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Quelles relations peut-on établir entre la structure, l’ornement et le temps à l’ère du numérique  ? Les technologies numériques provoquent-elles une crise du rapport de l’architecture à la mémoire et à l’histoire  ? Tout se passe comme si la question de l’avenir ne se posait plus. Un temps social sans perspective claire semble s’imposer de la télévision à l’Internet, un temps saturé d’événements qui se suivent sans forcément dessiner une évolution, comme si l’histoire se trouvait indéfiniment suspendue au profit d’un éternel présent.

Avez-vous déjà essayé de passer l’été, à Paris, dans un enfer gris végétalisé  ? Partout, en ville, des arbres prolifèrent. Mais de quelle manière  ? Cette «  poussée verte  » au milieu du béton n’a rien de naturel… au contraire. Pour Éric Hazan, la verdure est une nouvelle injonction vide – un ornement qui cherche à devenir architecture.

Qu’est-ce-que symbolise la saudade  ? Lisbonne reflèterait-elle une «  âme portugaise  »  ? L’écrivain d’origine argentino-canadienne Alberto Manguel partage avec nous ses souvenirs d’adolescence à travers le monde. Il nous raconte son arrivée dans une ville qu’il a longtemps fantasmée… mais nous rappelle surtout que nous vivons toujours dans plusieurs villes parallèles — car ce n’est pas parce qu’un lieu est imaginé qu’il n’existe pas.

L’architecture vitruvienne est une science architectonique. Une science qui hiérarchise, ordonne, articule les savoirs. C’est un savoir global qui dessine une conception de la réalité au service à la solidité, de l’utilité et de l’embellissement du monde. Dans cette étude, Pierre Caye démontre magistralement comment se qui fut science est devenu désormais pleinement un art.

La désarticulation de la sécurité nationale et de la sécurité humaine devient de plus en plus visible. La ville en est le lieu privilégié. Les menaces directes liées au réchauffement climatique nous affectent tous. C’est une révolution  : ce qui nous menace devient plus important que ce qui nous réunit. Saskia Sassen entrevoit pour l’avenir une nouvelle forme de ville ouverte.

Notre histoire est faite de notre relation tumultueuse avec l’espace public et le monument. Né du mariage forcé du temple et de l’agora, le parvis – et par extension la place – a entretenu l’esprit du sacré au cœur de l’agitation urbaine. L’architecture du pouvoir, éclatante et manifeste, révèle tranquillement le pouvoir de l’architecture. Pourtant, ce pouvoir mystérieux ne doit rien aux dieux – simples passagers. Il tient de ses murs-mêmes et non de ce qu’ils renferment.