Vendredi 15 mars, les étudiants européens ont manifesté leur mécontentement face au changement climatique. Comme dans plus de 120 pays dans le monde, près de 10 000 étudiants ont marché dans les rues de la capitale irlandaise jusqu’à arriver devant le Parlement, Leinster House, en demandant un changement immédiat dans la politique nationale.
Spotify a déposé une plainte auprès de la Commission Européenne contre l’abus de position dominante d’Apple sur sa plateforme d’applications. Cette plainte a lieu dans un contexte où la question de la régulation des “big tech” attire de plus en plus d’attention en Europe et outre-atlantique.
Le futur de la politique de concurrence de l’Union Européenne face aux enjeux du numérique
NumériqueUne journée consacrée aux politiques de concurrence organisée à la Commission Européenne a permis à des politiciens et à des économistes de réfléchir ensemble aux défis posés par le numérique.
Tandis que le ministre des finances Bruno Le Maire met en place sa taxe GAFAM sur le chiffre d’affaires des géants du numérique, une tribune signée par intellectuels et politiques proches de la gauche réclame une réforme plus ambitieuse encore : un nouveau schéma de taxation des bénéfices au niveau international.
La résolution adoptée par le Parlement européen contre la Russie est l’une des plus sévères jamais adoptées. Dans le collimateur, l’ingérence de Moscou en Ukraine, au Moyen-Orient et dans l’Ue elle-même, qui craint de nouvelles manipulations possibles lors des prochaines élections européennes. Mais les plus grandes préoccupations, exprimées seulement en partie dans le document, concernent l’évolution du projet contesté Nord Stream 2. L’analyse du vote de la résolution met en évidence des convergences politiques singulières et une attitude envers la Russie qui varie d’un pays à l’autre. Le cas de l’Italie est peut-être celui qui laisse les réflexions les plus ouvertes.
Une étude du CEP, un think tank allemand libéral, affirme que l’Euro a coûté à chaque français plusieurs dizaines de milliers d’euros. Le problème est que ce chiffre est … faux. Le GEG | économie a trouvé de grossières erreurs méthodologiques qui disqualifient la démarche du CEP et laissent planer le doute sur sa bonne foi. Mais au-delà de la mise au point statistique, cette séquence révèle des points intéressants, tant sur les positions de la droite libérale allemande que sur les structures du débat public français. Le GEG | Économie vous en propose une synthèse en dix points.
Politique commerciale ou politique de concurrence ? Les ambiguïtés d’une lettre aux Européens…
PolitiqueDans sa lettre aux Européens, Emmanuel Macron se propose de rendre à l’Europe des frontières véritablement protectrices, notamment en assurant les conditions d’une “juste concurrence” dans le commerce international. En visant ainsi les entreprises d’État chinoises, accusées de recevoir des aides d’État et de ne pas respecter les normes européennes, ainsi que les GAFA, accusés de fraude fiscale, le président français prend une position qui devrait être populaire dans toute l’Europe. Mais les remèdes proposés par Paris le seront ils autant ?
Emmanuel Macron a défendu dans sa lettre aux Européens l’introduction d’un salaire minimum européen. Néanmoins, cette mesure est impossible à traité constant et impliquerait une transformation significative de la politique sociale de plusieurs pays européens. C’est donc une petite révolution sociale qui est annoncée ici et le niveau même d’un potentiel salaire minimum devrait y jouer un rôle important.
Dans le paragraphe “Protéger notre continent”, Emmanuel Macron a abordé un de ses principaux chevaux de bataille : la défense. Parmi les ambitieuses propositions du président, un “traité de sécurité et défense” pour une protection mutuelle, l’association avec le Royaume-Uni et une augmentation des dépenses. Des idées qui s’appuient sur des solutions déjà avancées, mais dont le succès et l’efficacité future sont encore à vérifier.
Dans sa lettre aux « citoyens d’Europe », Macron estime qu’il faut renforcer la coopération européenne en matière sociale, insistant sur la nécessité de mettre en place un salaire minimum européen. Mais cette proposition est-elle réalisable en l’état actuel du droit européen ?