Nordiques


Tout au long de cette semaine électorale, Le Grand Continent vous propose une couverture inédite des résultats du seul scrutin continental au monde. Chaque jour, les correspondants du Grand Continent vous proposeront un aperçu des enjeux à venir, pays par pays. Aujourd’hui, on commence par les premiers deux Etats membres à voter: le Royaume-Uni et les Pays-Bas.

Alors que les négociations sur le Brexit entre le parti Conservateur et le parti Travailliste ont échoué, le nom de Boris Johnson est désormais le plus en vue à Londres pour succéder à Theresa May. L’ancien maire de Londres est le favori des militants tories, inquiets de la poussée du Brexit Party de Nigel Farage, donné en tête dans tous les sondages à la veille des Européennes.

Depuis quelques mois, le Luxembourg s’est engagé à rendre gratuit dès 2020 tous ses transports en commun. Si cette mesure est ambitieuse et innovante à cette échelle, elle n’est cependant pas inédite. En effet, depuis le début de l’année 2013, Tallinn est la première capitale de l’Union à proposer les transports en commun gratuits à ses habitants. Bien que cette démarche novatrice se développe originellement pour des raisons économiques (dans un contexte post-crise 2008), elle relève également d’enjeux sociaux, politiques, environnementaux et territoriaux tout aussi centraux.

À l’occasion d’une réunion ministérielle du Conseil de l’Arctique, Mike Pompeo a délivré un discours remarqué, évoquant la « nouvelle ère d’engagement stratégique » dans laquelle serait entrée la région. Le ton est donné pour la suite de son propos qui épingle la Chine, la Russie, mais évoque aussi les passages maritimes… sans évoquer des changements climatiques.

Pour la première fois, la réunion entre les ministres des Affaires étrangères des huit pays membres du Conseil de l’Arctique s’est conclue sans une déclaration commune, à cause de l’opposition des États-Unis à la référence au changement climatique. Si la querelle dérive d’une approche plus intransigeante de Washington, elle est plutôt isolé, puisque les autres pays de la régions souhaitent maintenir le dialogue ouvert et calmer les tensions.

Alors que le Conseil de l’Arctique a connu des remous cette semaine, nous avons rencontré celle qui a été la première femme à présider le Parlement sami de Norvège, Aili Keskitalo. Elle livre ses analyses sur la fonction et le rôle des minorités indigènes dans l’Arctique. Au-delà des forts liens unissant les divers peuples du cercle polaire, de la Russie à l’Alaska, l’exemple sami montre comment les minorités de l’Arctique cristallisent certains blocages de l’Union européenne et de la gouvernance régionale.

L’Écosse revendique désormais ouvertement la volonté d’organiser un second référendum sur l’indépendance si le Brexit se confirme. Alors que Londres travaille à son divorce avec Bruxelles et que Theresa May a déclaré à plusieurs reprises que son gouvernement n’autoriserait pas un second référendum après celui de 2014, elle ferait face à l’hypothèse d’un divorce interne au Royaume-Uni.

Lors des élections locales britanniques qui ont eu lieu le 2 mai 2019, les deux principaux partis, Conservateur et Travailliste, ont subi une défaite dans de nombreuses circonscriptions au profit des Libéraux-Démocrates, des Verts ou encore de partis indépendants. Cela illustre la fragmentation de l’échiquier politique britannique, miné par les longues négociations sur le Brexit, mais reflète aussi une tendance présente dans d’autres pays européens comme l’Allemagne ou l’Espagne.