Résultat pour : trump


L’attaque de Tajoura par les forces aériennes de Khalifa Haftar, qui a causé la mort d’au moins 44 migrants logés dans le centre de détention, a ouvert un nouveau front diplomatique inattendu. Cela représente une véritable «  ligne rouge  » pour les diplomaties internationales et les autres acteurs actifs sur le terrain. Parmi ceux-ci, on trouve l’axe États-Unis-Émirats arabes unis, défini par une forte coopération en matière de défense qui pourrait s’envoler étant donné l’ambiguïté d’Abou Dhabi sur le scénario libyen. L’incapacité de Washington à maintenir l’équilibre en Libye apparaît de plus en plus évidente.

La nomination de Josep Borrell, ministre espagnol des Affaires étrangères, comme Haut représentant de l’Union pour la politique étrangère, pourrait avoir des conséquences à long terme non seulement pour la diplomatie Espagnole, mais aussi pour l’Union. Le premier défi pour le nouveau chef de la diplomatie européenne sera comment concrétiser une aspiration à une «  autonomie stratégique  ».

Lors de l’ouverture de la neuvième législature du Parlement européen, les députés du Brexit Party ont tourné le dos à l’hémicycle pendant qu’y retentissait l’hymne européen. Ainsi, Farage et ses homologues portent à l’échelle internationale une stratégie développée comme moyens de contestation à l’échelle infranationale, tout en se basant sur une hypothèse contestable  : celle de l’Union comme un «  super-État  ».

Dans ce discours prononcé le 9 mai 2019, Timothy Snyder relisait 70 ans d’histoire européenne à l’aune d’une question essentielle  : «  qu’y a-t-il après l’empire  ?  » et mettait les Européens face à un dilemme crucial pour envisager leur avenir  : choisiront-ils de s’appuyer sur leurs mythes ou d’affronter leur histoire  ?

«  La conquête du pouvoir semble résumer une action politique en butte à l’immédiateté, qui n’est plus capable d’échapper aux visions de (très) court terme. L’affolement les entretient et rend presque impossible une intentionnalité politique de long terme.  »

Dans le contexte du bras de fer sur le navire Sea Watch, le Ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini menace l’Europe de faire sauter le règlement de Dublin et les accords de Schengen, en fermant les frontières italiennes avec la Slovénie. En particulier, sur le table du gouvernement se trouverait un plan pour la construction d’une vraie barrière physique, sous prétexte d’arrêter les flux migratoires illégaux le long de la route des Balkans.

Depuis le 4 avril, l’Armée nationale libyenne du général Haftar a lancé une attaque contre Tripoli où siège un gouvernement reconnu par les Nations Unies et particulièrement soutenu en Europe par le gouvernement italien. Selon des sources proches du dossier, Haftar se préparerait à lancer l’attaque finale, après avoir réussi à ouvrir un second front à Syrte, en affaiblissant les forces de Misrata qui défendent Tripoli.

Alors que les menaces d’intervention militaire américaines en Iran se précisent dangereusement depuis l’attaque des pétroliers en Mer d’Oman le 13 juin et la destruction d’un drone américain par les forces iraniennes le 20 juin, une autre bataille se joue bien loin des côtes iraniennes. La diaspora iranienne aux États-Unis se trouve au milieu d’une véritable bataille d’opinion que se livrent différents groupes cherchant à influer sur la politique américaine face à l’Iran.