L’approbation par le gouvernement italien d’une mise à jour de la loi de bilan expansive, à 2,4 pour cent du PIB, a causé une réaction négative en bourse et la croissance du spread, renforçant les peurs sur la solidité financière du pays. Commence alors une partie d’échec entre la Commission européenne et le gouvernement populiste.
Un accord entre Chypre et l’Egypte pour la construction d’un gazoduc entre les deux pays, qui amènera le gaz en Egypte pour être liquéfié, pourrait porter un coup au projet EastMed et témoigne du rôle croissant de l’Egypte dans la commercialisation du gaz dans la méditerranée orientale.
Si l’année 2017 avait mis sur le devant de la scène internationale le premier ministre libanais Saad Hariri, 2018 a vu la réapparition du président Michel Aoun dans le débat public. Personnage clé de la politique libanaise, il fut élu en 2016, au 46ème tour de l’élection présidentielle, après deux années d’impasse politique. Dans un entretien publié par Le Figaro dimanche 23 septembre 2018, il en a profité pour partager sa vision de la politique à mener à l’intérieur et à l‘extérieur du pays, l’occasion pour lui de s’adresser à l’Europe.
Le débat public turc est focalisé autour d’un avion Boeing 747 offert, selon Erdoğan, par l’émir du Qatar et que l’opposition critique pour son coût excessif pour les finances publiques dans une situation de crise économique. Le “don”, avec la promesse du Qatar de fournir 15 milliards de dollars d’investissements, témoigne de la nouvelle relation renforcée entre les deux pays, possible contrepoids á la crise diplomatique avec les États-Unis.
Pendant une rencontre entre Erdoğan et Abe aux Nations Uni, les deux pays ont confirmé leur volonté de conclure un accord de libre-échange. En effet, la Turquie, carrefour entre Asie, Europe et Afrique, représente un marché intéressant pour le Japon, qui y a déjà beaucoup investi.
La balkanisation sans fin de l’ex-Yougoslavie semble n’avoir pas de fin, et comme une matryoshka, chaque État semble en contenir d’autres en son sein. Un scénario médiéval, qui promet de sérieuses difficultés sur la voie de l’adhésion à l’Union de la candidate Bosnie-Herzégovine.
L’approbation par le Congrès espagnol de l’exhumation des restes de Francisco Franco pour le transférer du mausolée de la Valle de los Caídos vient mettre fin, pour le moment, aux débats perdurants sur la mémoire historique de la dictature et de la guerre civile.
Le référendum sur le changement de nom de la Macédoine a lieu dimanche dans le pays. Les tensions sont allées crescendo depuis l’été, entre manifestations violentes en Grèce, oppositions politiques à cran et une surveillance internationale accrue.
Une semaine intense pour le Chancelier autrichien, aux prises avec ses relations délicates avec l’Italie, un cadre politique intérieur agité et des attentes déçues à Salzbourg, où les chefs d’État et de gouvernement européens se sont réunis pour un sommet informel qui aurait dû constituer un changement radical sur deux dossiers clés : Brexit et immigration.
Le référendum qui demandera aux citoyens macédoniens d’accepter ou de rejeter l’accord conclu avec la Grèce sur le nouveau nom du pays en échange de son adhésion à l’Otan et à l’Union pourrait s’avérer historique pour le nouvel ordre géopolitique qu’il créerait dans les Balkans, même si celui-ci est confronté à l’obstacle continu du nationalisme dans cette région.