Les récentes déclarations de responsables militaires français sur les scenarii auxquels l’armée française pourrait faire face, ainsi que des indices qui se précisent sur une réduction de l’effort américain en Afrique, ont semblé annoncer une accélération de la bascule du point focal des stratégies de Défense occidentales, des conflits asymétriques vers le retour de la perspective de conflits de haute intensité.
La coalition gouvernementale belge est divisée après le refus des nationalistes flamands de soutenir la ratification du Pacte de l’ONU pour les migrations.
Comme en témoignent les récentes conférences d’Oslo et de Kigali, le soutien de la communauté internationale à l’augmentation des investissements en faveur de la santé des enfants, des adolescents et des femmes est encore un succès en demi-teinte. Malgré l’accroissement des efforts déployés à l’échelle mondiale pour accroître les fonds destinés à la santé des enfants, des adolescents et des femmes, on est aujourd’hui confrontés à des divisions politiques et à des inégalités entre les sexes qui continuent d’entraver les progrès.
La question de la construction du gazoduc transcaspien reste en suspens. Ce projet permettrait au Turkménistan d‘exporter son gaz vers l‘Europe et donc de diversifier sa clientèle, aujourd’hui essentiellement chinoise. Le gazoduc traverserait la mer Caspienne pour venir se brancher sur le gazoduc transanatolien reliant l‘Azerbaïdjan à l‘Europe, en passant par la Turquie. Mais la Russie et l‘Iran mettent leur veto sur ce projet.
Eurostat a publié les chiffres de la croissance du PIB et de l’emploi au troisième trimestre 2018. La croissance européenne a ralenti depuis l’année dernière, principalement à cause de ses locomotives : l’Allemagne, la France et l’Italie. La situation en Allemagne est plus mauvaise que prévue originellement et son PIB a en réalité reculé au troisième trimestre tandis que l’Italie est le pays européens ayant le moins crû depuis l’année dernière. Les pays d’Europe de l’est ont profité au contraire d’une croissance insolente.
La Roumanie s’apprête à présider le Conseil de l’Union du 1er janvier au 30 juin 2019. Cette tâche, qui requiert du pays assurant la présidence de grandes compétences en négociation, une organisation très lourde et une excellente formation de ses cadres, est pour Bucarest une charge très importante. Le pays demeure attaqué pour ses résultats décevants concernant la corruption et l’État de droit, et ses divisions politiques internes risquent de porter atteinte à son travail.
Nous avons rencontré Marc Abélès, anthropologue spécialisé dans l’analyse et la compréhension des institutions et des pratiques politiques. Il nous délivre ici ses réflexions sur la naissance de l’Union européenne, son fonctionnement et son avenir.
La pollution de l’air est une question peu discutée mais de plus en plus importante à l’échelle mondiale. Elle est responsable de la mort prématurée de sept millions de personnes chaque année, principalement dans les pays en développement. Du fait de la sensibilisation grandissante à ce sujet, la communauté internationale s’est réunie lors de la première Conférence Globale sur la Pollution de l’Air et la Santé de l’OMS afin de prendre des engagements volontaristes pour combattre ce fléau. Largement liée à la lutte contre le réchauffement climatique, l’évolution vers air plus pur, vers l’égalité en termes de soins de santé et vers une économie plus verte est freinée par l’absence d’accord intergouvernemental sur ces questions.
En anticipation du Brexit, on pourrait assister à une vague modérée d’acquisitions étrangères dans le secteur financier en Europe. Ce mouvement suit celui de relocalisation des grandes banques d’investissements étrangères à Paris ou à Francfort. Il contraste aussi avec le mouvement de consolidation observé en Grande Bretagne où les entreprises ont, pour se préparer au Brexit, renforcé leur part de marché. Les régulateurs européens et britanniques ont leur mot à dire dans ces évolutions contraire.
La Suède mène actuellement l’opposition européenne à l’introduction de la taxe sur les géants du numérique, un projet porté par la France. Cette taxe devrait s’appliquer dès janvier 2019 aux entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 750 millions d’euros dans le monde et supérieur à 50 millions d’euros dans l’Union. Les milieux économiques suédois font pression sur le gouvernement pour maintenir cette position.