La course pour la succession à Theresa May est lancée au sein du parti conservateur, avec onze candidats et un favori, Boris Johnson, qui reprend la ligne suggérée par Donald Trump : sortie le 31 octobre, avec ou sans accord, et pas question de payer la facture de 44 milliards à l’Union avant un accord sur la future relation. Le jeu au Parlement n’en sera pas moins complexe, avec un risque de plus en plus grand de transformer la crise politique en crise constitutionnelle.
Le 4 juin, à Bruxelles l’ambassadeur des États Unis auprès de l’Union Gordon Sondland a organisé un dîner dédié aux “meilleurs amis” de Washington. Aux côtés de Federica Mogherini et de Jared Kushner, s’est réuni tout un cortège cortège de responsables politiques des pays de l’Europe de l’Est et Centrale : le président polonais Andrzej Duda, la première ministre roumaine Viorica Dǎncilǎ et le nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky. Cette réunion informelle souligne un fait : l’Europe Centrale et de l’Est est le centre des intérêts sécuritaires américains en Europe. Les pays sont toujours réunis par le même ennemi : la Russie.
La visite prochaine en Iran du premier ministre japonais, Shinzo Abe, est vue par Téhéran comme par Washington comme une opportunité de mettre fin à l’escalade dans le Golfe persique. Le Japon, fort de sa bonne image en Iran comme aux États-Unis, s’impose donc en médiateur, laissant les européens à l’écart et isolés dans leur soutien au JCPOA.
Le retrait des conseillers stratégiques russes du Venezuela : un coup porté au régime de Maduro ?
Amériques Asie septentrionaleUn article du Wall Street Journal révèle que la Russie a décidé de retirer des conseillers stratégiques employés par la compagnie étatique russe Rostec, vitaux pour la survie du régime du président vénézuélien Nicolas Maduro. Cependant, Moscou s’est empressée de réaffirmer le soutien de Moscou à Maduro. En réalité, le départ des hommes de Rostec ne représente pas un revers majeur pour le régime vénézuélien mais davantage une transition dans l’approche de la Russie envers le Venezuela. Le soutien militaire de la Russie sera dorénavant assuré par le Service Fédéral pour la Coopération Militaire et Technique de la Russie (FSVTS), signe d’un intérêt géopolitique et non plus économique.
Le 30 mai est la date officielle de lancement de la Zone de libre échange pour l’Afrique (AfCFTA), l’un des piliers de l’Union africaine. La fin de toutes les barrières commerciales entre les États du continent n’est cependant que la première étape du processus d’intégration, dont la durée n’a pas encore été définie. De plus, la plus grande zone de libre-échange du monde n’inclut pas pour le moment le Nigéria. Un autre problème non résolu est de savoir comment intégrer l’AfCFTA dans les politiques de la Chine et de l’Union.
Les incohérences de la nouvelle stratégie américaine pour lutter contre l’immigration illégale à la frontière mexicaine
ÉconomieDonald Trump veut utiliser la menace douanière afin de forcer le Mexique à lutter plus fortement contre l’immigration illégale à la frontière. Si elle est inédite et probablement habile d’un point de vue électoral, cette stratégie pose des problèmes légaux touchant aux limites du pouvoir exécutif. De plus et surtout, elle pourrait être aussi contre productive.
60 % des citoyens roumains font confiance au Parlement européen, contre 24 % pour le parlement national et 23 % pour le gouvernement. La Roumanie est le pays où la pression des institutions européennes pour préserver l’État de droit et continuer la lutte contre la corruption, a porté fruit.
La Russie concentre actuellement l’attention des services de renseignement des pays occidentaux, en particulier dans les moments électoraux que Moscou pourrait chercher à influencer. La Russie s’est-elle intéressée à ces élections européennes ? Pas beaucoup. Bien qu’elles aient été une vitrine pour les partis souverainistes, leur impact concret ne modifiera pas les relations entre l’Europe et la Russie. Moscou se contente d’assister au déclin relatif du continent. Un déclin que ces dernières élections semblent remettre en cause.
Des divisions persistantes dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU
Afriques SubsahariennesLe 29 mai, l’ONU célébrait la journée des Nations Unies pour les missions de maintien de la paix, consacrée à la mémoire des personnes tuées sur le terrain et à la définition des perspectives d’avenir dans les pays où intervient l’ONU. L’analyse de l’état actuel des missions confirme la tendance actuelle à une contribution très polarisée : les pays du « Nord » sont associés à un soutien logistique et financier, tandis que les pays du « Sud » fournissent l’essentiel des forces déployées. Cette tendance est également confirmée pour les opérations régionales. Cependant, les contributions financières ont diminué.