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Photo Comprendre le référendum au Chili, conversation avec Marco Enríquez-Ominami politique latino-américaine contemporaine constitution chilienne Amérique latine manifestations Sebastian Piñera Grupo de Puebla poltiique intérieure

Après la victoire du MAS en Bolivie la semaine dernière, on assiste à une redéfinition de la gauche en Amérique latine. Marco Enríquez-Ominami, le spin doctor de la politique latino-américaine contemporaine, qui proposait dès 2013 de changer la Constitution chilienne, revient avec nous sur l’importance du référendum au Chili et le rôle central du Grupo de Puebla.

Aujourd’hui, vendredi 31 juillet, le président chilien Piñera prononcera son discours annuel (Cuenta Pública del Presidente de la República de Chile) devant le Congrès national.

Près de quatre mois après le «  18O  » – désignant le 18 octobre 2019, date de début de la contestation –, le Chili ne parvient toujours pas à retrouver la paix. Ce qui avait commencé comme une manifestation contre l’augmentation du prix du ticket de métro s’est révélé être une crise sociale sans précédents qui s’est étendue à de nombreux secteurs qui rendent le gouvernement et ses institutions fragiles. Les Chiliens n’exigent pas seulement des changements structurels du système politique, social et économique, responsable de l’inégalité croissante qui affecte le pays, mais aussi une nouvelle Constitution. Le dernier rapport d’enquête de la CEP, publié en janvier 2020, a révélé que l’administration du président Sebastián Piñera disposait seulement de 6  % d’approbation, le plus faible pourcentage obtenu par un président depuis le retour à la démocratie.

La crise chilienne a surpris le monde entier puisque le Chili a longtemps été considéré comme un «  oasis de paix  » au milieu du continent. Il a même servi de modèle régional. Cette détonation soudaine vient révéler que cette prospérité n’a pas bénéficié à tous les Chiliens dans un pays où les inégalités n’ont cessé de se creuser. Nous en discutons avec l’homme politique et cinéaste Marco Enríquez-Ominami.

Quinze jours après l’annonce de l’augmentation du prix du métro, la capitale Santiago du Chili a été le théâtre de violentes manifestations réprimées par les forces de l’ordre et qui ont déjà fait sept morts. Après une journée de protestations intenses sur fond d’agitation sociale révélant un problème structurel profond, le président Sebastián Piñera a déclaré dimanche 20 octobre  : «  Nous sommes en guerre contre un ennemi puissant, implacable, qui ne respecte rien ni personne, et qui est prêt à faire usage de la violence et de la délinquance sans aucune limite  ».

Suite à la renonciation du Brésil à accueillir la COP25, le Chili a été élu pour abriter l’événement qui se tiendra du 2 au 13 décembre 2019 dans sa capitale Santiago. L’organisation de la COP25 n’a pas échappé à la critique et aux difficultés, notamment liées à l’infrastructure et au temps dont dispose le pays pour organiser ce conclave mondial qui réunira des représentants de plus de 196 pays. Pourtant, le pays reste attaché à la préservation de l’environnement et au développement des énergies renouvelables  : le président Sebastián Piñera vient d’annoncer l’intention du gouvernement de fermer les huit plus anciennes centrales au charbon d’ici 2024. Avant 2040, il ne devrait plus en rester aucune en fonctionnement.

Jeudi 11 avril 2019, le parti conservateur chilien de l’Union Démocrate Indépendante (UDI) a demandé au gouvernement de Sebastián Piñera d’accélérer le débat sur le projet de loi pour réformer la Loi 18.314, dite «  loi antiterroriste  », introduite sous la dictature de Pinochet contre les insurrections mais utilisé à plusieures reprises contre les peuples autochtones, notamment les Mapuches  : une utilisation pour lequel le Chili a été condamné pour la Cour Interaméricaine des droits de l’Homme. Une fiche qui résume les points centraux de cette querelle.

Mercredi 14 novembre, à Temuicuicui, au sud du Chili, un jeune Mapuche a été tué en marge d’une opération des forces spéciales visant à trouver des Mapuches qui auraient été impliqués dans un vol de voitures. Le gouvernement a qualifié la mort d’“incident déroutant”, alors que la presse internationale la considère comme un meurtre. Depuis, des manifestations ont lieu dans le pays en faveur des Mapuche. La tension entre les Mapuches et le gouvernement ne cesse d’augmenter.

L’idée d’un âge d’or de la coopération internationale en matière économique est un mythe — à l’échelle globale, l’intervention d’entités supranationales dans la vie économique des États ne date pas des institutions de Bretton Woods. Nous vivons toujours dans une ère de gouvernance économique globale construite au lendemain de la Première Guerre mondiale  : comment en sortir  ?