Le célèbre chef de guerre et homme d’affaires Jean-Pierre Bemba, déjà reconnu coupable de crimes contre l’humanité en 2016 par la Cour Pénale Internationale, a rejeté une décision de la même Cour qui l’accusait de falsification de témoignages et de corruption de témoins. En outre, Bemba n’est pas éligible aux élections présidentielles de décembre 2018.
Le président russe Vladimir Poutine a défini un cadre opérationnel à suivre pour renouveler sa politique africaine. Moscou entend ainsi reprendre une partie de l’héritage soviétique comme base d’une nouvelle relation avec le continent noir. Malgré le fait que le projet soit encore précaire, surtout si on le compare à celui de la Chine, il inquiète déjà les acteurs occidentaux. La République centrafricaine et les Grands Lacs méritent une attention particulière.
Le Comité du Prix Nobel de la Paix à Oslo a décidé de décerner le prix au chirurgien congolais Denis Mukwege, gynécologue et spécialiste de l’utilisation de la violence sexuelle et sexiste comme instrument de guerre. L’activisme du médecin de Bukavu (au Sud-Kivu) se déroule dans une région et à une période cruciale pour Kinshasa, dans le cadre de la visite de la délégation du Conseil de sécurité de l’Onu et, plus largement, de la pacification du pays.
Le 10 septembre à Khartoum, au Soudan, un accord de paix a été signé entre Salva Kiir Mayardit, président du Sud-Soudan, et son ancien député et opposant, Riek Machar, pour jeter les bases d’un règlement définitif du conflit au Sud-Soudan et former un gouvernement d’unité nationale avant 2019. Tout cela se produit dans le contexte de l’urgence humanitaire majeure qui touche le plus jeune État du monde.
Le défi de l’Adf à l’Onu, au Congo et en Ouganda : l’assaut sur la ville de Beni et les élections présidentielles congolaises
PolitiqueLe 23 septembre, la milice ougandaise des Forces démocratiques alliées (Adf) a mené une attaque contre la ville de Beni, en République démocratique du Congo, faisant 16 morts. Ce mouvement paramilitaire mène depuis quatre ans des actions violentes en Ituri et au Nord-Kivu, près de la frontière avec l’Ouganda. Tout cela se produit à un moment crucial, en raison des élections présidentielles à Kinshasa, prévues pour décembre 2018.
Le 16 septembre, le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, et le Président érythréen, Isaias Afewerki, ont signé un accord de paix historique qui devrait mettre un terme à la situation d’hostilité mutuelle qui dure depuis 1993, année de l’indépendance érythréenne. La signature a eu lieu en Arabie saoudite, en présence du roi saoudien Salman Abd’ al-Aziz al’Saud.
La rébellion des régions anglophones de l’ouest du pays a surmonté la menace de Boko Haram comme préoccupation majeure du gouvernement de Yaoundé. La violence généralisée et croissante risque d’avoir de graves répercussions sur la prochaine élection présidentielle, prévue en octobre.
En bref – La ministre des Affaires étrangères indienne a confirmé le soutien que son pays accordera à Maurice lors des audiences publiques de la Cour Internationale de Justice sur la la question des Chagos. Ces audiences constitueront un tournant dans la résolution de cette affaire qui met à mal la diplomatie britannique post-Brexit.
Les élections au Mali, qui se sont terminées sans trop de surprises, montrent que le conflit dans le pays est plus un problème médiatique que réel : le président Ibrahim Boubacar Keïta a réussi à gagner grâce aux votes de la galaxie rebelle et jihadiste contre laquelle, pourtant, il disait se battre.
Durant les récentes élections au Mali, le CMA, allié au président Ibrahim Boubacar Keïta et branche électorale du HCUA, a démontré qu’il exerce encore un contrôle total dans l’Adagh, au Nord du pays. Un pouvoir qui, avec le soutien de l’Occident et du gouvernement central, témoigne l’impossibilité pour la population touareg de s’autodéterminer.