Résultat pour : belt and road


Le deuxième Belt and Road Forum for International Cooperation, s’est tenu du 25 au 27 avril 2019 à Beijing. Sebastian Kurz, Viktor Orban, Alexis Tsipras, Giuseppe Conte étaient présents, la France (Affaires étrangères), l’Allemagne (Économie) et l’Espagne (Affaires étrangères), ont envoyé leurs ministres de ressort. Notre carte de la semaine donne un aperçu des pays qui ont participé au sommet.

Lundi dernier, une patrouille de l’armée indienne a affronté les troupes chinoises dans la vallée de la rivière Galwan, au cœur de l’Himalaya. Selon les rapports, aucune arme n’a été impliquée, mais le combat a fait au moins 20 morts parmi les soldats indiens. Bien que les affrontements et même les combats à mains nues entre les troupes chinoises et indiennes aient été relativement fréquents ces dernières années, il n’y a eu aucun décès sur la frontière contestée depuis des décennies. Ces affrontements sont généralement désamorcés par des discussions entre les commandants sur le terrain. Dans le cas présent, il semble que ces processus aient échoué, et ce à un moment où les relations entre la Chine et l’Inde – deux États dotés de l’arme nucléaire – sont déjà tendues.

Après avoir étudié les spécificités du Parti Etat chinois, sa mutation et le déploiement de ses intérêts à l’international, il importe de savoir si cette cyberpuissance autoritaire et nationaliste peut prétendre à l’hégémonie et si oui, dans quel domaine. L’Occident, mais pas seulement, l’ensemble des acteurs étatiques et non-étatiques du système international ont engagé une réflexion sur les prochaines manœuvres stratégiques du Parti-Etat. Cet article propose d’aborder quelques paramètres essentiels de l’hégémon Chinois, c’est-à-dire l’expression de la domination et de ses velléités de domination sur les autres entités au sens de Gramsci.

En dépit des déclarations lénifiantes de Narendra Modi sur la nécessité de la coopération internationale pour lutter contre le Covid-19, les tensions de l’Inde avec le voisin chinois sont au rendez-vous. L’opinion publique indienne est en proie à la crainte d’un «  péril jaune  ». Cette situation a des racines profondes dans l’histoire et la géopolitique.

Le vice-président américain s’est rendu mercredi en Islande, où il a rencontré les chefs de l’État, du gouvernement et de la diplomatie islandais. Tout en faisant dire au ministre des Affaires étrangères ce qu’il n’avait pas dit, il a dévoilé au public une offre du gouvernement chinois jusque-là confidentielle – mettant en lumière, du même coup, la lutte acharnée entre Chine et États-Unis pour le contrôle du grand Nord européen.

L’adhésion de l’Italie aux Nouvelles routes de la Soie reste au centre des controverses internationales, alimentées à la fois par les États-Unis et par les principaux partenaires européens de Rome. Ces derniers ont cependant déjà ouvert leurs portes à la Chine sans investir l’Union européenne dans leur choix  : les doutes sur l’initiative italienne sont justes mais tardifs. Concrètement, le mémorandum d’accord signé par Conte et Xi Jinping ouvre de nombreuses perspectives, et pas seulement pour les entreprises.

Au lendemain des célébrations des 70 ans de la République populaire de Chine et de son affirmation de toute puissance, un regard sur l’économie chinoise, plus précisément les secteurs financier et bancaire, permet de comprendre des limites de Pékin. Les exportations chinoises n’augmentent plus, sa croissance se tasse, les effets de la guerre commerciale avec Washington sont bien présents et l’endettement s’accroît paradoxalement avec le projet phare Belt and Road Initiative (BRI), d’internationalisation de l’influence et de l’économie chinoise. Le monde financier et bancaire chinois est en phase de recomposition.

Xi Jinping a ouvert – puis refermé – le second Belt and Road Forum for International Cooperation, qui s’est tenu du 25 au 27 avril 2019 à Pékin. L’occasion de renouveler la promotion d’un nouveau modèle de gouvernance, mais qui fut néanmoins sensiblement plus timoré que l’édition précédente. Face aux critiques de la BRI, de nouveaux éléments ont été mis en avant dans le discours.

En raison du volume croissant des investissements chinois en Grèce, l’implication d’Athènes dans les initiatives politiques de la Chine s’intensifie  : le 12 avril dernier, la coopération entre Pékin et les pays d’Europe centrale et orientale a été requalifiée de Format 17+1 avec l’adhésion officielle de la Grèce lors du sommet de Dubrovnik, en Croatie. Présent au Forum de l’Initiative Route et Ceinture (Belt and Road Initiative – BRI), le premier ministre grec Alexis Tsipras a ainsi réaffirmé la place stratégique de la Grèce dans les échanges entre l’Est et l’Ouest.

Depuis le 29 janvier 2019, un comité parlementaire formule des propositions d’amendements à la Constitution de 2008, héritage de la dictature militaire birmane. Focus sur cette initiative, dirigée par le parti d’Aung San Suu Kyi, qui pourrait marquer la fin du statu quo et remettre en question l’influence de l’Armée sur la vie politique, dans le contexte du grand jeu chinois de la Belt and Road Initiative.