Résultat pour : poutine


Après le deuxième tour de l’élection présidentielle, le dimanche 21 avril, Volodymyr Zelensky est devenu le président le plus jeune de l’Histoire de l’Ukraine, et celui dont le score fut le plus haut. Un succès qui découle de certains appuis importants, d’une image dynamique et novatrice et, surtout, d’une campagne électorale bien maîtrisée. La composition de son électorat ne doit toutefois pas induire en erreur  : s’il est vrai que pour les russophones de l’Est, le choix de voter pour l’ancien comédien était une fatalité, on ne peut pas dire que son élection signifie nécessairement une amélioration des relations diplomatiques avec la Russie. Même à la lumière de la crise des visas de ces dernières heures, l’idée d’identifier Zelensky en tant qu’homme de Poutine semble sans fondement.

La semaine dernière nous avons suivi l’incendie qui à partir de 18h50 du soir du 15 avril a détruit une bonne partie de la toiture de Notre-Dame. L’émotion chorale, internationale, transclasse a fait de l’incendie un événement mondial. La question centrale que l’événement soulève est celle du sens politique du christianisme.

Le 16 avril 2019, la justice russe a jugé Frode Berg, un retraité norvégien arrêté en décembre 2017, accusé d’avoir transmis des informations secrètes sur l’armée russe au gouvernement norvégien. L’affaire contribue à aggraver les relations entre les deux pays, dans un contexte de soupçons croissants. Signaux faibles d’équilibres en mutation dans la région Baltique.

Le Forum International Arctique, qui a eu lieu le 9-10 avril à Saint Pétersbourg, a montré la claire intention de la Russie d’intensifier le développement économique en direction de la région, d’importance stratégique pour Moscou, et l’intérêt des pays riverains dans la coopération circumpolaire. Signaux faibles de l’internationalisation croissante des enjeux arctiques.

Les élections présidentielles du 31 mars ont confirmé les prévisions des sondages  : le comédien Zelen’skyj a remporté le premier tour qui demeure le favori, suivi de loin par Porošenko, candidat à sa propre réélection. Sans la Crimée et une partie du Donbass, la géographie électorale a changé au détriment des russophones, sans pourtant favoriser le président sortant. Une brève synthèse sur cette séquence en vue du 21 avril, date du second tour.

Le désaccord qui s’est déclaré au sein du gouvernement italien au sujet de la signature de du mémorandum d’accord avec la Chine, en vertu duquel Rome intègre le projet des «  nouvelles routes de la soie  », démontre combien la Ligue, malgré ses messages populistes, se positionne dans les faits de plus en plus comme le garant de l’atlantisme et du statu quo. Une évolution à suivre au regard des élections européennes.

Le 14 mars 2019, une loi régissant la relocalisation du siège social de la banque russe International Investment Bank (IIB) depuis Moscou vers Budapest a été votée par le parlement hongrois. L’accord entre la Russie et la Hongrie, qui garantit de nombreuses immunités exceptionnelles à la banque, à ses activités et à ses employés, pose des sérieux problèmes de sécurité au pays mais aussi à l’Union Européenne.

Bruxelles est en émoi après la découverte, grâce à un scoop de Radio Free Europe, d’une « infiltrée » russe au sein des institutions européennes. Il s’agit d’Elizaveta Peskova, fille du célèbre porte-parole du Kremlin Dmitrij, très loyal de Poutine. La jeune fille a été embauchée par l’eurodéputé français Aymeric Chauprade, ouvertement pro-russes et jusqu’à récemment proche de Marine Le Pen. L’affaire Peskova rouvre le débat sur la sécurité des institutions européennes mais surtout sur les intrusions de Moscou dans la politique de l’Union.

Mi-février, deux événements internationaux importants ont mis l’accent sur l’avenir du Moyen-Orient. Les conférences de Varsovie et de Soči, parrainées respectivement par les États-Unis et la Russie, ont montré deux voies très différentes pour parvenir à une stabilisation régionale  : d’une part, la tentative d’encercler l’Iran, à peine dissimulée par l’intention formelle de résoudre la question éternelle israélo-palestinienne  ; de l’autre, la mobilisation d’un front hétérogène pour la fin de la guerre en Syrie. L’Europe, qui jusqu’à présent n’a pas été en mesure d’élaborer une stratégie indépendante, se positionne à mi-chemin.