Cette semaine, à l’occasion de la première session plénière du Parlement européen de 2020, le Grand Continent propose une analyse des grands volets de la politique climatique de la Commission européenne. Les ambitions du Green deal concernent tous les secteurs de la vie économique et politique européenne, et donneront lieu à des annonces et à des engagements des États membres et des institutions européennes tout au long de l’année, jusqu’à la COP26 à Glasgow en décembre, et en 2021. Aujourd’hui, le Green deal comme outil de la politique diplomatique de l’Union, entre difficile convergence des États membres sur les contraintes à consentir dans la lutte contre le changement climatique, et défis stratégiques pour l’Union à l’intérieur et au-delà de ses frontières.
La Commission européenne a présenté le 14 janvier son Plan d’investissement pour une Europe durable. Au coeur de celui-ci, un Mécanisme de transition juste s’appuyant sur un budget visant les 100 milliards d’euros et s’adressant aux investisseurs publics comme privés. Trois difficultés sont cependant à prévoir : premièrement, le financement difficile de nouvelles initiatives alors que le débat sur le Cadre financier pluriannuel 2021-2027 est déjà particulièrement tendu. D’où une certaine tendance à recourir fortement à des instruments financiers pour masquer la pénurie de fonds émanant dudit CFP. En parallèle, le mécanisme semble s’ancrer dans le giron d’un Semestre européen qui a toujours placé la stabilité économique et budgétaire devant la stabilité climatique. Ces deux éléments peuvent déclencher certaines critiques de nature plus politique. Enfin, la gouvernance du mécanisme ne correspond pas forcément à la distribution des rôles observée jusqu’alors sur ce dossier.
Cette semaine, à l’occasion de la première session plénière du Parlement européen de 2020, le Grand Continent propose une analyse des grands volets de la politique climatique de la Commission européenne. Les ambitions du Green deal concernent tous les secteurs de la vie économique et politique européenne, et donneront lieu à des annonces et à des engagements des États membres et des institutions européennes tout au long de l’année, jusqu’à la COP26 à Glasgow en décembre, et en 2021. Aujourd’hui, l’objectif de neutralité carbone en Europe, premier objectif phare d’Ursula von der Leyen annoncé dès sa campagne pour la présidence de la Commission.
Les auteurs des Compromis, fiction sur les institutions européennes, reviennent sur leur projet. Contrairement aux écrivains qui s’intéressent à l’Europe, ce sont des eurocrates qui s’intéressent au roman policier.
Qu’attendre de l’Europe en 2020 ? Alors que l’Union entre dans un nouveau cycle politique, nous proposons cinq prédictions. Le nouveau leadership politique de l’UE a fait des promesses excessives en générant des attentes démesurées qui pourraient s’avérer trop difficiles à gérer.
Face aux tensions à l’œuvre au sein de l’Union Européenne, Pascal Lamy appelle à la fondation d’une véritable anthropologie européenne. Il est temps de dépasser les enjeux strictement économiques et supra-politiques pour construire un récit commun.
De quoi 2019 a-t-il été le nom ? Cette semaine nous nous tournons avec une série d’analyse brèves vers l’année qui vient de s’achever, pour comprendre les signaux faibles qui l’ont caractérisé. Pour devenir la première présidente de la Commission, Ursula von der Leyen devait convaincre un Parlement européen qui n’avait jamais été aussi politique.
De quoi 2019 a-t-il été le nom ? Cette semaine nous nous tournons avec une série d’analyse brèves vers l’année qui vient de s’achever. Entre le retrait officiel des États-Unis de l’Accord de Paris, les feux qui ont ravagé l’Amazonie et les grève étudiante pour le climat, la question du changement climatique a connu une série d’avancées et de revers.
Jeudi 12 décembre, la chambre des représentants américaine a voté des sanctions contre Nord Stream II, deuxième gazoduc devant relier la Russie et l’Allemagne. Alors que la plupart des obstacles ont été levés, ces sanctions pourraient-elles sonner le glas du projet, avant même sa mise en service ? Quelles sont les implications plus larges pour la politique énergétique européenne ?
Gérer les ressources en eau de l’UE : vers une nouvelle méthodologie d’évaluation des politiques publiques ?
Énergie et environnementLe 16 novembre dernier a été publié dans la revue SpringerLink un article proposant un indice composite relatif à l’eau pour mesurer la progression vers l’Objectif Développement Durable 6 (Gestion de l’eau) tel que défini par les Nations Unies. Cet ensemble d’indicateurs, le “National Blueprint Framework” (NBF), est proposé par trois chercheurs du Sustainable Development Solutions Network (SDSN). Les indicateurs originaux sont en effet jugés peu efficaces par les experts SDSN sur certains points (manque de données, buts non chiffrés…). Le NBF vise donc à les compléter dans l’optique d’une application à l’échelle de l’UE.