Bulles

Long format

L’atmosphère paisible de Francfort-sur-le-Main est déjà perturbée par les tensions qui président à la nomination du successeur de Mario Draghi à la Banque centrale européenne (BCE) en octobre. Celles-ci traduisent tout à la fois des oppositions entre mesures prédéfinies et attention aux évolutions du marché, entre retour aux sources et appel à la créativité. Surtout, le processus de nomination témoigne de logiques politiques et nationales qui interrogent sa réalisation à l’échelle pertinente. Le Programme GEG | Économie propose dix points pour donner un sens à ces débats.

Viktor Orbán et son parti néonationaliste FIDESZ, suspendus du Parti populaire européen, semblaient prêts à le quitter pour rejoindre l’une des formations eurosceptiques au Parlement européen. Confronté à la difficulté de s’imposer à l’échelle continentale, le premier ministre hongrois semble faire volte-face.

La renonciation du Fidesz, du PiS et du Brexit Party met fin aux ambitions de Matteo Salvini de se mettre à la tête d’une alliance unitaire de la droite eurosceptique européenne, la “Ligue des ligues”. Parmi les raisons ayant conduit à cet échec, il y a des motivations personnelles, des tactiques politiques et un positionnement international. Mais surtout, Salvini souffre de son incapacité à négocier au niveau européen et à trouver un message unifié avec des partenaires potentiels.

La percée des partis Verts aux élections européennes laisse prévoir un changement de long terme de la politique européenne  : le climat et les politiques environnementales sont désormais des questions centrales pour le nouveau Parlement. On devrait s’attendre une politique plus “verte” pas seulement dans les dossiers éminemment “écolos”, mais aussi sur d’autres questions stratégiques, comme le commerce, l’énergie ou l’agriculture.

Au vue des avancées des initiatives en faveur de l’Europe de la défense, des responsables américains ont menacé l’Union de sanctions économiques, au travers d’une lettre adressée à la chef de la diplomatie européenne, concernant les conditions d’accès des entreprises américaines aux financements de ces initiatives et la possibilité d’y participer. Les américains dénoncent une duplication au niveau de l’OTAN. Mme Mogherini a été sommée de répondre avant le 10 juin sous peine de sanctions économiques.