Résultat pour : trump


Le 17 avril, le gouvernement américain a annoncé une série de mesures contre Cuba, le Venezuela et le Nicaragua. Le secrétaire d’État Mike Pompeo a annoncé qu’il ne renouvellerait pas l’exemption du titre III de la loi Helms-Burton, également connue sous le nom de Freedom Act de 1996, et que la mesure entrerait en vigueur le 2 mai 2019. Cette nouvelle a été réfutée par le gouvernement cubain de La Havane et par la haute représentante de l’Union, Federica Mogherini. Bruxelles a publié une déclaration accusant les États-Unis de violer les engagements pris dans les accords UE/États-Unis.

Le leader de l’opposition vénézuélienne Leopoldo López, assigné à résidence depuis 2015, a été libéré mardi 30 avril à l’aube par Juan Guaidó et un groupe de militaires détracteurs du chavisme. Après cet acte symbolique, Guaidó a appelé la population à les rejoindre dans la perspective d’un soulèvement pour mettre fin au régime de Nicolas Maduro. En effet, depuis le 23 janvier dernier, Juan Guaidó s’est auto-proclamé, en tant que chef du Parlement, président de la République par intérim. Dès lors, un bras de fer entre les deux «  présidents  » s’est mis en place, dans un pays enlisé dans une grave crise économique, sociale et humanitaire. Si nombreux sont ceux qui, dès janvier, parlaient de l’armée comme un acteur clef dans le devenir de la crise institutionnelle, la fracture au sein de celle-ci ne semble éclater que trois mois plus tard.

Juan Guaidó, le Président de l’Assemblée nationale vénézuelienne et chef de l’opposition, a appelé au départ du Président Nicolas Maduro dans un vidéo ou il est apparu en compagnie d’hommes en uniforme. Nous avons cartographié les rapports de force internationaux dans le bras de fer au coeur de l’Etat vénézuelien.

Shinzô Abe a marqué une étape à Bruxelles jeudi 25 avril, pour un sommet UE-Japon dans le cadre de sa tournée de six pays – France, États-Unis, Canada, Italie et Slovaquie – en préparation du G20 en juin à Osaka. L’occasion de dresser un premier bilan du JEFTA (Japan-EU Free Trade Agreement) entré en vigueur en février 2019. Face à cela, cette rencontre a participé à ériger une image de front commun face aux menaces punitives américaines, et à échanger sur des inquiétudes partagées en amont de la visite du premier ministre japonais à Washington.

Europe Nouvelles routes de la soie OBOR BRI

La réponse européenne a longtemps tardé en raison des inquiétudes que suscite l’initiative chinoise. Cependant, alors que certaines puissances telles que les États-Unis tentent de s’opposer frontalement au projet chinois, l’Union européenne a choisi de développer un plan de connectivité qui pourrait être complémentaire à l’Initiative.

Un dossier synthéthique et quelques cartes pour saisir les limites l’un des dossiers les plus complexes de la géopolitique européenne.

La Commission allemande sur la croissance, les changements structurels et l’emploi a proposé en ce début d’année de sortir progressivement de l’économie charbonnée d’ici 2038. Dans un pays où le charbon et le nucléaire représentent à eux deux 55  % de la production d’électricité en 2016, cette décision pourrait conduire à un affaiblissement du système de production d’électricité. En ce sens, le ministre allemand de l’Économie Peter Altmaier a ouvert un cycle de discussion avec les ministères de l’énergie de 11 pays voisins afin de renforcer la coopération dans des domaines comme la sécurité de l’approvisionnement et le marché de l’électricité.

Lundi 8 avril, la Maison Blanche a annoncé que le corps des Gardiens de la Révolution était ajouté à la liste des entités terroristes. Dans les faits, cela revient à considérer la véritable armée iranienne, et l’un des principaux acteurs économiques du pays, comme une organisation terroriste, rendant tout commerce avec l’Iran extrêmement complexe, et des fuites en avant militaires plus probables. Quelle influence cette décision aura-t-elle sur la politique étrangère européenne  ? Une fiche exclusive pour fixer les termes du débat.

La France s’est opposée, seule en Europe, à la reprise des négociations commerciales avec les Etats-Unis. Cette prise de position interroge alors que ces discussions ont pour objectif d’éloigner le spectre d’une guerre commerciale. Si la raison officielle est la défense de l’accord de Paris, la posture française peut s’expliquer car la France a peu à perdre dans une guerre commerciale avec les Etats-Unis, mais potentiellement peu à gagner aussi à l’obtention rapide d’un accord, notamment à cause des demandes américaines sur le marché agroalimentaire. Contrepoint sur une prise de position qui résonne comme un coup politique à l’aube des élections européennes.