouvernement allemand de suivre les États-Unis dans l’interdiction du matériel de Huawei pour des raisons stratégiques révèle la haute dépendance européenne à l’équipementier chinois et son retard dans la course au 5G. Une solution plus réaliste pourrait être la création d’une autorité européenne des télécommunications, pour sanctionner les opérateurs qui ne respectent pas ses règles.
Le 13 février, Juan Guaidó a nommé une nouvelle direction à la tête de la filiale aux États-Unis de l’entreprise nationale pétrolière PDVSA. Ce bras de fer entre Nicolás Maduro et Juan Guaidó est à analyser dans le contexte des sanctions américaines prononcées le 28 janvier dernier à l’encontre de la même compagnie, jusque-là très liée au régime de Maduro.
En guerre commerciale depuis mars 2018, les États-Unis et la Chine se sont réunis vendredi 22 février 2019, suite à une semaine de négociations, afin de dissiper leurs divergences et de parvenir à un accord avant le 1er mars dans le domaine commercial. Cependant, ce n’est pas la seule sphère dans laquelle les deux puissances s’affrontent. Les deux pays continuent à se positionner stratégiquement dans les différents pays d’Amérique latine et des Caraïbes, dans ce qui semble être une lutte pour l’hégémonie dans la région, et notamment, au Venezuela.
Au coeur de l’Europe de la Défense se trouve la question de la dissuasion nucléaire, dont la réponse est aujourd’hui confiée à l’OTAN. La prééminence des États-Unis sur cette question limite partiellement l’autonomie stratégique européenne, notamment en matière d’industrie. Le contexte géopolitique incertain ouvre un débat sur le rôle de la France, qui pourrait peut-être constituer une alternative au parapluie nucléaire américain.
Le commando des forces américaines en Afrique, Africom, a effectué un exercice conjoint avec les armées du G5 Sahel. En termes de participation et d’effectif, cette opération compte parmi les plus importantes de l’histoire de la présence militaire américaine sur le continent. En outre, elle témoigne de la stratégie annoncée par les autorités militaires américaines pour 2019, qui fait figurer cette région parmi les priorités, avec la Somalie.
Mi-février, deux événements internationaux importants ont mis l’accent sur l’avenir du Moyen-Orient. Les conférences de Varsovie et de Soči, parrainées respectivement par les États-Unis et la Russie, ont montré deux voies très différentes pour parvenir à une stabilisation régionale : d’une part, la tentative d’encercler l’Iran, à peine dissimulée par l’intention formelle de résoudre la question éternelle israélo-palestinienne ; de l’autre, la mobilisation d’un front hétérogène pour la fin de la guerre en Syrie. L’Europe, qui jusqu’à présent n’a pas été en mesure d’élaborer une stratégie indépendante, se positionne à mi-chemin.
Le sommet de Varsovie du 13 et 14 février a rassemblé 60 pays en présence du Vice-président et Secrétaire d’État américains. Le dossier iranien y a eu la part belle, signant la fracture entre les États-Unis et les européens , ces derniers s’opposant toujours à la stratégie de « pression maximale » de l’administration Trump, mais signant également le réchauffement israélo-arabe à la faveur d’une hostilité commune à la République Islamique.
La protection de la minorité copte : enjeu interne et international pour le pouvoir égyptien
MéditerranéeLe président al-Sissi cherche à légitimer son pouvoir et à justifier son autoritarisme, tant sur le terrain intérieur que sur la scène internationale, en s’affichant comme le défenseur des coptes, toujours aussi menacés par l’État islamique.
Les États-Unis préparent l’envoi d’une nouvelle cargaison d’aide humanitaire à la frontière du Venezuela et de la Colombie. Les forces armées américaines, qui soutiennent depuis longtemps les missions d’assistance humanitaire, envisagent pour la première fois de livrer elles-mêmes l’aide au Venezuela. Les 250 tonnes de fournitures d’urgence commenceront à arriver cette semaine à la ville frontalière de Cúcuta, où d’autres sont déjà stockées, en attente de livraison. Redoutant l’ingérence américaine, l’actuel président vénézuélien, Nicolás Maduro, n’entend pourtant pas les laisser entrer.