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De nombreux dirigeants européens mettent en avant la politique commerciale comme outil important dans la lutte contre le changement climatique. Un rapport du Service de Recherche du Parlement européen (EPRS) publié ce mercredi 9 octobre remet en cause l’efficacité de cette approche. Dans un contexte médiatisé d’incendies en Amazonie, les dirigeants français et irlandais ont appelé cet été à faire pression via la signature du traité de libre-échange de l’Union européenne avec le Marché commun du Sud (Mercosur) afin d’imposer le respect des engagements de la COP21, utilisant par là les ressorts de la politique commerciale. Cette dernière est-elle réellement un levier efficace de politique climatique étrangère  ? Comment la mobiliser à l’échelle européenne  ?

Le 18 octobre, les sanctions de l’OMC contre l’Europe vont être mises en œuvre par les États-Unis, concernant un conflit ancien entre Airbus et Boeing. Ces sanctions n’entrent pas dans la même logique que celles relatives aux tensions sino-américaines  : il s’agit plutôt d’une question microéconomique, non politique.

Le Vice Président néerlandais d'Ursula van der Leyen Green New Deal

Figure incontournable de la vie politique néerlandaise, Frans Timmermans est l’un des nouveaux vice-présidents exécutifs de la nouvelle Commission européenne. Dans sa lettre de mission, la Présidente Ursula von der Leyen lui a confié la responsabilité de mettre en œuvre l’immense et ambitieux chantier du Green Deal Européen. Lors de sa visite à Columbia University le 10 septembre 2019 à New York, nous avons pu recueillir ses perspectives sur ses ambitions environnementales pour l’Union Européenne et les rôles des différents acteurs dans le Green Deal Européen, ainsi que sur les défis socio-économiques de la transition écologique.

Le 17 septembre sont parus les résultats d’un sondage portant sur la perception des aires protégées et de l’extinction des espèces dans le monde. Cette enquête, menée par National Geographic Society et IPSOS dans 12 pays, montre notamment que les taux de protection et d’extinction d’espèces dans le monde sont largement surestimés par les sondés. Cependant, les donnés pourraient aider à faire pression sur les gouvernements pour augmenter la protection de leurs terres et de leurs eaux.

L’OMC a jugé que l’Union a illégalement subventionné les activités d’Airbus afin d’aider le constructeur européen dans le duel industriel qui l’oppose à son principal concurrent américain Boeing. Suite à cette décision, le bureau du United States Trade Representative (USTR) a annoncé que des tarifs douaniers seraient instaurés sur 7,5 milliards de dollars de biens importés depuis l’Union. Si cette initiative américaine de taxer les produits européens fait resurgir le spectre d’une nouvelle guerre commerciale, le but premier des Etats-Unis semble être de parvenir à négocier un accord commercial avec l’Union.

Grandes manœuvres au sein des acteurs historiques du rail. L’annonce du projet de fusion des opérateurs Eurostar et Thalys, baptisé «  Greenspeed  », augure de l’émergence d’un géant continental de la grande vitesse ferroviaire. La mise en oeuvre de la fusion aura à surmonter de nombreux obstacles, notamment la question de sa conformité au regard du droit de la concurrence européen. Le nouveau président du directoire de la SNCF devra ainsi convaincre la Commission de l’absence de risque de concentration ou de position dominante, sous peine que «  Greenspeed  » ne connaisse les mêmes mésaventures que la fusion avortée Siemens-Alstom.

Du 24 au 26 septembre 2019 se déroulaient à Bruxelles les Research and Innovation Days. L’objectif premier de ces trois jours selon l’institution européenne est «  d’assurer la prochaine grande transition de notre économie, de notre société et de notre planète afin de garantir un avenir durable qui assure le bien-être des citoyens.  » Un défi ambitieux, qui s’est traduit par des discussions intenses et un programme chargé dès la cérémonie d’ouverture.

Au cours de la Conférence Générale de l’Agence International de l’Énergie Nucléaire (AIEA) qui s’est tenue à Vienne le 17 septembre 2019, le consortium composé par le CEA, EDF, Naval Group et TechnicAtome, a communiqué le nom de ce qui sera le futur Small Modular Reactor (SMR) de conception française  : NuwardTM. Avec quatre SMRs déjà en construction dans le monde et d’autres acteurs privés ou publics comme NuScale qui font des progrès significatifs, la France rejoint ce marché avec un peu de retard. Cependant, grâce à une approche collaborative permettant d’exploiter les compétences présentes dans l’hexagone, mais aussi à l’international, l’industrie nucléaire française espère pouvoir construire les premiers NuwardTM à partir de 2030. Un pas nécessaire vers la compétitivité de cette technologie qui dépendra largement des possibilités de déploiement à grande échelle.