Méditerranée


L’adhésion de l’Italie aux Nouvelles routes de la Soie reste au centre des controverses internationales, alimentées à la fois par les États-Unis et par les principaux partenaires européens de Rome. Ces derniers ont cependant déjà ouvert leurs portes à la Chine sans investir l’Union européenne dans leur choix : les doutes sur l’initiative italienne sont justes mais tardifs. Concrètement, le mémorandum d’accord signé par Conte et Xi Jinping ouvre de nombreuses perspectives, et pas seulement pour les entreprises.

Le désaccord qui s’est déclaré au sein du gouvernement italien au sujet de la signature de du mémorandum d’accord avec la Chine, en vertu duquel Rome intègre le projet des « nouvelles routes de la soie », démontre combien la Ligue, malgré ses messages populistes, se positionne dans les faits de plus en plus comme le garant de l’atlantisme et du statu quo. Une évolution à suivre au regard des élections européennes.

Et si le cycle des Printemps arabes que l’on pensait achevé resurgissait en Algérie ? Sous la pression populaire, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a annoncé le 11 mars qu’il ne briguerait pas de cinquième mandat, promettant de mettre en œuvre la transition démocratique exigée par les manifestants. Cet article esquisse une généalogie de la crise politique algérienne la plus importante depuis 2002 et la fin de la guerre civile.

Alors que plusieurs risques de déstabilisation régionale se font jour dans le voisinage égyptien, avec les situations algérienne et soudanaise, le président Al-Sissi n’a pas caché ses inquiétudes lors d’une intervention télévisée. Mais c’est surtout l’exemple que pourrait donner une issue pacifique et démocratique à de larges manifestations populaires qui fait tressaillir le pouvoir du Caire.

En Italie, les réactions à la lettre du président français Emmanuel Macron ont été plutôt tièdes, tant dans les journaux (dont quelques-uns seulement ont commenté positivement ou négativement ses propositions), qu’au gouvernement, ouvertement opposé au président français. Pourtant, cette indifférence semble indiquer un refroidissement des tensions entre Rome et Paris.

Le 11 février 2019 le groupe de travail pour l’évaluation des projets, dirigé par l’ingénieur Marco Ponti, a émis un avis négatif concernant la poursuite des travaux de la nouvelle ligne Turin – Lyon. Un jugement qui s’appuie non seulement sur l’analyse coûts/bénéfices (ACB), mais aussi sur une analyse technique et réglementaire du projet, selon laquelle l’interruption des travaux et le paiement d’une amende serait l’option la plus profitable économiquement.